Le petit quotidien fait jaser

CHRONIQUE / J’ai, à quelques reprises, au courant des derniers mois, usé la mine de mon crayon à souligner nos rapports et comportements déficients sur les réseaux sociaux. Je l’ai fait dans un naïf appel au calme et non dans le but de faire pitié.

Je le dis d’entrée de jeu, parce les détracteurs au clavier aiguisé me le rappelleront assez rapidement: « Tu as choisi ce métier, vis avec!».

Voyez-vous, je suis tellement habituée de vivre avec cet accroc du métier que j’arrive à formuler les phrases de ceux qui se lèvent la nuit pour me maudire.

Je vous rassure, les commentaires diamétralement opposés existent, heureusement!

J’en profite pour saluer et remercier Simon. À la suite d’une chronique, ce lecteur m’a fait la suggestion de Survivre au XXIe siècle, un essai de Stéphane Garneau.

Cela semble bien mal parti, mais je n’ai pas l’intention, cette fois, de braquer les projecteurs sur les petits nuages gris du Web. Pas aujourd’hui!

Samedi dernier, vous avez été nombreux à me rappeler que ces chroniques écrites sans prétention chaque semaine trouvent écho chez vous.

J’en conviens, cette chronique dédiée aux comportements gênants des pays chauds ne contenait aucune recette pour éradiquer de maladies ou pour sauver une vie. Toutefois, j’ai l’impression de m’être rapprochée de vous l’instant d’une lecture.

Il n’y a pas de recette précise, parfois les banalités du quotidien suscitent énormément de réactions. Pour l’une des rares fois, le tsunami fut complètement positif dans ma boîte courriel. Disons que la moyenne au bâton était moins élevée dans les commentaires Facebook. Restons dans la thématique baseball, ça fait partie de la game!

J’ai traversé la semaine en accueillant vos courriels et commentaires. Vous aviez tous votre anecdote à me raconter, un truc qui vous accrochait à mes mots.

Merci notamment à Roger, Serge, Nicole, Nathalie et Bernard. Les échanges écrits furent respectueux. Croyez-moi, en 2019, ça vaut de l’or! J’y ai retrouvé un sentiment de proximité avec lequel j’ai flirté pendant plusieurs années alors que je travaillais derrière un micro de radio.

Chaque jour, je fais ce travail en m’accrochant à deux petites phrases: «On n’opère pas à coeur ouvert!» et «Tout sera à recommencer demain!»

La première me garde la tête en dehors de l’eau lorsque les journées sont plus que difficiles et la deuxième me rappelle que le sentiment grisant de fierté ne peut durer pour l’éternité. Après tout, il y a un journal à produire pour le lendemain...