Adieu, essuie-tout

CHRONIQUE / Lorsque j’étais petite, mes parents me disaient de ne pas jeter mes déchets dans la nature. Aujourd’hui, j’essaie de diminuer ma quantité de déchets tout court. Je dois admettre que je commence à être légèrement obsédée par notre consommation. Oui, le mouvement zéro déchet me fait de plus en plus de l’oeil, mais je ne peux pas dire que je suis une championne en la matière. Mais bon, je tente de m’améliorer chaque jour.

Les épiceries en vrac commencent à faire leur apparition sur notre territoire et j’en suis absolument ravie. Je me suis d’ailleurs donné la mission d’offrir un petit truc écolo à chacun de mes proches durant le temps des Fêtes. Un shampoing en barre, des pailles biodégradables, des pellicules en cire d’abeille qui remplacent le fameux Saran Wrap; ceux que j’aime devraient avoir une petite pensée écolo dans leur bas de Noël cette année. Les autres auront des trucs polluants. Je blague.

Bien que je ne forcerai personne à composter, si je peux ne serait-ce qu’allumer une petite lumière dans leur esprit concernant notre environnement, ce sera déjà ça de gagner.

Au début de l’automne, j’ai signé une chronique sur le bac brun. La semaine suivante, je vous parlais des commentaires que j’avais reçus. Des commentaires pour la plupart négatifs.

«J’aimerais bien ça la voir composter, elle», avait écrit une internaute. Eh bien, je l’ai prise au mot. Nous nous sommes mis à composter à la maison. Honnêtement, vous seriez bien surpris de voir la quantité de déchets qu’on produit simplement avec les restes de table.

Faisant un compost uniquement végétal, les restes de viande vont aux poules, à leur plus grand plaisir.

Mais mon obsession naissante ne concerne pas vraiment les déchets organiques, mais plutôt plastiques. Des plans pour devenir fou lorsqu’on commence à y songer sérieusement.

Je me suis donné comme défi de bannir les godets de lait et les sachets de sucre de mon quotidien. On parle souvent des fameuses bouteilles d’eau, mais imaginez le nombre de petits godets qui sont jetés dans le monde tous les jours.

J’ai aussi décidé de ne plus acheter d’essuie-tout. À bien y penser, ces rouleaux de papier sont assez inutiles merci. Une bonne vieille guenille et hop, le tour est joué.

On devrait d’ailleurs s’inspirer un peu plus de nos ancêtres lorsqu’il est question d’environnement. Ils cultivaient, cuisinaient, économisaient, recyclaient et donnaient une seconde vie à bien des articles et produits de la vie courante.

J’essaie donc, aujourd’hui, de songer à ce que mes grands-parents faisaient à l’époque, à la place d’utiliser des produits jetables comme les rasoirs ou les essuie-tout. Je tente de m’améliorer, mais je ne serais pas encore prête à faire une croix sur le papier de toilette.