Accro à la dopamine

CHRONIQUE / Nous sommes en 2020 depuis bientôt deux mois. Au lendemain du jour de l’An, je vous faisais part de mes résolutions pour cette nouvelle année qui s’amorçait. Imaginez-vous donc que je n’ai pas tenu. Encore une fois !

Je ne bois déjà plus mon verre d’eau citronnée chaque matin, qui, selon ce que j’avais lu sur Internet, était le plus grand des remèdes pour tous les maux de l’univers. Encore des niaiseries lues sur des sites quelconques.

Je ne déjeune toujours pas régulièrement. Je bois encore autant. Et je mange beaucoup trop. Rassurez-vous, je ne bois pas tant que ça et je n’ai pas de problème majeur d’alimentation. Juste de légers abus, une fois de temps en temps.

La seule résolution que j’arrive à tenir, année après année et ce depuis environ six ans, c’est le sport. On n’appelle plus ça une résolution, donc, mais plutôt une bonne habitude. Je ne suis pourtant pas le portrait type d’une grande sportive. Mais je cours depuis plusieurs années, de façon que je pourrais qualifier de régulière. Bon, il m’est arrivé de délaisser la course quelques semaines, mais je reviens toujours à mes bonnes vieilles habitudes.

Voyez-vous, je me sens mieux lorsque je bouge. Si j’arrive à ne pas lâcher depuis toutes ces années, c’est que les résultats et les bienfaits de la course, ou de tout autre sport d’ailleurs, sont pratiquement automatiques.

Je ne parle pas de perte de poids ou de la capacité à courir un marathon, mais de cet état de bien-être que procure le sport. L’endorphine et la dopamine y sont évidemment pour quelque chose.

J’essaie de m’entraîner trois ou quatre fois par semaine. Des fois plus, des fois moins, tout dépendant de mon emploi du temps.

Elle est d’ailleurs là, la difficulté. Le temps. Le temps court pas mal plus vite que moi et je dois souvent me battre contre lui pour accomplir ce que je me suis fixé.

Insérer le gym dans nos horaires chargés est, bien souvent, le frein de beaucoup de gens. La première défaite pour ne pas s’entraîner. Et c’est bien normal. Le gym passe après le boulot, le dodo, les enfants, les commissions, les repas, alouette. Et pourtant, il ne suffit parfois que de bouger quelques instants pour retrouver l’énergie nécessaire pour accomplir le reste de nos tâches. Parce qu’il est là, l’effet miraculeux du sport.

S’entraîner donne plus d’énergie qu’elle n’en gruge. À condition, bien sûr, de ne pas tomber dans l’excès et d’utiliser le sport comme drogue. Quoiqu’il y a des drogues moins dangereuses que d’autres.