Cultiver son petit bonheur

CHRONIQUE / Je vous ai confié, de semaine en semaine, mes projets et mes passions. Voyager, recevoir la famille et les amis et tout ce qui est, comme nous le disons dans ce cher coin de pays, « ben plaisant » ! Alors que le soleil se réchauffe, au grand bonheur de mon chat couché devant la porte d’été, une autre de mes passions se réchauffe, celle du jardinage. Voyez-vous, ma passion frôle l’obsession envers ce dada et tout ce qui l’entoure.

Je suis plus que fébrile à l’approche de l’été et de ses journées chaudes. Si été il y a, bien sûr !

Je ne vous raconterai pas de salade, je ne suis pas une experte, loin de là. Toutefois, j’en dégage le plus grand des plaisirs à me consacrer à ce passe-temps depuis quelques années.

Pendant que ma chumme de femme vous raconte ses aventures de course qui feraient pâlir d’envie Alexis le Trotteur, je vous explique que mon petit bonheur se niche dans la terre sous les ongles, à travers les courbatures causées par la manoeuvre de la pelle et par la chaleur estivale. Si chaleur, il y a, bien sûr !

Chaque année, c’est la même chose. Pendant des semaines, j’attends impatiemment que le temps se réchauffe afin de me lancer dans une autre saison de jardinage.

Je partage cette passion avec mon père qui, lui aussi, surveille de près les fraises, tomates et concombres de son potager. Ensemble, nous parlons potager. Des discussions qui n’ont rien de bien engageant, mais qui permettent la communication. Nous nous informons des progressions de l’autre, nous échangeons des trucs et, le plus important, c’est que nous jasons, ensemble.

L’arrière-cour est envahie de boîtes de potager, de légumes en pot et de dizaines de pots de fines herbes.

Il y a quelque chose de relaxant dans le fait de prendre de soin de ces fragiles plants. L’inverse existe, il y a quelque chose d’exutoire dans le fait de pelleter et de forcer pour planter fleurs et arbustes.

Chaque année est l’occasion d’ajouter un petit quelque chose de nouveau. D’ailleurs, je prépare un nouvel emplacement pour accueillir les fraises qui prennent de plus en plus de place. Ces délicieuses petites baies pourraient presque rivaliser avec celle de l’île d’Orléans. J’exagère à peine !

J’ai également réalisé, cette année, un muret de fines herbes. Il cache le grill et permet d’occuper un espace sans vie. Les autres plants patientent dans la cuisine et dans le salon en attente de nuits plus chaudes.

En plus des fruits, des légumes et des fines herbes, je prévois récolter beaucoup de fierté cet automne.