Nous avons fabriqué deux formats de sacs à collation pour les petits creux d’après-midi au bureau.

Couturière du dimanche

CHRONIQUE / Ça fait quelques fois que je vous jase de ma nouvelle passion. Celle d’être plus écolo. De grâce, ne tournez pas la page tout de suite !

Je sais que le mouvement zéro déchet fait lever les yeux au ciel de plusieurs. Et je pense que je commence à taper un peu sur les nerfs de mes proches avec mes histoires d’achats en vrac, de produits écologiques et de produits faits maison.

Mon frère m’a d’ailleurs demandé si je le niaisais lorsque j’ai publié une photo sur Facebook de mon démaquillant pour les yeux fait maison. Je vois bien que mon père rit un peu dans sa barbe lorsque je lui parle de ma passion pour les essuie-tout lavables.

On m’appelle la fermière au bureau parce que j’ai deux poules et que je vis dans un rang. Lorsque je suis partie du travail après ma journée, il y a quelques jours, mon boss m’a demandé si j’allais m’entraîner ou bien si j’allais faire des compotes.

Je dois dire que j’ai adoré cette étiquette. S’il me voit comme une sportive magicienne du pot Masson, j’en suis absolument ravie.

Alors, j’ai décidé de me balancer du jugement des autres et de me lancer pleinement dans cette passion. Ça ne fait de mal à personne et, surtout, je ne pense pas forcer qui que ce soit à utiliser mon démaquillant.

Dimanche dernier, ma collègue de page et moi-même avons formé un nouveau chapitre du Cercle des fermières. Un cercle très fermé, j’en conviens. Nous n’étions que deux. Munies d’une machine à coudre, d’une surjeteuse et de tout le matériel nécessaire, nous avons conçu des petits sacs à collation. Adieu, Ziploc. Nous avons également fabriqué des tampons démaquillants réutilisables avec de la ratine et du tissu. Adieu, les ouates jetables après utilisation. Parfait pour aller avec mon démaquillant maison d’ailleurs.

Bon, ça nous a peut-être pris six heures pour fabriquer sept sacs à collation et 18 tampons démaquillants, mais vous dire à quel point nous en étions fières.

Ce nouveau passe-temps est véritablement né l’été dernier lorsque j’ai récolté les légumes de notre premier jardin. Les opérations conserves ont débuté, puisque je ne voulais pas perdre toute cette nourriture. Nous en avons donné à tout le monde durant les Fêtes et mon cher père a même affronté la tempête pour venir en chercher chez moi. Depuis, je crois bien avoir réduit mon empreinte écologique en ne faisant que quelques petits changements quotidiens.

Et, en plus, papoter autour d’un verre de vin tout en sauvant la planète, il n’y a pas grand-chose de mieux pour passer un dimanche après-midi glacial de janvier.

Nous vous partageons aujourd’hui le fruit de notre travail de dimanche dernier. Non, désolée, on ne prend pas encore les commandes. Un jour, qui sait.