Joyeuses Fêtes (déjà)!

CHRONIQUE / Nous sommes des survivants, rien de moins ! Après tout, le peuple québécois a traversé l’un des plus gros conflits que l’histoire nous a offerts au cours des dernières années : le déplacement de l’Halloween qui a lieu, depuis toujours, le 31 octobre vers le 1er novembre en raison du mauvais temps annoncé.

J’ai vécu cela de loin, alors que je profitais de quelques jours de congé à l’extérieur du pays. Une chance ! J’aurais été soit gênée ou effrayée de le vivre au Québec. Vue de loin, la province semblait presque à feu et à sang. J’exagère à peine.

Si tous ensemble nous avions autant de considération pour la politique, les jours de scrutin et les grands enjeux de notre société, je suis convaincue que la société ne s’en porterait que mieux.

C’était à la fois surréel et savoureux d’observer la discussion ou plutôt la chicane collective. Tous ces commentaires des clans du pour et de celui du contre. Des parents désiraient protéger leurs petits, alors que d’autres partageaient des publications disant que cette génération était si fragile, n’étant même pas en mesure de fêter l’Halloween sous la pluie et/ou la neige.

Pourtant, à ce que je sache, jamais les jeunes concernés n’ont eu leur mot à dire dans cette saga. Mais ça, c’est un autre dossier !

C’était un brin désolant de lire les commentaires de ces parents qui s’attaquaient aux jeunes plutôt qu’à ceux qui ont pris la décision. Quant à moi, habillez-vous chaudement et allez célébrer l’Halloween le 31 octobre, comme prévu, et en bonus une deuxième fois le 1er novembre.

Mais je m’emporte alors que cette saga est derrière nous, du moins, jusqu’à l’année prochaine.

C’était impensable, à mon avis, de déplacer la célébration de l’Halloween au lendemain, non pas pour la sécurité des tout-petits, mais bien parce que le temps des Fêtes débute le 1er novembre. Du moins, c’est le cas dans les commerces.

L’Halloween qui vole une journée à cette période qui s’étire du 1er novembre jusqu’au 24 décembre. Un autre scandale pour les parents qui accusent à tort la génération suivante, la leur, en passant.

Tranquillement, sans qu’on s’en aperçoive, l’ambiance des Fêtes fait son chemin dans nos vies.

Les commerces sont probablement les plus assumés alors que les décorations sont déjà visibles et les ensembles cadeaux sont déjà bien en vue sur les tablettes.

Je dois plaider coupable, à cet effet, alors que j’ai fait l’inventaire de mes décorations, ciblé quelques projets à réaliser et même amorcé quelques-uns. Mais rien de majeur, je vous le promets !

Les fans du temps des Fêtes doivent faire preuve de retenue. Autant au niveau de l’installation des décorations à l’extérieur que dans la diffusion trop intense de la musique qui contient beaucoup trop de grelots.

Mollo avec les grelots, après tout, le sol n’est pas encore recouvert de neige. Annie-Claude Brisson