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D'une fille à l'autre

Le journalisme utile

CHRONIQUE / Si vous avez l’habitude de consacrer quelques minutes à lire nos chroniques de samedi en samedi, vous aurez certainement remarqué que, depuis quelques mois, je digère mal certains courriels reçus. Des messages qui manquent, de manière générale, de respect, de nuance et de politesse, la simple base. Je vous rassure, il ne s’agit que d’exceptions. Mais comme dans tout, c’est souvent l’exception qui retient l’attention et, dans mon cas, c’est ce qui occupe mon esprit.

J’ai profité de ces différents papiers pour décrier à maintes reprises à quel point nos rapports sur les réseaux sociaux font pitié. Eh bien, bonne nouvelle ! Je crois m’être réconciliée avec cette sphère pas toujours rose de mon métier.

D'une fille à l'autre

La faute (encore) aux journalistes

CHRONIQUE / La vie est parfois ironique. D’un côté, on se bat pour faire cesser l’intimidation et on dénonce les remarques sur le physique d’autrui et de l’autre, on applaudit un humoriste poursuivi en cour pour avoir fait des blagues sur un jeune handicapé.

Plusieurs ont remarqué, dimanche dernier, l’attitude des artistes du rire face à leur confrère Mike Ward, qui a récemment été débouté en Cour d’appel pour son dossier l’opposant à Jérémy Gabriel. À l’heure actuelle, il doit verser 35 000 $ en dommages et intérêts au jeune homme, pour une blague faite dans le cadre d’un spectacle. Si je dis à l’heure actuelle, c’est que l’humoriste a annoncé vouloir porter cette cause jusqu’en Cour suprême, au nom, dit-il, de la liberté d’expression.

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La pointe de l’iceberg

CHRONIQUE / La députée de Québec solidaire, Christine Labrie, a procédé, il y a quelques jours, à un exercice qui n’a rien de jojo, en dévoilant à l’Assemblée nationale des insultes qu’elle et ses collègues ont reçues.

Les mots sont à la fois ce qu’il y a de plus beau et ce qu’il y a de pire. Dans ce cas, nul besoin de vous mentionner qu’il s’agit de la deuxième option.

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Se défendre d’être femme

CHRONIQUE / Il y avait 30 ans vendredi, le Québec était sous le choc au lendemain de la tuerie antiféministe de Polytechnique. Il y a 30 ans, Marc Lépine déchargeait ses armes, mais surtout sa rage, en abattant 14 étudiantes. Son motif? Le seul et unique fait que ses victimes étaient des femmes.

Il y a 30 ans, j’avais à peine trois ans. Je n’ai absolument aucun souvenir de ce tristement célèbre 6 décembre 1989. J’en ai entendu parler bien des années plus tard, par-ci par-là. Je ne m’étais pas vraiment attardée au sujet jusqu’à ce que je visionne le film de Denis Villeneuve. Je dois dire que regarder ce long métrage et, par le fait même, apprendre en détail ce qui s’est passé ce jour-là, m’a secouée, choquée, bouleversée.

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Le Noël moderne

CHRONIQUE / Ma belle-soeur ne sera pas avec nous à Noël. Elle a décidé de s’envoler vers une contrée plus chaude pour passer le temps des Fêtes. Ce n’est pas vraiment le froid de l’hiver qui l’a fait fuir, mais plutôt le stress qu’entraîne l’organisation des fêtes de Noël de nos jours.

Bien que j’ai toujours adoré le temps des Fêtes, je dois dire que je l’envie un peu. L’achat des cadeaux, la planification des mille et une soirées, la route entre chacune d’elles, le boulot et les demandes de congé, le désir de plaire à tout le monde et, surtout, de ne pas blesser personne en refusant une invitation me donnent des maux de tête à compter du 1er décembre. Avant cette date, je refuse simplement de regarder la réalité en face et je préfère vivre dans le déni. Une vraie autruche.

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Pour un temps des Fêtes simple, mais pas plate

CHRONIQUE / En l’écrivant quelque part, j’ai l’impression que j’aurai un pas de plus de fait. Rien de bien dramatique, je vous rassure. Je dépose ici un simple engagement à penser, à organiser et à vivre un temps des Fêtes sans stress.

C’est presque une lettre que j’adresse au père Noël ou du moins à la personne qui a le mandat de se déguiser pour nous remettre des présents aux côtés d’un conifère.

