Hôtesse et fière de l’être

CHRONIQUE / Ma période préférée de l’année approche à grands pas, le fameux temps des Fêtes! Je vous rassure, je ne suis pas un lutin. Soyons honnêtes, je n’apprécie pas tout ce qui vient avec le temps des Fêtes. Après tout, j’ai mes limites.

J’adore cette période pour de nombreuses raisons, dont la crème irlandaise qui se fait plus présente dans le café, mais également pour recevoir.

Voyez-vous, je fais partie de ce clan. Les hôtesses et fières de l’être. J’adore recevoir, au grand bonheur de ma voisine de page qui se range de l’autre côté du spectre.

D’emblée, j’adore souligner tous les événements, les moments forts de la vie, les fêtes et les anniversaires.

Alors que c’est le stress et le cauchemar pour plusieurs, recevoir reste, pour moi, l’un des plus grands plaisirs de la vie d’adulte. Heureusement, mes goûts et mes talents culinaires se sont raffinés avec le temps. Pas convaincue que vous auriez vécu la même expérience lors d’un souper dans mon appartement de cégep. J’avais, comment dire, la gastronomie en mode survie.

Entrez, faites comme chez vous!

J’aime vous accueillir à la maison. Rien de bien compliqué pour commencer. On mettra à jour nos histoires en prenant l’apéro.

Et non, je n’ai pas besoin d’aide. Juré, c’est un plaisir de vous recevoir. J’ai élaboré, au courant des derniers jours, un menu de A à Z. J’ai pris le temps de choisir l’entrée, le plat et le dessert.

J’adore tout ce qui touche aux arts de la table. Certes, le repas doit être bon. Toutefois, il doit également être beau. Avant votre arrivée, j’ai fait le tour de l’armoire de vaisselle. J’ai choisi et agencé tout ce dont j’avais besoin. La vaisselle, les serviettes de table et la décoration, rien de tout cela n’est laissé au hasard.

Pour le mari, j’en fais trop, c’est presque une perte de temps. Et pourtant. Je vous le redis, j’y vois le moyen de partager toute l’affection que j’ai pour vous, chers invités.

C’est simple à résumer, lorsque le temps des Fêtes arrive, je me transforme en une sorte de Lise Thibault. Je vous reçois comme si j’étais la reine et je dépense sans compter.

Je vous rassure, lorsque je débarquerai chez vous, je serai bien à l’aise d’être reçue à la bonne franquette. Et il m’arrive aussi de vous accueillir ainsi.

Après tout, nous sommes bien chanceux de vivre cela, en famille ou entre amis. Pensez-y! On prend la décision de mettre notre vie de fou sur pause, l’instant de quelques heures, histoire de partager des anecdotes, de bons vins et de bons plats. Quoi demander de plus? Que la visite s’offre pour faire la vaisselle...