D'une fille à l'autre

Le buzz des réseaux sociaux

CHRONIQUE / Je vous avise d’entrée de jeu : vous n’apprendrez rien de bien scientifique concernant le cannabis en lisant les lignes subséquentes.

On va plutôt jaser, comme on le ferait autour d’une bonne bière, ou depuis mercredi, autour d’un gros joint. Je blague ! J’ai écrit cette chronique en buvant mon café au doux son de ma laveuse à spin.

D'une fille à l'autre

L’image du cannabis

CHRONIQUE / Mercredi dernier, j’ai été rivée à mon téléviseur toute la soirée. J’ai écouté toutes les émissions spéciales sur la légalisation du cannabis.

Ce n’est pas tout le monde qui s’en est rendu compte, mais on a quand même vécu une journée historique. Une journée qui ne se reproduira plus jamais. Et j’en ai été fascinée. Fascinée de voir à quel point cette légalisation divise. Fascinée de voir les files interminables devant les boutiques de cannabis, d’un océan à l’autre. Fascinée de voir que le Canada faisait les manchettes aux quatre coins du monde. Admettez que c’est quelque chose. Que vous soyez pour ou contre, la légalisation du pot, ça n’arrive pas tous les jours.

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Mes amis imaginaires

CHRONIQUE / Un collègue me disait, cette semaine, que s’il devait envisager un changement de carrière, il songerait à suivre son cours pour devenir camionneur. J’ai été quelque peu surprise d’entendre ça, car s’il y a un travail que je ne voudrais pas faire, c’est bien celui-ci. Voyez-vous, je n’aime pas particulièrement conduire. J’irais jusqu’à dire que je vois les longs trajets comme une épreuve de la vie.

J’arrive d’ailleurs de Montréal, où je suis allée passer quelques jours. La route et moi, on n’est pas les meilleures amies du monde. Et je préfère encore conduire jusqu’à Chibougamau que jusqu’à Montréal. Les routes désertes me font beaucoup plus de l’œil que les autoroutes. À vrai dire, ce n’est pas tant la route que j’ai en horreur, mais, évidemment, ceux avec qui je la partage.

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Un aller simple pour sauver le monde

CHRONIQUE / J’ai la vacance facile.

Dès que je ne dors pas dans mon lit, que ma vie se résume au contenu d’une valise ou que je n’ai pas de vaisselle à faire, je me considère en vacances. Vous comprendrez que dans mon cas, faire l’épicerie relève presque de l’aventure.

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Cours, mon prince

CHRONIQUE / J’ai souvent eu l’impression que les filles s’adaptaient plus facilement aux passe-temps de leur chum que le contraire. Du moins, sur une longue période. Je ne parle pas du gars qui accepte d’accompagner sa douce aux pommes ou de celui qui se rend à une soirée costumée. Généralement, les garçons essaient de faire plaisir à leur blonde. Du moins, ils le devraient. Comme les filles devraient essayer de faire plaisir à leur chum, à leur blonde ou à n’importe qui qui partage leur vie. Enfin bref, vous comprenez ce que je veux dire.

Je suis tout de même chanceuse, j’ai un prince qui accepte la plupart des activités que je lui propose.

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Le fruit défendu

CHRONIQUE / Comme environ 99 % des Québécois, dernièrement, le mari et moi avons opté pour l’activité numéro 1 au Québec, à ce moment-ci de l’année. Vous savez, cette activité qui envahit notre fil d’actualité Facebook tel un statut politique au lendemain du résultat de lundi soir. Vous avez deviné ? La fameuse journée aux pommes !

Entre amis, nous avons mis le cap, au courant des derniers jours, vers l’île d’Orléans. J’avoue, comme environ 99 % des gars, mon mari n’a pas été consulté quant au choix de ladite activité. Par contre, ça, c’est une autre histoire…

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Quand Fardoche rencontre Ricardo

CHRONIQUE / Un garçon que je connais s’est lancé en affaire avec sa blonde, le printemps dernier. Il a choisi de vivre de la terre, en cultivant un gigantesque potager dont les fruits sont destinés à ses clients. Il a laissé tomber la ville pour s’installer dans le Bas-du-Fleuve, sur une immense terre et dans une vieille maison.

Je l’enviais un peu, lorsqu’il a raconté son projet. Je trouvais ça beau, de les voir, lui et sa blonde, se donner corps et âme pour un projet aussi grandiose qu’est la culture maraîchère. Les tourtereaux ont tout de même dû arrondir les fins de mois en travaillant dans la restauration, puisqu’on va se le dire, ce n’est probablement pas avec la culture maraîchère qu’on devient millionnaire. Du moins, pas les premières années. Et sans doute jamais d’ailleurs.

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«Chumme de femme»

CHRONIQUE / Il y a quelques mois, j’ai vécu un coup de foudre d’amitié. Un coup de foudre comme il en existe en amour, mais sans les papillons, le désir charnel et l’envie de dire « Oui, je le veux », devant l’autel. Vous voyez ce que je veux dire ? Vous savez, lorsqu’on rencontre quelqu’un qui semble déjà vous connaître, avec qui il n’y a pas de malaise et à qui vous n’êtes pas gêné de confier vos plus intimes secrets.

C’est donc ce qui m’est arrivé, il y a quelques mois, lorsque j’ai fait la connaissance d’une nouvelle amie. Ça m’est arrivé au travail, comme ça arrive à l’école lorsqu’on est petit.

Chroniques

Ces gladiateurs des temps modernes

CHRONIQUE / Avez-vous écouté le débat des chefs, jeudi soir ? Moi, non. Pas fort pour une journaliste, me direz-vous. Et vous avez raison. Mais, voyez-vous, je devais couvrir un spectacle pour le travail, justement, et écouter un débat en reprise, c’est loin d’être aussi excitant. Alors, pendant que vous regardiez les chefs à l’oeuvre, de mon côté, j’assistais à un spectacle d’humour. Et je suis absolument certaine que j’ai eu une meilleure soirée que vous.

Chaque élection, qu’elle soit provinciale ou fédérale, j’essaie de regarder – et d’écouter, ce qui est parfois moins facile – les affrontements entre les chefs de parti. Mais je dois vous avouer que je ne le fais pas par plaisir, mais plutôt par devoir. Parce qu’être mal à l’aise durant deux heures pour ces personnes dans mon salon, ce n’est pas mon activité favorite.

Chroniques

Bacs bruns, la suite

Je n’aurais pas voulu être adolescente à l’ère des médias sociaux. Je me serais mis trop de pression et j’aurais sans doute été bien atteinte par les commentaires disgracieux à mon endroit. Je ne suis pas certaine que j’aimerais être candidate à une élection non plus, avec tous ces commentaires haineux contre certains, véhiculés sur les plateformes sociales telles que Facebook.

Si je vous dis ça, c’est qu’en tant que journaliste, nous ne sommes pas épargnés par cette hargne qui déferle bien souvent sur la Toile. Je fêterai mes 10 ans de carrière en octobre. J’avais été engagée lors de la campagne électorale provinciale de 2008. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis et les temps ont bien changé.