Mon amour pour l’hiver m’a amenée à visiter l’Islande, l’an dernier. J’en retiens le caractère unique de ses paysages.

Folle d’aimer l’hiver

CHRONIQUE / « Dans quel coin de la planète tu vas avoir froid, cette fois ? » Voilà la succulente question qui me fut adressée alors que j’annonçais quelques jours de vacances grandement attendus.

Je me dois d’avouer que j’apprécie particulièrement l’hiver. Résidante de Saint-Bruno, je serais bien mal prise de ne pas être en accord avec cette saison maudite par plusieurs et tout ce qui vient avec. Vous savez, l’ensemble de base fourni à la plupart des Québécois ? La neige, le vent, la poudrerie, les vêtements chauds et l’attirail de pelles. J’oubliais les changements de pneus, cette dépense que bien de gens, pas très loin de notre Canada, n’auront jamais à payer.

Je me dois d’être plus honnête. J’aime l’hiver parce que je déteste avoir chaud. L’hiver et l’automne l’emportent, haut la main, devant le printemps et l’été, dans mon palmarès bien personnel. C’est un peu comme choisir le moins pire des deux. Le plus ironique, c’est que j’ai déjà mis les pieds à la Mitad del Mundo, un lieu touristique de l’Équateur qui se trouve en plein milieu de la ligne équatoriale. Avouons que j’étais bien loin de l’or blanc.

Mon amour de l’hiver me rend tout ouïe devant les multiples possibilités qu’offre le tourisme hivernal à notre région. Je suis attentive lorsque les villes, les politiciens et les organismes de développement se tournent vers les possibilités de l’hiver plutôt que de compter les dodos avant l’été. Voyez-vous, si je me permets de rêver, mes destinations de choix contiennent bien peu de degrés dépassant le point de congélation.

Je suis encore habitée par l’Islande, que j’ai visitée l’an dernier. Tout me manque de ce minuscule pays situé entre le Groenland et la Norvège.

Les geysers, les glaciers et les vents froids polaires me restent en tête. Les chevaux islandais, les macareux et les moutons furent le point d’intérêt de plusieurs de mes photos. Je repense souvent à la plage de sable noir de Vik, à la plage de diamants de Jökulsárlón et aux autres attraits naturels islandais.

Demain, je m’apprête à mettre de côté mon amour de l’hiver pour passer quelques jours au soleil. J’en conviens, je suis bourrée de contradictions.

Cette fois-ci, le besoin de repos l’a emporté sur le désir de découvrir le monde. Et c’est parfait ainsi ! Annie-Claude Brisson