Cocher sa vie

CHRONIQUE / Écrire ma chronique.

– Payer la facture du service Internet.

– Appeler le dentiste.

Les listes occupent ma vie. Je dirais même, les listes tiennent ma vie. Non pas parce que j’ai la mémoire défaillante, mais plutôt parce que j’ai besoin de faire de la place à mon petit hamster. Voyez-vous, il roule à vive allure et il a besoin d’espace, le pauvre.

J’ai la liste facile et ça ne date pas d’hier. Les repas de la semaine, les achats à faire ou les corvées plus que nécessaires. Il y a les listes plus amusantes, celles qui sont diamétralement opposées à la liste d’épicerie ou celle du ménage à compléter. Ces petites listes festives ont un petit quelque chose d’excitant. Les listes de bagages à faire, des choses à accomplir avant l’arrivée du père Noël et celles qui concernent les activités en vacances. Voyez-vous, je m’emballe rapidement !

Elles sont partout ! Scotchées au frigo, sur un petit coin de mon cahier de notes ou froissées dans le fond d’une poche de mon jeans.

Dans ma vie, tout est prétexte à faire une liste et pour, ainsi dire, me sentir mieux. Je m’accroche à la liste. Elle m’apaise quand je suis perdue dans le tourbillon quotidien.

Lorsqu’on grave sur le papier nos tâches, il y a cet effet de vide instantané. C’est comme si on allégeait notre cerveau.

Commençons par le début, la liste me permet de mettre de l’ordre. Avec elle, je sais ce que j’ai à faire. Et en milieu de parcours, je saurai ce que j’ai d’accompli, ce qu’il reste à faire.

Et au final, la récompense, elle est ultime. Il y a quelque chose qui nous rend fiers lorsqu’on arrive au bout, au bout de cette fameuse liste.

Je figure parmi les traditionnels de la liste. Impensable pour moi de la rédiger dans une application de mon cellulaire. Au grand jamais, je ne me priverai pas du plaisir de rayer un point de la liste avec mon crayon.

Dernièrement, je discutais avec ma consœur de chronique. Devant quelques idées de sujets intéressants, je me suis empressée de mentionner que je noterais le tout sous forme de liste. Si vous aviez vu son expression faciale...

À mon plus grand bonheur, je peux maintenant rayer la tâche de rédiger ma chronique hebdomadaire de ma liste...