Emballer l’emballage

CHRONIQUE / Ça attire mon attention, chaque fois que je quitte Saint-Bruno vers le Saguenay.

C’est intrigant!

Je regarde les camions emprunter cette longue route dont on ne voit pas la fin, entre deux champs verts l’été et au milieu d’un tapis blanc l’hiver. Ce portrait de la campagne, c’est une parfaite carte postale.

C’est presque beau. Et pourtant.

Où vont-ils?

C’est à ce moment bien précis que le mystère prend le bord. Disons plutôt le chemin des poubelles. Les gros camions qui empruntent le Rang 9 se rendent au site d’enfouissement technique d’Hébertville-Station.

Probablement rempli à ras bord de nos déchets! C’est fou à quel point on s’en balance, une fois que ce n’est plus dans nos chaumières.

Et pourtant! Nous aurions grandement intérêt à nous demander qu’est-ce qui advient de nos poubelles après avoir fait des Ti-Mé de notre personne.

Force est d’admettre, à ce rythme de consommation, que les camions devront faire et refaire le trajet pour des années, voire pour l’éternité.

On pourrait se donner le défi de réduire les allers-retours. On pourrait se donner le défi de faire mieux à notre hauteur.

Les intenses, allez-y à fond. Soyez zéro déchet comme s’il n’y a pas de lendemain. Les nouveaux, prenez votre temps. Modifiez une habitude à la fois.

À la maison, j’ai obtenu, après des années d’efforts, le titre de Reine du recyclage! Je prends des allures de caporal, lorsque je fais le tour de la maison et m’assure que les poubelles ne contiennent pas de matières recyclables. Rien ne m’empêche d’extirper un supposé déchet afin de l’apporter au bac bleu.

Le temps des Fêtes approche. Ce sera l’occasion de prendre conscience de notre mode de vie. Les objets déjà suremballés se retrouveront sous une couche de papier emballage et, pourquoi pas, d’un beau gros chou.

Un cadeau d’hôtesse dans un sac, bien confortable dans une dizaine de feuilles de papier de soie.

Je sais, je donne dans la morale... et pourtant! Moi aussi, j’aime les beaux emballages! J’aime que tout s’agence!

Pourtant, il y a mille et une façons de bien emballer nos présents sans utiliser l’équivalent de trois bottins téléphoniques de 1996.

Cette année, faisons un cadeau à l’environnement. Évitons de suremballer nos cadeaux!