L’opération transformation de cette table de cuisine marque le dernier projet... pour un moment.

J’accroche mes pinceaux !

CHRONIQUE / Les prochains jours marqueront, déjà, la quatrième année de vie dans notre chaleureuse petite résidence de Saint-Bruno. Force est d’admettre que le temps semble passer si rapidement. Il n’y a que le solde de l’hypothèque qui me rappelle le contraire. Je blague!

Cet anniversaire, très peu officiel, marquera également la fin de ma liste de projets, et ce, au grand bonheur de mon petit mari.

Ainsi, j’annonce, pour le temps que ça durera, que j’accroche mes pinceaux et outils! Voilà, c’est dit! Petit mari n’a qu’à imprimer cette chronique et à la ressortir en cas de crise.

Voyez-vous, nous ne partageons pas la même passion complètement marteau. Mes temps libres ne le sont que très rarement. Alors que petit mari a cette capacité, que j’envie, de faire de ses temps libres de vrais temps libres.

Depuis quatre ans, je m’occupe en réalisant de petits et moyens projets, aux limites de mes capacités. Projets de peinture, transformations de meuble et petites constructions se sont ajoutés à mon quotidien. Je vis au gré des projets.

Cette passion brico s’explique par cet immense sentiment de fierté lorsque tout est terminé. C’est impressionnant de voir l’effet de quelques couches de peinture ou d’une palette de couleurs complètement différente.

Cette passion pour « faire du neuf avec du vieux » se justifie également avec un certain côté chiche. Voyez-vous, j’ai de la difficulté à délier les cordons de la bourse pour de nombreuses dépenses de la vie d’adulte. J’arrive, souvent, à obtenir un résultat similaire et parfois supérieur pour une fraction du prix, avec des meubles qui ont une histoire.

J’ai d’ailleurs consacré les derniers mois à retaper un ensemble de cuisine qui a eu une première vie chez mes parents. Et comme dans tout projet, le temps de réalisation semblait beaucoup plus rapide dans ma tête que dans la réalité.

Pendant que la table de ce projet était en 1000 morceaux au garage, c’est le cher ensemble patio qui a obtenu une promotion et qui s’est retrouvé dans la cuisine. Après des mois de travail, nous pouvons enfin profiter d’un bon repas sur une table suffisamment grande.

Que voulez-vous, l’achat d’une résidence qui date de quelques décennies oblige le travail manuel. Quatre ans après notre plus gros achat en tant que couple, je fais le tour des pièces et je ne vois presque plus d’améliorations à faire.

Malgré un manque de connaissances et d’outils, nous avons traversé ce long désert de projets rénovation et de réparations des dernières années.

Je serais plus que malhonnête de ne pas souligner au passage l’effort de mon beau-père. Mes plans pas toujours facilement réalisables ont occupé une partie de sa retraite. Désolée, M. Guy! Annie-Claude Brisson