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D'une fille à l'autre

Montez un mont et respirez

CHRONIQUE / Plus je vieillis et plus je ressens l’appel de la nature. Je vous rebats d’ailleurs les oreilles avec ça depuis que j’ai passé le cap des 30 ans. Mais voyez-vous, je me suis découvert une nouvelle passion depuis quelques mois. La randonnée. À vrai dire, si j’étais indépendante de fortune, je passerais ma vie à faire de la randonnée pédestre.

« Tu devrais faire Compostelle », m’a dit une amie, le week-end dernier, alors que nous faisions, justement, une petite randonnée à L’Anse-Saint-Jean.

D'une fille à l'autre

Vive l’automne!

CHRONIQUE / Vive l’automne ! Longue vie à l’automne ! Voilà, j’annonce, sans plus de fla-fla, mes vraies couleurs.

Je reviens de quelques jours passés en forêt qui se résument très facilement. J’ai fait le plein de sommeil à toute heure du jour, de marches en forêt à surveiller les traces de la grande faune et de la plus petite ainsi que de longs moments dédiés à la contemplation de la nature. Des heures et des heures à ne penser qu’au repos.

D'une fille à l'autre

Loin des yeux, pas loin du coeur

CHRONIQUE / À l’image d’une version contemporaine d’Émilie Bordeleau, je suis régulièrement seule à la maison alors que mon mari se retrouve, pour le travail, à 350 kilomètres au nord de Chibougamau.

Heureusement, les conditions de vie dans ma banlieue almatoise n’ont strictement rien à voir avec celles vécues par la fille de Caleb Bordeleau. Et ajoutons que je ne doute jamais de mon homme lorsqu’il est loin de la maison.

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Les princes du Nord

CHRONIQUE / Je suis partie à l’aventure au-delà du 50e parallèle, il y a quelques semaines. Ceux qui ont l’habitude de me suivre le savent déjà : mon beau prince est un travailleur du Nord. Il y était depuis plusieurs jours lorsque j’ai décidé de lui rendre visite, le temps d’un week-end. Que voulez-vous, je m’ennuyais trop.

Ce n’était pas la première fois que je me rendais dans la belle et immense région du Nord-du-Québec pour y visiter mon travailleur de chum. Mais c’était la première fois que j’y allais en voiture, puisque la dernière fois, c’était beaucoup trop loin pour que je m’y aventure seule. Mon anxiété n’aurait pas apprécié les 14 heures de route, dont deux sur une route de gravier. J’aurais sans doute succombé à une crise de panique dans un fossé de la route de la Baie-James.

D'une fille à l'autre

Cette belle jeunesse

CHRONIQUE / J’étais assise dans un autobus de Montréal, vendredi dernier, lorsque ça m’a pris. Le nez qui pique, les fourmis qui envahissent le corps et les yeux qui prennent l’eau.

J’étais dans la métropole pour rendre visite à ma mère, mon frère et mes amies. J’en ai profité pour me rendre au parc Jeanne-Mance, vendredi matin, où avait lieu le rassemblement précédant la marche pour le climat. Je suis une fille particulièrement curieuse et je voulais voir de mes yeux ce qui s’annonçait comme l’une des manifestations les plus importantes de l’histoire montréalaise. Les prédictions étaient bonnes, puisqu’une manifestation monstre comme celle qu’ont vécue les Montréalais, ça ne s’était jamais vu. Bien contente d’avoir pu voir ça.

Chroniques

À quel moment on s’éteint ?

CHRONIQUE / Imaginez la scène. Ça sonne à votre porte. Vous ouvrez. Un inconnu entre dans votre demeure et affirme que votre ado devrait retourner à l’école, qu’il n’a rien compris de la vie et qu’il ne changera rien avec ses grandes idées.

Une vraie douche froide sur les ambitions et les aspirations de votre enfant, ce citoyen en devenir.

D'une fille à l'autre

Appel en attente

CHRONIQUE / Je dis toujours que notre métier s’appuie sur de grands principes journalistiques et sur le simple fait qu’on se reverra demain.

