Les premiers anniversaires sont maintenant immortalisés par des séances « Smash the Cake ». Un photographe assurera le souvenir de ce moment où, simplement vêtu de sa couche, le fêté savoure un immense gâteau.

Fêter comme il se doit!

CHRONIQUE / Vous l’avez sans doute déduit de chronique en chronique, mais je n’ai pas d’enfant. Mes expériences avec la parentalité se limitent aux enfants de mes amis, aux neveux et nièce de la famille ainsi qu’à mes deux fidèles félins. Je blague et je n’ai surtout pas envie de voir ma boîte de courriels déborder. Je sais bien qu’il ne faut pas comparer l’amour d’un enfant à celui d’un chat.

Enfant unique, je n’ai aucune idée du beau et du moins beau qu’implique le fait d’avoir des frères et des sœurs. D’ailleurs, j’ai longtemps fait une croix sur la chance et le bonheur d’être marraine. Une situation qui a changé au courant des dernières années, heureusement ! Allo Rominou !

Être marraine, c’est un rôle que je prends très au sérieux, car j’ai grandi avec un parfait modèle de marraine. Et c’est ce que je compte reproduire. Pour y arriver, faut du temps, de l’amour et encore plus d’amour.

Sans grande surprise, chaque instant passé auprès de ma filleule est précieux. Le brunch de Pâques aura été l’occasion de faire le bruit du chat au moins 200 fois et de créer (barbouiller) des chefs-d’œuvre.

C’est simple ! Pourtant, je m’impose une pression folle avant les anniversaires et fêtes inscrites au calendrier. Quel cadeau sera utile ? Qu’est-ce qui pourrait faire plaisir ? Qu’est-ce qui ne fait pas trop « gogosses » ? Et pourtant, à cet âge, les enfants préfèrent souvent l’emballage audit cadeau.

Petite filleule a reçu son lot de trucs utiles. J’ai aussi investi dans le souvenir, particulier à écrire, j’en conviens. Elle n’en est pas encore consciente, mais Marraine a tenté de documenter les grands moments de sa jeune vie.

Elle fut la vedette de plusieurs séances photo, et ce, même quelques semaines avant de faire sa rencontre.

Sa naissance, son premier anniversaire et son premier Noël sont bien immortalisés, même Pâques fut un bon prétexte à prendre quelques clichés.

J’ose à peine imaginer ce que les parents peuvent vivre au quotidien. La pression, elle, est partout. Elle est imposée par des personnes, par les réseaux sociaux et par les tendances.

Pauvres parents, les standards sont maintenant très élevés en termes d’anniversaire. Vous me donnez parfois l’impression que mon mariage était plus que simple.

Les premiers anniversaires sont maintenant immortalisés par des séances « Smash the Cake ».

Un photographe assurera le souvenir de ce moment où, simplement vêtu de sa couche, le fêté savoure un immense gâteau. Le tout se termine par une destruction en règle dudit gâteau.

Les autres anniversaires ne seront pas moins importants. Thématique, animation et ribambelle d’amis, tout est possible tant que le chéquier n’est pas trop loin.

Je m’apprête à déposer ici, une phrase d’adulte. Avouons que ce n’était pas le cas à notre époque !

En fouillant dans ma boîte à souvenirs, j’ai été frappée par la différence qui existe entre les anniversaires d’aujourd’hui et ceux des autres générations. Et je ne fais pas référence à l’ère préhistorique, simplement à mes premiers anniversaires, il y a un quart de siècle.

Et dire que je croyais qu’il ne fallait que du temps, de l’amour et encore plus d’amour. Annie-Claude Brisson