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Courriels (parfois) indésirables

CHRONIQUE / Notre travail est à la base de nombreuses interactions. Nous discutons, au quotidien, avec des relationnistes, des intervenants et des citoyens. On reçoit des courriels de tous genres, allant de la banale convocation de presse au commentaire formulé par un lecteur ou quelqu’un qui vient visiblement de joindre le clan des anciens lecteurs.

Et c’est là que ça se corse. Notre boîte de messagerie électronique contient des messages composés de quelques mots, de quelques lignes et parfois de longs paragraphes... De très longs paragraphes.

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Le déco-quoi?

CHRONIQUE / Le décorum. Le fameux décorum. En a-t-on assez entendu parler, la semaine dernière, avec la soif de confort de la députée solidaire Catherine Dorion à l’Assemblée nationale? Sans doute, mais j’ai quand même le goût d’en rajouter.

Qu’on mette quelque chose au clair immédiatement. Je suis assez déchirée sur la question. D’un côté, je suis un peu découragée qu’on fasse tout un plat pour une histoire de guenille et d’un autre, je suis d’avis que porter un coton ouaté en chambre n’était sans doute pas l’idée du siècle. Un moment donné, peut-on se forcer un peu? Juste un petit peu. Il y a 1001 endroits où le coton ouaté est le bienvenu. Et il y a 1001 autres vêtements approuvés par le code vestimentaire et tout aussi confortables. Et ne venez pas me dire que c’est devenu une question de liberté d’expression et de féminisme. Je suis féministe et je suis une défenseuse de la liberté individuelle, mais je ne monterai jamais aux barricades parce qu’on empêche une députée de siéger en coton ouaté. Ce n’est toujours bien pas devenu un droit constitutionnel.

D'une fille à l'autre

Bien cachés sous un veston

CHRONIQUE / Je l’avoue, j’ai par le passé, moi aussi, arboré une garde-robe similaire à ce que peut porter la députée Catherine Dorion. Visiblement, j’étais, moi aussi, bien près du scandale alors que je portais les vêtements comparables aux siens en plein milieu de travail! Scandale! Pas tant! Ce qui m’a sauvée de toute controverse, ce sont la fonction que j’occupais et ledit milieu de travail.

La belle époque du coton ouaté et de la tuque rime avec mes années passées à la radio. Lorsque le réveil se fait entendre vers 3h45 et que nos collègues de travail se limitent à une ou deux personnes, quelques micros et une console, disons que nous penchons rapidement vers la tenue décontractée. Ce style plus que confortable est encore plus apprécié les matins d’hiver. Je vous l’assure, il n’y a rien de plus difficile que d’affronter l’hiver québécois à 4h du matin.

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L’ignorance mécanique

CHRONIQUE / Avertissement. Cette présente chronique peut contenir des propos sexistes. Nous préférons vous en avertir.

Qui dit changement de saison et changement d’heure dit changement de pneus. L’un de mes calvaires bisannuels. Une étape qui me fait royalement suer et que je préfère ignorer jusqu’à ce que les premières neiges m’y obligent.

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Joyeuses Fêtes (déjà)!

CHRONIQUE / Nous sommes des survivants, rien de moins ! Après tout, le peuple québécois a traversé l’un des plus gros conflits que l’histoire nous a offerts au cours des dernières années : le déplacement de l’Halloween qui a lieu, depuis toujours, le 31 octobre vers le 1er novembre en raison du mauvais temps annoncé.

J’ai vécu cela de loin, alors que je profitais de quelques jours de congé à l’extérieur du pays. Une chance ! J’aurais été soit gênée ou effrayée de le vivre au Québec. Vue de loin, la province semblait presque à feu et à sang. J’exagère à peine.

D'une fille à l'autre

Calmez-vous le clavier

CHRONIQUE / C’est officiel ! J’en ai ras le bol. Je me retrouve face à une écoeurantite aiguë des réseaux sociaux.

Certains me diront de simplement abandonner l’univers des réseaux sociaux, mais je n’ai pas envie d’abdiquer.

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En mode avion

CHRONIQUE / J’arrive d’un week-end d’amoureux dans Charlevoix. Repos, spa, feu de foyer, randonnée et bonne bouffe étaient au programme. En faisant nos petits bagages de deux jours, j’ai demandé à ma tendre moitié s’il était d’accord pour qu’on laisse les médias sociaux de côté, le temps du week-end. En plus de faire une pause de cet engin diabolique qu’est devenu le cellulaire depuis quelques années, je me suis dit que ça ferait, en même temps, un bon sujet de chronique.

