En vacances, tous les week-ends

CHRONIQUE / «Prends-tu des vacances bientôt? » « As-tu pris des vacances? » « Quels sont tes projets de vacances? »

Voilà l’amorce de la plupart de nos discussions, à ce moment-ci de l’année. Avouons que ça fait changement de nos habituelles conversations de météorologues amateurs.

Situation professionnelle oblige, ma période de vacances ne coïncide pas avec la saison estivale.

Ne voyez surtout pas, en ces quelques lignes, un plaidoyer pour faire changer les choses. Au contraire, je me porte plutôt bien, et ce, même si je resterai en poste lors des semaines à venir.

Voyez-vous, le travail nous permet de mettre régulièrement le nez à l’extérieur, les soirées ensoleillées sont le théâtre de bons moments et, pour être honnête, je ne suis pas une grande amatrice du temps chaud.

Nul besoin de lancer une pétition pour dénoncer mon pauvre sort alors que je passerai les vacances de la construction, bien assise, derrière mon clavier.

Cette particularité professionnelle m’oblige à un certain exercice: maximiser mes jours de congé.

Québec, Charlevoix ou Tadoussac sont les plus longs périples que je puisse envisager. Ainsi, je me retrouve devant le défi de me sentir en vacances lors de congés de courte durée soit une ou deux journées.

Des sites rapidement accessibles, des activités qui sortent de l’ordinaire et des expériences à ajouter à ma courte liste de la vie sont ce que j’ai en tête pour vivre à fond mes journées de congé.

Heureusement, le Saguenay–Lac-Saint-Jean offre tout ce qu’il faut pour relever le défi.

Impensable pour moi de répéter les rengaines d’adolescents blasés, « y’a rien à faire, c’est plate ».

Ma collègue de chronique est une alliée de taille puisqu’elle connaît, entre autres, les différentes plages de la région et leurs attraits. Nous étions épatées, en pleine baignade, sur une plage située aux abords du lac Saint-Jean, d’avoir accès à un tel site et à un magnifique paysage tout à fait gratuitement.

Les journées de pluie méritent également d’être traitées comme des journées de vacances. Pas de problème, la région compte plus d’une vingtaine de musées et de sites historiques.

Déjà, j’ai une courte liste pour les semaines à venir. Pendant que plusieurs découvriront une partie du Québec, je serai en mode exploration locale.

Un court séjour de camping, l’autocueillette de plusieurs fruits cultivés ici et quelques visites touristiques figurent sur ma liste.

Je me promets également d’arrêter le temps, l’espace de quelques heures, étendue dans le hamac, un livre à la main. Visiblement, ma pile de livres à lire n’a pas pris congé.

J’espère, à la fin de l’actuelle saison estivale, connaître encore plus le Saguenay–Lac-Saint-Jean.