Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Accueillie par l’agent de sécurité

D'une fille à l'autre

Accueillie par l’agent de sécurité

CHRONIQUE / Je me suis retrouvée aux urgences, plus tôt cette semaine. Pour rien de bien grave, je vous rassure. Ce n’est pas une habitude, alors que ma dernière visite remontait à quelques années. Imaginez l’effet de surprise en y débarquant en pleine pandémie.

Au moins, je ne fais pas partie des personnes les plus anxieuses quant à la COVID-19 et tout ce qu’elle implique. En revanche, je demeure prudente et respectueuse quant aux mesures de distanciation physique, au lavage des mains et au port du masque.

Patricia Rainville
La Saint-Jean en convalescence

D'une fille à l'autre

La Saint-Jean en convalescence

CHRONIQUE / J’ai sans doute passé la Saint-Jean-Baptiste la moins festive de toute ma vie. Pas d’alcool, pas d’amis, pas de feux d’artifice. Rien pantoute. Je n’ai même pas écouté le spectacle de la Fête nationale à la télé, qui, paraît-il, était particulièrement bon. J’ai compris que c’était la Saint-Jean en regardant sur mon fil d’actualité Facebook et en voyant que mes amis célébraient leur Québec.

Normal, on est en pandémie, me direz-vous. Eh bien, ça n’a rien à voir. Si je n’ai pas célébré la Saint-Jean, c’est parce que je jouais à l’aidante naturelle.

Patricia Rainville
Être masqué ou ne pas l’être, telle est la question

D'une fille à l'Autre

Être masqué ou ne pas l’être, telle est la question

CHRONIQUE / Portez-vous le masque lorsque vous sortez de la maison ?

J’arrive d’une semaine passée dans une autre région, comme je vous le racontais dans cette page la semaine dernière. J’étais dans le Bas-Saint-Laurent, qui est probablement la région la plus épargnée par la pandémie de COVID-19, en termes de nombre de cas par habitant. Ils n’ont eu aucune éclosion dans un CHSLD ou résidence privée pour aînés, ce qui, évidemment, joue un rôle sur les statistiques. Peu importe, ils n’ont même pas franchi la barre des 50 cas entre mars et aujourd’hui. Il n’y a plus aucun cas actif depuis plusieurs jours. On se croise les doigts pour que la situation reste la même.

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Coupable d’avoir oublié

D'une fille à l'Autre

Coupable d’avoir oublié

CHRONIQUE / Plus tôt cette semaine, j’ai vécu la sensation d’enfreindre la loi. Je vous rassure tout de suite : j’ai mis la vie de personne en danger. Je n’ai également rien vécu qui s’apparentait à un sentiment d’invincibilité, d’euphorie ou d’une envie de recommencer. Voyez vous, c’est tout le contraire.

Je devais, mercredi matin, me lever tôt pour une assignation matinale qui se retrouvait à deux heures de route de la maison. Vous savez, le genre de matin où tout roule au quart de tour. Pas le droit à l’erreur ni au retard. Visiblement, le karma m’en devait une.

Patricia Rainville
Décrocher est-il un déplacement essentiel?

D'une fille à l'autre

Décrocher est-il un déplacement essentiel?

CHRONIQUE / J’ai fait du tourisme pandémique cette semaine. Eh oui, j’ai quitté, durant quelques jours, la région dans laquelle j’étais enfermée depuis des mois. N’appelez pas immédiatement les autorités; j’ai pris la peine de respecter les consignes sanitaires. Premièrement, je suis partie d’une région froide pour me rendre dans une autre région froide, où j’ai des proches. Nous avons dormi au motel, nous n’avons pas couraillé dans les magasins et nous nous sommes fait livrer à manger. Nous sommes allés faire un coucou à nos proches en respectant le deux mètres et j’ai mis un masque à l’épicerie.

Voilà, je me sens mieux de m’être expliquée.

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
En vacances... ici!