Il m’a dit oui.

D'une fille à l'autre

Ma malédiction prend fin

CHRONIQUE / Je pense que c’est moi qui ai porté malheur à Richard Martel, qui a bien failli être emporté par la vague bloquiste qui a déferlé sur la province et sur le Saguenay–Lac-Saint-Jean, lundi soir. Voyez-vous, en 11 ans de couverture journalistique le soir d’une élection, qu’elle soit municipale, provinciale ou fédérale, ma candidate ou mon candidat assigné a toujours perdu.

Peut-être que je porte la poisse, qui sait.

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Montez un mont et respirez

CHRONIQUE / Plus je vieillis et plus je ressens l’appel de la nature. Je vous rebats d’ailleurs les oreilles avec ça depuis que j’ai passé le cap des 30 ans. Mais voyez-vous, je me suis découvert une nouvelle passion depuis quelques mois. La randonnée. À vrai dire, si j’étais indépendante de fortune, je passerais ma vie à faire de la randonnée pédestre.

« Tu devrais faire Compostelle », m’a dit une amie, le week-end dernier, alors que nous faisions, justement, une petite randonnée à L’Anse-Saint-Jean.

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Vive l’automne!

CHRONIQUE / Vive l’automne ! Longue vie à l’automne ! Voilà, j’annonce, sans plus de fla-fla, mes vraies couleurs.

Je reviens de quelques jours passés en forêt qui se résument très facilement. J’ai fait le plein de sommeil à toute heure du jour, de marches en forêt à surveiller les traces de la grande faune et de la plus petite ainsi que de longs moments dédiés à la contemplation de la nature. Des heures et des heures à ne penser qu’au repos.

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Loin des yeux, pas loin du coeur

CHRONIQUE / À l’image d’une version contemporaine d’Émilie Bordeleau, je suis régulièrement seule à la maison alors que mon mari se retrouve, pour le travail, à 350 kilomètres au nord de Chibougamau.

Heureusement, les conditions de vie dans ma banlieue almatoise n’ont strictement rien à voir avec celles vécues par la fille de Caleb Bordeleau. Et ajoutons que je ne doute jamais de mon homme lorsqu’il est loin de la maison.

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Les princes du Nord

CHRONIQUE / Je suis partie à l’aventure au-delà du 50e parallèle, il y a quelques semaines. Ceux qui ont l’habitude de me suivre le savent déjà : mon beau prince est un travailleur du Nord. Il y était depuis plusieurs jours lorsque j’ai décidé de lui rendre visite, le temps d’un week-end. Que voulez-vous, je m’ennuyais trop.

Ce n’était pas la première fois que je me rendais dans la belle et immense région du Nord-du-Québec pour y visiter mon travailleur de chum. Mais c’était la première fois que j’y allais en voiture, puisque la dernière fois, c’était beaucoup trop loin pour que je m’y aventure seule. Mon anxiété n’aurait pas apprécié les 14 heures de route, dont deux sur une route de gravier. J’aurais sans doute succombé à une crise de panique dans un fossé de la route de la Baie-James.

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Cette belle jeunesse

CHRONIQUE / J’étais assise dans un autobus de Montréal, vendredi dernier, lorsque ça m’a pris. Le nez qui pique, les fourmis qui envahissent le corps et les yeux qui prennent l’eau.

J’étais dans la métropole pour rendre visite à ma mère, mon frère et mes amies. J’en ai profité pour me rendre au parc Jeanne-Mance, vendredi matin, où avait lieu le rassemblement précédant la marche pour le climat. Je suis une fille particulièrement curieuse et je voulais voir de mes yeux ce qui s’annonçait comme l’une des manifestations les plus importantes de l’histoire montréalaise. Les prédictions étaient bonnes, puisqu’une manifestation monstre comme celle qu’ont vécue les Montréalais, ça ne s’était jamais vu. Bien contente d’avoir pu voir ça.

Chroniques

À quel moment on s’éteint ?

CHRONIQUE / Imaginez la scène. Ça sonne à votre porte. Vous ouvrez. Un inconnu entre dans votre demeure et affirme que votre ado devrait retourner à l’école, qu’il n’a rien compris de la vie et qu’il ne changera rien avec ses grandes idées.

Une vraie douche froide sur les ambitions et les aspirations de votre enfant, ce citoyen en devenir.

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Appel en attente

CHRONIQUE / Je dis toujours que notre métier s’appuie sur de grands principes journalistiques et sur le simple fait qu’on se reverra demain.

