Dans le bon vieux temps

CHRONIQUE / Mon vrai marathon du temps des Fêtes débute aujourd'hui. L'actualité ne prenant pas de congé (ou presque), je travaillais le 24, 25 et 26 décembre. Mon gentil patron me laisse donc un petit «break» pour le jour de l'An.
Une petite pause bien appréciée, puisque j'ai planifié la plupart de mes rencontres familiales au cours des prochains jours. Et je vivrai quelque chose que j'ai rarement eu la chance de vivre dans ma vie: une «vraie» soirée du jour de l'An.
Un immense rendez-vous familial réunissant entre 50 et 60 personnes, dans une salle louée au coeur d'un charmant village du Bas-Saint-Laurent, avec un buffet à volonté et bien des becs sur les joues pour se souhaiter une bonne année 2017. Il n'y aura toutefois pas de rigodon, je me suis renseignée. J'ai été un peu déçue de l'apprendre, mais je vais sans doute m'en remettre.
Ce party du Nouvel An ne réunira toutefois pas les membres de ma famille. Et il se peut même que je sois l'attraction de la soirée, puisque je rencontrerai la majorité de ces personnes pour la toute première fois.
Si j'ai hâte, c'est que je ne suis pas issue d'une famille portée sur les grandes soirées du genre. À vrai dire, je ne suis pas arrivée à une bonne époque pour ça. Mes parents m'ont eu sur le tard, comme on dit, et la plupart de mes cousins et cousines ont 20 ans de plus que moi... J'exagère à peine. J'ai des cousins que je n'ai même jamais vus de ma vie, c'est bien pour dire. Je crois que certains d'entre eux ont plus de 50 ans.
Je n'ai pas de relations privilégiées avec aucun de mes oncles ou mes tantes. Je ne me souviens même plus à quand remonte la dernière fois ou je les ai vus tous réunis. Ah oui, ça devait être lors du décès de ma grand-mère... Inutile, donc, de dire que l'ambiance n'était pas à la fête.
Petite, je n'avais qu'une seule cousine de mon âge avec qui je m'amusais dans le sous-sol de mes grands-parents.
Ce sont davantage ma soeur et mon frère, de 12 et 15 ans mes aînés, qui ont vécu les grandes réunions familiales. Lorsque mon tour est arrivé, il faut croire que cette mode était passée.
Ce n'est pas bien grave, j'ai vécu de beaux jours de l'An avec ma petite famille. Mais j'ai tout de même bien hâte de voir à quoi ça ressemble, un jour de l'An réunissant les tantes, les oncles, les cousins, les cousines, leur chum et leur blonde, les petits-cousins et les petites-cousines.
Je me dis que ce sera un peu comme dans le bon vieux temps, le rigodon en moins.