Chez les artistes issus du milieu musical, c’est Émile Bilodeau qui remporte la palme de l’influence positive.

La belle influence des vedettes

CHRONIQUE / Vous souvenez-vous de votre jeunesse? Cette époque, pas si lointaine, où nous voulions être si différents les uns des autres. La seule ressemblance permise, à cette époque charnière de notre vie, était celle avec les vedettes. Nous aurions tout donné pour ressembler à nos idoles de jeunesse.

C’est cette influence positive des artistes que le premier ministre François Legault a initié, plus tôt cette semaine, en optant pour une stratégie de communication fort unique. Le chef de la Coalition Avenir Québec a lancé, mardi, un appel aux artistes, aux sportifs, aux influenceurs et aux youtubeurs. L’objectif était à la fois si simple, mais tout aussi complexe à réaliser, soit convaincre les jeunes de respecter les consignes de santé publique. Avouons que c’est plus tentant d’écouter les consignes dictées par Marie-Mai et Sarah-Jeanne Labrosse que celles de nos parents.

Ces personnes connues de monsieur et madame Tout-le-Monde ont entendu la demande du représentant politique de la province et ont tenté, à leur tour, de rejoindre leur public.

Pendant qu’une infime partie de personnalités connues et influenceurs ont continué de banaliser les risques entourant la propagation de la COVID-19, notamment en partageant les clichés de leur voyage en cours, les autres ont obtempéré au premier ministre. Artistes de la chanson, humoristes et sportifs, ils étaient nombreux, cette semaine, à publier leurs messages créés spécialement pour la population. C’était beau à voir, à regarder et à écouter.

J’ai particulièrement ri devant les vidéos de Louis-José Houde et d’Adid Alkhalidey. Ce dernier a pris la commande au sérieux en allant, à la blague, appeler François Legault «papa».

En musique, c’est Émilie Bilodeau qui remporte la palme de l’influence positive. Comment ne pas être charmé par une chanson créée sur mesure contenant « c’est pas si pire que ça, faut juste que tu sortes pas », « je vois pas trop trop mes amis, de ce temps-ci, ça me fait de la peine, mais je me dis qu’il faut ce qu’il faut pour vaincre la pandémie », ou encore mieux, « c’est pour ça qu’il ne faut pas commettre la bourde de ne pas tousser dans son coude ». Même Sylvain Cossette a revu sa reprise de «Pas besoin de frapper» par «T’as besoin de frapper pour entrer chez-moi». Comme il le chante, «reste chez toi».

Force est d’admettre que, depuis quelques jours, c’est en grande majorité le beau qui émane des réseaux sociaux. Nous avons longtemps critiqué ces technologies en raison de la dépendance et de l’isolement qu’elle crée. En ce moment, elles sont les mécanismes qui permettent de rester unis en pleine pandémie.