D'une fille à l'autre

Le corps dans toute sa splendeur

CHRONIQUE / Y a-t-il un endroit où vous retrouvez votre coeur d’enfant, où votre âge mental redescend à 10 ans, bien que vous en ayez 30, 40 ou 50? Moi, oui. Au parc aquatique.

Je fais partie de ces personnes qui veulent arriver à l’ouverture et qui supplient ses accompagnateurs pour faire une «dernière» glissade avant de partir. Et, si je suis avec des personnes assez compréhensives, je peux faire trois ou quatre dernières descentes avant qu’on me dise que le parc ferme ses portes. Et je cours pratiquement sur le site pour ne pas perdre une seule seconde.

D'une fille à l'autre

Fléau vestimentaire

CHRONIQUE / Un fléau a refait surface cet été. Je ne parle pas de la sécheresse, des épidémies de sauterelles ou des frasques de Donald de Trump.

Le soulier-sandale semble faire un retour en force chez les hommes. Bon, O.K., il y a pire que ça, même en matière vestimentaire. Mais je ne compte plus les personnes que j’ai rencontrées dans les dernières semaines, chaussant cette chose qui avait fait un tabac dans les années 80 et 90. À cette époque, ce type de soulier-sandale était mieux, souvent en cuir, brun et agencé avec des shorts en lin.

D'une fille à l'autre

Au pays de Maria Chapdelaine

CHRONIQUE / Ça devait bien faire 10 ans que je n’étais pas allée à Dolbeau-Mistassini. Lorsque j’étais petite, mon père se faisait un plaisir, et peut-être un devoir, de faire le tour du Lac au moins une fois par été, en ma compagnie. Nous arrêtions souvent pique-niquer à la Chute à l’Ours, à Normandin, ou bien à l’ermitage Saint-Antoine de Lac-Bouchette. Lorsque j’étais chanceuse, nous allions au Zoo sauvage de Saint-Félicien.

C’est curieux, mais je me souviens surtout de la route qui séparait Saguenay de Saint-Félicien, du côté sud du majestueux lac Saint-Jean. Peut-être que je dormais lorsque nous étions rendus à redescendre par l’autre bord. L’autre bord, le nord, je ne sais pas si c’est moi, mais il me semble qu’il soit un peu boudé par les Saguenéens. Peut-être même par les Jeannois, mais ça, je ne veux pas parler en leur nom.

D'une fille à l'autre

«Retourne dans ta ville»

CHRONIQUE / «Retourne dans ton rang!» C’est le maire d’un petit village jeannois qui a dit ça à une citoyenne, la semaine dernière, à l’issue d’une petite chicane. «Elle m’a mis à bout», m’avait dit le maire pour expliquer ces paroles qu’on pourrait qualifier de déplacées pour un élu.

On s’entend, dans ce village, il y a juste des rangs et naturellement une seule rue principale. Drôle d’insulte, non?

D'une fille à l'autre

Ces coins de pays sous-estimés

CHRONIQUE / Lorsque mon Kamouraskois de chum m’a amenée pour la première fois dans son village natal, il m’a fait visiter son rang. « Mon » rang, qu’il disait. Et il n’avait pas tout à fait tort, puisque le rang de l’Embarras, en arrivant dans le pittoresque village du Bas-du-Fleuve, n’était, jadis, habité que par les Gagnon, la famille de sa mère. Aujourd’hui, bien que les membres de sa famille occupent toujours une place importante dudit rang, d’autres familles y ont élu domicile.

« Ça, c’est la maison où j’ai grandi. À côté, c’est ma tante et mon oncle et en face, c’est la ferme de ma grand-mère, qui est aujourd’hui à mon cousin. Plus loin, c’est aussi mon oncle et là-bas, c’est la maison à mon autre tante », me disait-il, lors de ma visite guidée du rang familial. Il a continué comme ça durant plusieurs minutes, puisque la famille Gagnon, c’est une bien grande famille de Kamouraska.

D'une fille à l'autre

Syndiquer les cadres?

CHRONIQUE / C’est l’idée qu’a lancée un élu avec qui je parlais, il y a quelques jours. Évidemment, c’était une blague. Il n’était pas sur le point d’appeler la CSN. Du maraudage chez les cadres ou gestionnaires, ce serait assez farfelu, non?

Son idée était venue des dirigeants d’entreprise de sa ville, qui se plaignaient de la pénurie de main-d’oeuvre. Ils demandaient à la Ville de l’aide pour trouver des employés. L’absence de main-d’oeuvre les obligeait désormais à accepter ce qui était pourtant inacceptable il y a quelques années à peine.

D'une fille à l'autre

Sourire ne pousse pas au burnout

CHRONIQUE / Je n’ai jamais compris les gens qui travaillent dans le public et qui ont un air de boeuf. Vous savez, ceux qui vous font sentir presque mal de poser une question. Celles qui vous font peur de passer à la caisse.

Je ne suis pourtant pas une cliente exigeante. Vraiment pas, même. J’ai toujours eu une facilité à me servir moi-même et je suis la dernière à me plaindre d’un service reçu. Et surtout, je suis d’une grande tolérance devant de jeunes employés qui font leurs premières armes et qui se confondent en excuses devant un service maladroit.

D'UNE FILLE À L'AUTRE

Les sorties scolaires d'aujourd'hui: c’est pas toujours juste

CHRONIQUE / Lorsque j'étais au secondaire, j’avais une sortie scolaire qui m’enchantait chaque année. En février, nous allions toujours assister aux projections du festival Regard sur le court métrage, tout un après-midi. On prenait l’autobus et on se dirigeait à l’Auditorium Dufour pour regarder des films. C’était gratuit et on n’avait pas à quêter nos parents pour pouvoir y participer. Cette simple sortie m’a permis de développer une petite passion pour le 7e art et je me fais encore un devoir d’assister à quelques projections, 15 ans plus tard.

En juin, nous avions aussi, «dans mon temps», des sorties pour célébrer la fin de l’année scolaire. Rien d’extravagant, mais nous avions une liste de sorties possibles, pour tous les budgets des parents et pour tous les goûts des adolescents.

D'UNE FILLE À L'AUTRE

Tout est grandiose lors des bals de finissants

CHRONIQUE / Si ça continue à ce rythme, ma fille va célébrer son premier bal à 4 ans. La fin de la garderie, ça se fête. Je commence déjà à mettre des sous de côté pour le photographe, la robe...

J’exagère à peine. Chaque transition est fêtée comme la plus grande des réussites. Les parents ne ménagent aucun effort pour célébrer leur petite progéniture... même s’ils viennent juste de terminer le primaire. Mon amie vient d’ailleurs d’organiser une grosse fête pour toute la classe de 6e année de son fils. Elle est tellement fière de son garçon, comme s’il venait de décrocher le prix Nobel de médecine.