On dit que le Bas-du-Fleuve offre des couchers de soleil qui n’ont rien à envier à ceux d’Hawaï.

L’autre profil du fleuve

CHRONIQUE / Ciao, bye, je vous abandonne pour les deux prochaines semaines. Je tire la plug, comme on dit. Les dernières années, j’écrivais des chroniques à l’avance, pour que vous ne m’oubliiez pas, même si je n’étais pas physiquement au journal pendant mes vacances. Cette année, j’ai décidé de faire une vraie pause, histoire de regorger un peu le citron qui a été pas mal pressé ces derniers mois. Eh oui, il arrive des moments où on a besoin de s’évader un peu. De ne pas penser, ni à l’actualité ni à pondre une chronique hebdomadaire.

Les vacances arrivent donc à point. Lorsqu’on est journaliste et que les gens commencent à nous tomber un peu sur les nerfs, c’est le temps qu’on mette notre chapeau de paille, qu’on fasse nos valises et qu’on s’éclipse pour quelques jours.

Ayant soif de grands espaces et d’air salin, je mettrai le cap sur des terres québécoises que je n’ai pas encore arpentées. Pays de Gilles Vigneault, nous voici, nous voilà. Direction Côte-Nord à moto, où nous nous aventurerons jusqu’au bout de la route 138.

J’adore découvrir notre Québec et je me suis lancé le défi de visiter toutes ses régions à moto d’ici quelques années.

Je me trompe ou voyager au Québec est devenu plus tendance qu’il y a une dizaine d’années? Plusieurs de mes proches ont choisi la Gaspésie ou les Îles-de-la-Madeleine comme destination vacances cette année.

Le camping, l’hébergement rustique, la randonnée pédestre, le vélo; les vacanciers choisissent de rester ici pour découvrir ce qui nous entoure. Je ne suis peut-être pas une grande voyageuse internationale, mais je me fais un point d’honneur de connaître mon Québec, de Natashquan à Percé et de la Baie-James à Montréal. D’ailleurs, je suis toujours étonnée de constater que bon nombre de Québécois boudent nos régions, qui regorgent pourtant de trésors. J’ai découvert toutes les splendeurs de la Gaspésie il y a deux ans et je n’en suis toujours pas revenue. On dit même que la route 132, qui longe le fleuve Saint-Laurent jusqu’à son golfe, est l’une des plus belles routes côtières du monde. On dit aussi que le Bas-du-Fleuve offre des couchers de soleil qui n’ont rien à envier à ceux d’Hawaï. Ce n’est tout de même pas rien. Le fleuve Saint-Laurent est une attraction touristique en soi et il est possible de l’admirer, d’y naviguer, d’y pêcher, d’y rencontrer sa faune et de s’y baigner à partir d’une multitude de municipalités québécoises. Profitez-en donc!

Je ne sais pas si je suis la seule à qui le fleuve fait cet effet, mais j’ai un peu l’impression que l’air y est plus ressourçant, plus relaxant. J’ai la chance de pouvoir me rendre régulièrement dans le Bas-Saint-Laurent, qui est devenue un peu ma région chouchou, mais au moment où j’écris ces lignes, je suis impatiente de découvrir l’autre profil de ce majestueux fleuve de la rive de Havre-Saint-Pierre. Ne vous inquiétez pas, je vous raconterai tout à mon retour.