D'une fille à l'autre

Au coeur du triangle blanc

CHRONIQUE / J’ai souvenir de ces journées de tempête. Je suis à quelques mots de vous écrire «dans mon temps», mais je n’irai pas là. Revenons à ces fameuses tempêtes. C’était le jackpot de nos années passées à l’école primaire et secondaire.

Je n’ai jamais eu la foi, mais lors de ces journées où la météo se déchaînait, je devenais la plus grande croyante.

D'une fille à l'autre

«Est-ce qu’il a une boule, ton père?»

CHRONIQUE / Mon père m’en veut un peu depuis que je n’habite plus dans son quartier. Je ne vais plus prendre mon café hebdomadairement et je crois qu’il m’en tient rigueur. Je lui ai pourtant répété à de nombreuses reprises qu’il pouvait venir me rendre visite chez moi, dans mon rang. Mais je crois que la distance le rebute. Je ne lui en veux pas, c’est vrai que c’est loin, chez nous.

Il y a quelques semaines, j’ai enfin réussi à l’attirer avec un pot de ketchup maison et une douzaine d’oeufs de mes poulettes. Ceux qui ne demeurent pas dans un rang, entourés de champs, ne peuvent pas comprendre que l’hiver, lorsqu’il vente, c’est la tempête tous les jours. Parlez-en à ma copine de chronique, cette Brunoise séquestrée chez elle une journée sur deux.

D'une fille à l'autre

La vibration de la victoire

CHRONIQUE / Je ne sais pas si vous vous en êtes rendu compte au fil des ans, mais je crois être une fille obsédée. Pas par des trucs bien méchants, je vous rassure. Je n’ai jamais été obsédée par une personne – bon, peut-être un peu par Nick Carter, mais c’était à une autre époque – et je n’ai jamais fait peur à autrui. Du moins, je crois. Je n’ai jamais espionné un voisin, grimpé dans un arbre, ni envoyé des lettres d’amour en série. Alors, je dois être correcte. Si je me décris comme une personne légèrement obsédée, voire complètement obsessive, c’est que lorsque j’aime quelque chose, je deviens un peu intense. Parlez-en à mon entourage depuis que je me suis offert une montre intelligente.

Ma nouvelle obsession est donc celle des pas effectués en une journée. Cette montre intelligente me dit tout. Combien d’étages ai-je montés dans ma journée, combien de minutes ai-je été active, elle me donne mes fréquences cardiaques, me dit combien de calories j’ai brûlées, combien d’heures j’ai dormi. Elle me donne même la journée où mes menstruations devraient commencer.

D'une fille à l'autre

Calculer sa vie

CHRONIQUE / En tentant de calculer et de contrôler tous les détails de mon activité physique et de mon alimentation, je dois l’avouer, je me suis un peu, voire pas mal, perdue.

Comme bien des gens, au premier jour de l’année, je me suis laissée tenter par un plan d’entraînement combiné à un plan alimentaire en promotion via un réseau social. Bonus : un groupe de soutien Facebook me permettrait même de garder la motivation au plus haut sommet.

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Cartésienne, même à la fête de l’amour

CHRONIQUE / Si l’amnésie vous a malheureusement frappé et que vous avez oublié ce qui est prévu au calendrier le 14 février, soyez sans crainte. Facebook – plutôt les publications de ses utilisateurs – se chargera de vous rappeler que c’est la Saint-Valentin. Tant que ce n’est pas votre relevé de carte de crédit qui vous rappelle le prix de cette fête.

Parce qu’il est là, le danger. Aimer a, pour certains, un prix.

D'une fille à l'autre

Ce que femme veut

CHRONIQUE / J’ai toujours aimé la Saint-Valentin. Je suis une grande amoureuse et je m’assume pleinement. Petite, chaque année, je rêvais de recevoir un cadeau ou une carte d’un valentin secret. Depuis aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours eu le béguin pour quelqu’un. En maternelle, je me souviens très bien d’un petit garçon qui me faisait de l’oeil dans le cours de piscine. On s’assoyait à côté l’un de l’autre durant les explications du professeur, sur le grand banc de bois accoté au mur. Je ne pense pas que nous nous sommes échangés quelconque parole, mais je l’aimais en secret. Un premier amour qui aura duré une semaine.

Je me souviens aussi de Joey, en première année, que j’avais embrassée sur la joue en pleine classe, contre son gré. Bon, je n’avais que 6 ans, alors la notion de consentement m’était complètement inconnue.

D'une fille à l'autre

Allergique aux temps morts

CHRONIQUE / Je m’excuse, a priori, si jamais nous avons l’occasion de dîner ou de passer quelques heures ensemble, je risque de regarder mon cellulaire. Pas que vous êtes inintéressant, mais j’ai cette fâcheuse et pas très polie habitude. Et le pire dans cette histoire, c’est que je serais la première à vous faire la remontrance.

Pauvre mari ! Je pense que « pour le meilleur et pour le pire » devrait être corrigé, dans son cas, par « pour le meilleur et pour le cellulaire ».

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L’espionnage des temps modernes

CHRONIQUE / « Ah tiens, mon fils et ma blonde sont ensemble », a dit un collègue en regardant l’écran de son cellulaire, il y a quelques semaines.

C’est de cette façon que j’ai appris que ce cher collègue suivait ses enfants et sa femme avec un petit point sur son cellulaire. Ses enfants sont pourtant adultes, mais il aime savoir que son fils est arrivé à destination après avoir pris la route ou que l’autre est rendu en Islande pour son travail. Et, le plus important dans cette histoire, c’est qu’il assure ne pas surveiller sa blonde grâce à cette application GPS. « C’est pratique », m’a-t-il dit, lorsque je lui ai demandé à quoi ça lui servait de connaître l’endroit exact où elle se trouvait.

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À un clic du meilleur et du pire

CHRONIQUE / J’ai souvenir de cette époque, celle où peu de choses étaient connectées. Rien à voir avec aujourd’hui.

Il n’y a pas si longtemps, aussi surprenant que cela puisse paraître, on devait mettre du ruban adhésif aux extrémités d’une cassette pour enregistrer les chansons que tout le monde aimait. De nos jours, c’est maintenant le réfrigérateur qui nous offre les derniers hits via l’application Spotify.