C’est souvent ce que je mentionne, au terme d’une rencontre, aux élus, aux intervenants et aux représentants que je rencontre dans le cadre de mon travail.

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Les méchants journalistes

CHRONIQUE / « Les médias ont déformé le message. » Cette phrase est sortie de la bouche d’une responsable des communications d’une organisation parapublique de Saguenay, il y a quelque temps. Elle s’adressait à moi, alors vous comprendrez que je l’ai prise un peu de travers. Surtout que dans ce cas précis, les médias n’avaient absolument rien déformé, puisque le communiqué n’était initialement pas clair. Mais bon, c’est toujours facile d’attaquer les journalistes.

Je n’écrirais rien là-dessus si ce genre de propos tenus à l’endroit des médias n’étaient pas devenus monnaie courante. D’ailleurs, le lendemain, j’assistais à une réunion tenue par une municipalité du Saguenay, qui faisait face à une petite tempête en raison d’une nouvelle réglementation sur les animaux. Encore là, on a dit que les journalistes avaient fait tout un plat avec pas grand-chose. Typique lorsqu’on perd le contrôle d’une situation.

D'une fille à l'autre

Le harcèlement publicitaire

CHRONIQUE / La semaine dernière, j’ai reçu un courriel, comme j’en reçois à la tonne chaque jour, d’une boutique de vêtements. C’était une boutique de lingerie, avec des petites culottes particulièrement osées. J’ai cliqué sur le lien, histoire de rigoler un peu. J’ai surfé quelques minutes à peine sur le site Web. J’ai cliqué sur deux modèles pour les voir de plus près. Puis, j’ai quitté ma recherche. Sans rien acheter.

Deux heures plus tard, j’ai reçu un second courriel de la même boutique. L’objet du courriel était «Tu y penses toujours?», avec, en photo, les deux modèles qui avaient attiré mon attention deux heures plus tôt.

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Je ne suis pas ton amie (virtuelle)

CHRONIQUE / Ma présence dans l’univers médiatique depuis un peu plus d’une décennie m’amène, chaque semaine, à accepter de nouveaux amis, non pas dans la vraie vie, mais plutôt dans l’univers virtuel de Mark Zuckerberg qu’est Facebook.

Quelques fois, j’ai droit à, comment dire, des surprises de la vie. Rien de grave, tout cela se gère en quelques clics de souris et avec quelques explications. Retirer de la liste d’amis, quelle belle option que Facebook propose ! J’ai même dû à quelques reprises bloquer certains personnages, mais rien de majeur, je vous rassure.

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La faute au père Noël

CHRONIQUE / J’ai l’impression que certaines personnes voient les changements climatiques comme s’il s’agissait d’une religion.

Oui, c’est en plein ça, me diront plusieurs d’entre vous, heureux que je partage votre point de vue. Je vous arrête tout de suite.

D'une fille à l'autre

Apprendre à discuter

CHRONIQUE / Je ne vous apprends rien en affirmant qu’il ne faut pas parler d’argent, de politique ou de religion autour de la table.

Au quatrième jour de cette campagne électorale fédérale, avouez que cette loi non écrite prend tout son sens.

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Deux jours, ce n’est pas assez

CHRONIQUE / Les week-ends de trois jours, c’est la vie.

Plus je vieillis et plus je me rends compte que le temps file à une vitesse folle. J’ai passé ma vingtaine à ne penser qu’à travailler. Je suis passée à côté de bien des événements, des activités, des réunions familiales, des voyages, sous prétexte que le boulot passait avant tout. Et je le pensais. Ma priorité a longtemps été le travail. Je me disais que, de toute façon, j’aurais toute la vie pour les loisirs et le plaisir. Et pourtant. La vingtaine n’est-elle pas la décennie parfaite pour s’amuser? N’est-elle pas la décennie idéale pour voyager, apprendre et découvrir?

D'une fille à l'autre

Une année à attendre les prochains congés

CHRONIQUE / Chaque jour férié que nous offre le calendrier rallume la même réflexion. Serions-nous de meilleurs employés si nous avions seulement qu’à travailler quatre jours par semaine ? La question a sa raison d’être. Après tout, le Parti québécois (PQ) l’a même proposé, en 2003, à travers une promesse électorale de loi-cadre sur la conciliation travail-famille.

La suggestion du PQ comprenait, notamment, la réduction de la semaine de travail de 20 % sans amputer les avantages sociaux.