Les journaux régionaux, des armes démocratiques.

La passion comme profession

CHRONIQUE / Mon mari doit souvent me partager. Je vous rassure, non pas avec une autre personne, mais avec mon travail. Que voulez-vous, il a marié une passionnée.

Et si l’horaire est prévu, de manière générale, de 9 à 5, je dois vous avouer que la réalité en est autrement.

Les journées commencent plus tôt et se terminent souvent tard, très tard. Mon mari m’attend pour dîner ou souper alors que je me trouve à l’autre bout du Lac-Saint-Jean.

Mon métier m’habite et je vous confirme qu’il ne prend pas de pause. Je réfléchis à voix haute à la maison, j’ai souvent des idées quand c’est rarement le bon moment et je me réveille même la nuit.

Le cellulaire et l’ordinateur portable ne prennent jamais congé, et ce, de soir comme de fin de semaine. Et mon calepin de notes n’est jamais bien loin. Il traîne au fond du sac à main avec une poignée de stylos. C’est tout ce dont j’ai besoin pour aller à votre rencontre.

Je vous explique cela sans aucune intention d’attirer votre pitié, mais plutôt pour exposer ma passion et celle de mes collègues. C’est ce qui anime la salle de rédaction du Quotidien, la passion.

J’ai toujours dit que la passion guiderait ma carrière. Certains sont motivés par la stabilité ou la rémunération, dans mon cas, c’est la passion. Je dois vous avouer que, depuis près de deux ans, je vis la plus grande histoire d’amour professionnelle.

Il n’y a pas plus grand bonheur, à mes yeux, que celui d’écrire l’actualité régionale.

J’ai cette chance, qui se fait de plus en plus rare, d’être dédiée, presque totalement, au territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est.

Pendant que plusieurs ne comprennent pas l’essence de cette aide d’urgence gouvernementale, d’autres crient les solutions en étant convaincus que les dirigeants et les artisans n’ont rien vu venir.

De mon côté, je préfère me tourner vers la base de notre travail, l’information, ce bien public.

Nous vous rencontrons, en été et en hiver, peu importe le chiffre qui s’inscrit sur le thermomètre. Nous vous écoutons raconter vos exploits, dévoiler un projet ou présenter les conséquences découlant d’une personne, d’un geste ou d’un projet.

Nous sommes là avec le plus grand sourire et parfois, même souvent, dans l’émotion. Il n’est pas rare que je regagne la voiture en ravalant quelques larmes.

Nous sommes là, dans les bons comme les moins bons moments. Après tout, c’est la base de notre profession.

Les soirées passées au conseil de ville de la dizaine de municipalités de la MRC, les rencontres faites autour de la table du conseil de la MRC et tous les points de presse qui se déroulent sur notre territoire méritent qu’on s’y attarde.

Il n’y a rien de plus gratifiant que de savoir que notre travail a permis de régler une situation, d’aider une personne ou de faire rayonner un projet.

J’ai, très humblement, l’impression de contribuer à mon milieu de vie, à ma région qui m’est si chère.

En pleine zone de turbulences, je n’ai qu’un seul souhait, celui de continuer de vous croiser le plus longtemps possible.

Après tout, nos rencontres toutes aussi importantes les unes que les autres sont à la base de l’information, ce bien public.