D'une fille à l'autre

En vacances... ici!

CHRONIQUE / La pandémie de COVID-19 a au moins cela de positif: elle nous force à rester ici le temps des vacances venu.

«Ici» prend plusieurs formes, allant de notre cour arrière à d’autres régions du Québec, en passant par les quatre coins de notre vaste région.

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
8 minutes, 46 secondes

D'une fille à l'autre

8 minutes, 46 secondes

CHRONIQUE / C’est un fait : je parle beaucoup et je n’ai pas peur de m’exprimer, et ce, probablement au grand dam de certains.

Je dois toutefois admettre que depuis une dizaine de journées, je ne trouve pas les bons mots. C’est simple : je suis sans mots devant cette tragédie qu’est la mort de George Floyd.

Patricia Rainville
La fois où j’ai compris que le racisme existe

D'une fille à l'autre

La fois où j’ai compris que le racisme existe

CHRONIQUE / Je me souviens encore de la première fois où j’ai été confrontée au racisme. En fait, j’ignorais que le racisme existait avant ce jour-là. Je ne savais même pas ce que ce mot signifiait.

Je suis née dans un corps de Blanche. Lorsque j’ai eu conscience que le racisme existait, ce n’est pas moi qui en étais la victime. Ce n’était personne en particulier, d’ailleurs, mais plutôt toute une communauté. Comme d’habitude.

Patricia Rainville
Les BBQ à l’ère de la COVID

D'une fille à l'autre

Les BBQ à l’ère de la COVID

Avez-vous fait griller quelques steaks sur le barbecue pour des amis ou pour la famille, le week-end dernier, alors que la santé publique avait (enfin) donné le feu vert aux rassemblements extérieurs de 10 personnes ou moins ? Moi non, mais j’ai été invitée à déguster des grillades chez une amie, que je n’avais pas vue « en vrai » depuis le 7 mars. Il faut dire que je suis une citoyenne assez obéissante et je ne pense pas avoir fait d’écarts de conduite depuis qu’on nous a confinés. Je suis même assez fière de dire que oui, j’ai respecté les consignes à la lettre depuis le 12 mars, lorsque les premières restrictions sont apparues. Ce respect s’explique en partie parce que j’avais peur d’attraper cette saloperie, mais aussi parce que je suis convaincue que si une société avance dans la même direction, le mauvais moment à passer sera pas mal moins pénible et, surtout, beaucoup moins long.

Pendant que certains ont écouté les consignes comme si elles s’appliquaient au voisin, mais pas à eux, et continuaient leur train-train quotidien pratiquement comme si de rien n’était, s’insurgeant et criant à la liberté individuelle parce que les policiers sévissaient, d’autres n’ont toujours pas mis le nez dehors, à part sur leur balcon, puisqu’elles sont plus à risque que vous et moi.

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Recevoir à distance

D'une fille à l'autre

Recevoir à distance

CHRONIQUE / Vous souvenez-vous qu’au début de cette pandémie, les fermetures de commerces et les interdictions de pratiquer telle ou telle activité s’accumulaient de jour en jour ? Le Québec a été mis sur pause alors que nous traversions les dernières semaines de l’hiver. Le confinement est certainement plus facile lorsqu’il fait froid et que notre cour arrière est ensevelie sous la neige qu’en plein milieu du mois de juillet.

Les chaudes journées ensoleillées sont de retour, et c’est sensiblement la même chose qui se produit avec nos habitudes et nos permissions. Presque chaque jour, le gouvernement annonce, lors de son fameux point de presse quotidien, la reprise de quelque chose. Disons que le plan de reprise des activités de camping était grandement attendu par des milliers d’amateurs, mercredi.

