Photo prise l'an dernier lors de la première édition de la Course pour l’enfance et la jeunesse.

Courir pour nos jeunes

Lorsque le président d’honneur de la Course pour l’enfance et la jeunesse m’a demandé de faire partie des ambassadeurs qui accompagneront les adolescents du Centre jeunesse durant les semaines qui précèdent l’événement, je n’ai pas su dire non.

Il faut bien l’admettre, ce n’est pas nécessairement facile de s’impliquer. Et on a un peu tendance à se trouver une foule de « bonnes » raisons pour se défiler. 

« Je n’ai pas beaucoup de temps, je déménage bientôt » ou « Je travaille souvent au moment où je devrais être disponible », sont deux raisons qui m’ont traversé l’esprit avant de finalement dire oui. 

Je ne suis pourtant pas une grande sportive, mais ce sera la troisième fois que je participerai à cette course. C’est sûrement pour ça que le président d’honneur m’a sollicitée. Peut-être aussi parce qu’il sait que la cause de ces jeunes, trop souvent boudés et méprisés par monsieur et madame Tout-le-Monde, me touche. 

Cette année, les ambassadeurs sont invités à participer à un entraînement chaque jeudi soir, accompagnés des jeunes bénéficiaires du Centre jeunesse. Une belle gang d’ados qui ne l’ont probablement pas eu aussi facile que vous et moi dans leur enfance. Une belle gang d’ados qui se préparent à relever le défi de la course, qui se tiendra le 12 mai prochain. Ils ont donc quelques semaines devant eux pour se préparer. Et pour être en mesure de les suivre, ces p’tits jeunes-là, les ambassadeurs peuvent s’entraîner avec eux, un soir par semaine, tout en découvrant une nouvelle activité sportive. 

Je dois vous avouer que je craignais de manquer de temps pour m’impliquer comme il se doit. Je travaille souvent le jeudi soir, ce qui fait en sorte que je ne pourrai pas être de tous les entraînements. Les organisateurs m’ont rassurée, me disant que ce n’était pas grave et que je pourrais donner mon 100 % lorsque j’y serai. 

En participant à la soirée de boxe de jeudi dernier, j’ai su que j’avais bien fait de dire oui. Voir cette dizaine de jeunes, certains particulièrement ravis de sortir pour une activité d’initiation à la boxe, d’autres un peu moins emballés, m’a convaincue que prendre de son temps pour les autres peut faire une différence, même si elle est toute petite. C’est peut-être cliché de dire ça, mais c’est tellement vrai. 

En plus de faire connaissance avec quelques-uns de ces ados, j’ai appris que j’étais capable de faire 200 abdos. Qu’est-ce que j’aurais fait, ce soir-là, si je n’avais pas accepté ? J’aurais sans doute mangé des chips en écoutant Unité 9 en reprise. 

J’ai hâte de les voir, le jour J, lorsque le ados passeront le fil d’arrivée. Et j’aimerais ça vous y voir, aussi. Parce que c’est un peu ça notre rôle ; contaminer d’autres personnes pour qu’elles prennent aussi part à l’événement. 

Vous savez, ce n’est pas si difficile. C’est pas mal plus facile de courir quelques kilomètres que de faire face aux obstacles que surmontent ces ados, jour après jour.