Patricia Rainville
Ce service essentiel oublié

D'une fille à l'autre

Ce service essentiel oublié

CHRONIQUE / Avez-vous, depuis le début de la pandémie, été coincé dans une ville qui n’est pas la vôtre, à tenter de tuer le temps ? Cette situation est plutôt rare ces jours-ci, j’en conviens, mais je l’ai vécue en début de semaine. Et c’est un peu dans ces moments-là que l’on s’aperçoit que si la Terre n’a pas arrêté de tourner, elle tourne vraiment au ralenti depuis maintenant plus de deux mois.

Mardi, je me suis déplacée à Roberval pour assister à la comparution de deux individus d’intérêt. Je pars donc de chez moi vers 7 h 30, pour être certaine de ne rien manquer et d’arriver à 9 h au palais de justice. Une comparution est si vite arrivée et ils ne recommenceront pas parce que la journaliste est arrivée en retard.

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Courbatures de congé

D'une fille à l'autre

Courbatures de congé

CHRONIQUE / J’ai traîné pendant la grande majorité de la dernière semaine de vilaines douleurs au dos, à une épaule et aux bras. À un tel point que je me suis sérieusement questionnée quant à ce qui pouvait bien se passer avec ma carcasse.

Est-ce un faux mouvement que j’ai fait au cours des derniers jours? Est-ce de vieux relents de mon accident de la route pendant des vacances aux États-Unis? Pourtant, ça remonte déjà à plusieurs années. Est-ce une condition médicale qui sera impossible de diagnostiquer rapidement en raison des mesures mises en place pour faire face à la pandémie? Je ne crois pas.

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Amour-haine avec les médias

D'une fille à l'autre

Amour-haine avec les médias

CHRONIQUE / Déjà un peu plus de deux mois que nous avons perdu nos repères et un semblant de normalité. Avouez que c’était bien agréable au tout début de ce confinement qui semble sans fin. Nous restions à la maison, confortablement habillés, à ne rien faire... sauf du pain. Et les semaines ont passé. Les enfants trouvaient le temps long, l’ennui de la famille et des amis s’est pointé le bout du nez et le stress financier s’est ajouté à notre distanciation sociale. Ce confortable cocon est devenu, en quelque sorte, une prison. Nous en avons eu à ras le pompon et les filtres sont disparus probablement au même moment que ma patience.

Tout le Québec semble à cran, sur les dents ! Et je m’inclus dans le lot. J’en ai marre de la critique formulée envers les journalistes. Ne me voyez pas contre la critique, au contraire. Je suis la première à m’infliger cette torture. Je réfléchis constamment. Je me questionne, je réclame l’avis des autres à propos de mon humble travail.

Patricia Rainville
Ce mépris envers le journalisme

D'une fille à l'autre

Ce mépris envers le journalisme

CHRONIQUE / Je suis habituée à subir du mépris et une certaine intimidation dans le cadre de mon travail. Je couvre l’actualité judiciaire et les journalistes affectés dans les palais de justice ne sont pas, disons, les plus appréciés. Je m’y fais, bien que ce ne soit pas facile tous les jours.

Mais depuis le début de la pandémie de COVID-19, j’ai bien l’impression que ce mépris envers les journalistes est monté d’un cran. Et je ne fais pas de distinction entre les journalistes judiciaires, économiques ou couvrant l’actualité du jour. Si beaucoup de corps de métier ont retrouvé leurs lettres de noblesse depuis le début de la crise, force est d’admettre que ce n’est pas le cas des journalistes. Et pourtant.

Patricia Rainville
À quoi ressemblera notre été?

D'une fille à l'autre

À quoi ressemblera notre été?

CHRONIQUE / Le moment de planifier nos vacances d’été est à nos portes. Quelles semaines voulons-nous réserver pour nous la couler douce durant la période estivale ? En période de pandémie, disons que les vacances prennent une tout autre tournure, non ?

J’ai déjà annulé ma semaine de vacances qui était prévue au printemps. Des vacances confinées, quelle perte de temps, surtout si on pense à toutes ces personnes qui sont au chômage forcé !

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Prendre congé de la COVID-19

D'une fille à l'autre

Prendre congé de la COVID-19

CHRONIQUE / Alors que des drames se déroulent un peu partout en raison de la pandémie de COVID-19, pour certains, voire la plupart d’entre nous, la vie se poursuit tant bien que mal. La reprise progressive des activités pour certaines entreprises, le retour en classe pour une partie des élèves et la réouverture des limites de nos régions nous donnent un certain espoir d’un retour vers la normale, bien qu’il n’y aura plus jamais rien de normal.

Mine de rien, le mois de mai est bien entamé. La fête des Mères est demain et la saison de camping aurait dû débuter la semaine prochaine. Mais rien de tout cela ne se déroule comme prévu.

Patricia Rainville
De vrais petits détectives épidémiologiques

D'une fille à l'autre

De vrais petits détectives épidémiologiques

CHRONIQUE / Il est bien rare qu’une situation touche toutes les tranches de la population comme c’est le cas présentement avec la pandémie de COVID-19. Tout le monde, absolument tout le monde, ressent, de très près ou d’un peu plus loin, les impacts de la pandémie. Et personne ne réagit de la même manière.

D’un côté, il y a ceux qui font confiance aux autorités de la santé et de l’autre il y a ceux qui croient que le virus a été fabriqué en laboratoire pour anéantir notre belle planète. D’un côté, il y a des politiciens qui se montrent prudents et qui prennent la peine d’expliquer la situation et d’un autre il y en a qui se demandent si on ne devrait pas s’injecter du Lysol direct dans les veines ou « sniffer » du Comet. OK, il y en a juste un qui avance cette « brillante » théorie, mais c’est tout de même quelqu’un d’assez important.

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Plus facile à dire qu’à faire

D'une fille à l'autre

Plus facile à dire qu’à faire

CHRONIQUE / Les films à gros budget surutilisent très souvent la classique question « Est-ce qu’il y a un médecin dans la salle ? » lorsqu’un personnage se retrouve mal en point.

Eh bien, j’ai l’impression que depuis quelques jours, c’est presque l’entièreté de mes amis Facebook qui pourraient répondre par l’affirmative à cette question. J’ai cette grande chance, voyez-vous, d’être entourée d’une communauté virtuelle grandement informée sur les moindres détails de la COVID-19. Et comme si ce n’était pas assez, ces amis Facebook semblent tous être spécialisés en santé publique, en milieu de la santé, en éducation et en politique.

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Du lousse pour penser

D'une fille à l'autre

Du lousse pour penser

CHRONIQUE / Pendant des années, nous avons avalé la routine, sans trop nous poser de questions, un peu sur le pilote automatique. Le travail, la vie personnelle, un peu de temps pour soi et un projet personnel ; tout ça s’imbriquait dans notre quotidien. Une bien belle vie un peu trop chargée. Avouez que trop souvent, nous avons manqué de temps.

Je ne compte plus les fois où j’ai eu l’impression que je manquais de temps, que je n’y arrivais tout simplement pas. Et cette inquiétude nous ronge le jour comme la nuit. Assez ironique tout de même. Il faut être suffisamment en forme pour être en mesure de rayer tout ce qu’il y a sur nos longues listes de choses à faire. Et comme si ce n’était pas assez, le sommeil nous joue des tours.

Patricia Rainville
Fabriquer du temps

D'une fille à l'autre

Fabriquer du temps

CHRONIQUE / La magie du télétravail, c’est de travailler à 7 h et de mettre son cadran à 6 h 55. Un café et puis hop, on s’installe devant l’ordinateur.

Pas besoin de s’arranger les cheveux ni de se maquiller ni même de s’habiller. Vous seriez étonnés de savoir le nombre de textes que j’ai écrits en pyjama et le nombre d’entrevues que j’ai faites les cheveux couettés, sans fond de teint et les yeux libérés de mascara. Des entrevues avec des gens importants, à part de ça. Mais je me dis que ces gens étaient peut-être, eux aussi, en pyjama. Ça me rassure d’y penser.

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Retenir le meilleur

D'une fille à l'autre

Retenir le meilleur

CHRONIQUE / Que restera-t-il au terme de cette crise ? Que retiendrons-nous après cette pandémie qui a chamboulé à la fois notre quotidien et la planète tout entière ?

Certains diront que nous n’avons aucune idée de ce que l’avenir nous réserve. Bien vrai !

Patricia Rainville
Le courage des uns et l’égoïsme des autres

D'une fille à l'autre

Le courage des uns et l’égoïsme des autres

CHRONIQUE / « Si on n’y va pas, personne ne va y aller. Et ces gens ont besoin d’aide. » Cette phrase, c’est un jeune homme qui l’a lancée, cette semaine, à un journaliste télévisé, alors qu’il se préparait à entrer dans un CHSLD pour donner un coup de main. Ce jeune homme n’était ni médecin, ni infirmier, ni préposé. Il était bénévole.

J’ai presque pleuré sur mon divan en l’écoutant. Moi, qui étais tranquillement assise à regarder les bulletins de nouvelles. Moi, qui, en pyjama, étais scandalisée devant tous ces reportages qui évoquent que plusieurs aînés sont en train de vivre – ou de mourir – dans des résidences où ils sont privés de soins de base, en raison de la crise de la COVID-19 et du manque criant de personnel. Ces aînés si vulnérables, si esseulés, et qui n’auraient sans doute jamais pensé finir leur vie de façon aussi misérable. Les images des 31 dépouilles sorties du CHSLD Herron de Dorval étaient à glacer le sang.

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Maintenant presque normal

D'une fille à l'autre

Maintenant presque normal

CHRONIQUE / Je me suis surprise à réfléchir, il y a quelques jours, alors que j’étais à l’extérieur de la maison, les cheveux bien coiffés et habillée pour le travail.

Je me suis demandée à quand remontait la dernière fois où tous ces éléments, autrefois très anodins, étaient réunis. Tout ça semblait remonter à une éternité. Pourtant, cette nouvelle vie n’est en place que depuis à peine un mois.

Patricia Rainville
Garder nos bonnes nouvelles habitudes

D'une fille à l'autre

Garder nos bonnes nouvelles habitudes

CHRONIQUE / On dit que l’être humain s’habitue à une nouvelle situation en 21 jours. Qu’il faut 21 jours pour garder de nouvelles habitudes, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Faire du sport, arrêter de fumer, boire plus d’eau, manger mieux. Vingt et un jours. C’est pas mal après cette période que j’ai commencé à m’habituer au confinement.

Je me suis surprise, cette semaine, à me rendre compte que je commençais à m’y faire. Oui, je suis choyée. Je continue à travailler et je n’ai pas encore manqué de papier de toilette. Je ne suis pas infirmière et mes parents ne vivent pas en CHSLD. Je suis choyée et je m’en rends bien compte. Je fais tout ce que je peux pour que ceux et celles qui l’ont moins facile retrouvent leur vie normale le plus vite possible.

Patricia Rainville
Déprime épidémiologique

D'une fille à l'autre

Déprime épidémiologique

CHRONIQUE / Le confinement. Ne serait-ce pas le moment idéal pour faire tout ce dont on n’a pas le temps de faire en temps normal ? Lire, écouter des séries en rafale, faire le grand ménage du printemps, réaménager la maison, classer le cabanon, cuisiner des tartelettes – portugaises ou non –, apprendre une nouvelle langue, se remettre en forme.

J’aimerais bien vous dire que je dévore présentement un roman, que j’écoute une série qui me faisait de l’oeil depuis longtemps, que je cours cinq kilomètres par jour ou que j’écris un manuscrit. Mais non, je ne fais absolument rien de tout ça.

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Rester à la maison sans se reposer

Chroniques

Rester à la maison sans se reposer

CHRONIQUE / Ce serait un euphémisme que d’affirmer que notre vie a fait un vol plané, au cours des dernières semaines. La seule certitude que nous avons, et c’est loin d’être rassurant, c’est que rien n’a été épargné par les conséquences de cette pandémie.

Pour certains, les consignes gouvernementales que sont la distanciation physique, la réduction de nos déplacements et le fait de rester à la maison prennent des allures de vacances. La pandémie de la COVID-19 semble quasi amusante chez eux.

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Dépenser autrement, dépenser intelligemment

D'une fille à l'autre

Dépenser autrement, dépenser intelligemment

CHRONIQUE / Paraît que crise égale opportunité, avouons que c’est plutôt difficile d’arriver à le constater et à y croire en ce moment.

J’ai amorcé l’écriture de ce papier avant qu’un tsunami causé par la chute brutale des revenus publicitaires vienne fragiliser notre nouvelle Coopérative nationale de l’information indépendante, obligeant ainsi la mise à pied de 143 employés, dont plus d’une vingtaine de mes collègues. Le manque de travail, la diminution de la clientèle et la chute des revenus sont à l’origine de décisions similaires dans des dizaines d’entreprises de la région et probablement des milliers à travers le Québec.

Patricia Rainville
Restez à la maison pour ceux qui souffrent plus que vous

D'une fille à l'autre

Restez à la maison pour ceux qui souffrent plus que vous

CHRONIQUE / En me couchant, un soir cette semaine, j’étais un peu découragée. Découragée de ne pas savoir ce qui nous attendait. Découragée que le monde s’écroule autour de nous. Et puis j’ai pensé à ceux et celles qui sont dans une bien pire condition que moi.

J’ai d’abord pensé à ces gens qui ont perdu leur emploi. J’ai pensé aux entrepreneurs, dont les efforts de toute une vie ont été affaiblis, voire anéantis, par cette menace invisible. Et j’ai pensé à tous ces parents, dont certains ont tous les deux perdu leur travail cette semaine. Des parents qui ne doivent pas subvenir qu’à leurs besoins, mais aussi, et surtout, à ceux de leurs petits. Des parents qui, parfois, ont déjà de la misère à joindre les deux bouts.

Patricia Rainville
Dix jours

D'UNE FILLE À L'AUTRE

Dix jours

CHRONIQUE / Vous souvenez-vous de l’époque où la plupart des gens rigolaient un peu des commentaires alarmistes concernant le coronavirus ? Les blagues sur les virus informatiques, sur la bière Corona et sur les masques qui circulaient sur les médias sociaux. J’imagine que vous vous en souvenez, ça ne fait même pas 15 jours. En fait, c’était il y a 10 jours.

Comment est-ce possible que notre vie ait changé à ce point, en un aussi court laps de temps ? Il y a 10 jours, environ 90 % de la population du Québec ne s’en faisait pas avec la COVID-19. Cette proportion doit être complètement l’inverse aujourd’hui.

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
La belle influence des vedettes

D'UNE FILLE À L'AUTRE

La belle influence des vedettes

CHRONIQUE / Vous souvenez-vous de votre jeunesse? Cette époque, pas si lointaine, où nous voulions être si différents les uns des autres. La seule ressemblance permise, à cette époque charnière de notre vie, était celle avec les vedettes. Nous aurions tout donné pour ressembler à nos idoles de jeunesse.

C’est cette influence positive des artistes que le premier ministre François Legault a initié, plus tôt cette semaine, en optant pour une stratégie de communication fort unique. Le chef de la Coalition Avenir Québec a lancé, mardi, un appel aux artistes, aux sportifs, aux influenceurs et aux youtubeurs. L’objectif était à la fois si simple, mais tout aussi complexe à réaliser, soit convaincre les jeunes de respecter les consignes de santé publique. Avouons que c’est plus tentant d’écouter les consignes dictées par Marie-Mai et Sarah-Jeanne Labrosse que celles de nos parents.