C’est souvent ce que je mentionne, au terme d’une rencontre, aux élus, aux intervenants et aux représentants que je rencontre dans le cadre de mon travail.

D'une fille à l'autre

Les méchants journalistes

CHRONIQUE / « Les médias ont déformé le message. » Cette phrase est sortie de la bouche d’une responsable des communications d’une organisation parapublique de Saguenay, il y a quelque temps. Elle s’adressait à moi, alors vous comprendrez que je l’ai prise un peu de travers. Surtout que dans ce cas précis, les médias n’avaient absolument rien déformé, puisque le communiqué n’était initialement pas clair. Mais bon, c’est toujours facile d’attaquer les journalistes.

Je n’écrirais rien là-dessus si ce genre de propos tenus à l’endroit des médias n’étaient pas devenus monnaie courante. D’ailleurs, le lendemain, j’assistais à une réunion tenue par une municipalité du Saguenay, qui faisait face à une petite tempête en raison d’une nouvelle réglementation sur les animaux. Encore là, on a dit que les journalistes avaient fait tout un plat avec pas grand-chose. Typique lorsqu’on perd le contrôle d’une situation.

D'une fille à l'autre

Le harcèlement publicitaire

CHRONIQUE / La semaine dernière, j’ai reçu un courriel, comme j’en reçois à la tonne chaque jour, d’une boutique de vêtements. C’était une boutique de lingerie, avec des petites culottes particulièrement osées. J’ai cliqué sur le lien, histoire de rigoler un peu. J’ai surfé quelques minutes à peine sur le site Web. J’ai cliqué sur deux modèles pour les voir de plus près. Puis, j’ai quitté ma recherche. Sans rien acheter.

Deux heures plus tard, j’ai reçu un second courriel de la même boutique. L’objet du courriel était «Tu y penses toujours?», avec, en photo, les deux modèles qui avaient attiré mon attention deux heures plus tôt.

D'une fille à l'autre

Je ne suis pas ton amie (virtuelle)

CHRONIQUE / Ma présence dans l’univers médiatique depuis un peu plus d’une décennie m’amène, chaque semaine, à accepter de nouveaux amis, non pas dans la vraie vie, mais plutôt dans l’univers virtuel de Mark Zuckerberg qu’est Facebook.

Quelques fois, j’ai droit à, comment dire, des surprises de la vie. Rien de grave, tout cela se gère en quelques clics de souris et avec quelques explications. Retirer de la liste d’amis, quelle belle option que Facebook propose ! J’ai même dû à quelques reprises bloquer certains personnages, mais rien de majeur, je vous rassure.

D'une fille à l'autre

La faute au père Noël

CHRONIQUE / J’ai l’impression que certaines personnes voient les changements climatiques comme s’il s’agissait d’une religion.

Oui, c’est en plein ça, me diront plusieurs d’entre vous, heureux que je partage votre point de vue. Je vous arrête tout de suite.

D'une fille à l'autre

Apprendre à discuter

CHRONIQUE / Je ne vous apprends rien en affirmant qu’il ne faut pas parler d’argent, de politique ou de religion autour de la table.

Au quatrième jour de cette campagne électorale fédérale, avouez que cette loi non écrite prend tout son sens.

D'une fille à l'autre

Deux jours, ce n’est pas assez

CHRONIQUE / Les week-ends de trois jours, c’est la vie.

Plus je vieillis et plus je me rends compte que le temps file à une vitesse folle. J’ai passé ma vingtaine à ne penser qu’à travailler. Je suis passée à côté de bien des événements, des activités, des réunions familiales, des voyages, sous prétexte que le boulot passait avant tout. Et je le pensais. Ma priorité a longtemps été le travail. Je me disais que, de toute façon, j’aurais toute la vie pour les loisirs et le plaisir. Et pourtant. La vingtaine n’est-elle pas la décennie parfaite pour s’amuser? N’est-elle pas la décennie idéale pour voyager, apprendre et découvrir?

D'une fille à l'autre

Une année à attendre les prochains congés

CHRONIQUE / Chaque jour férié que nous offre le calendrier rallume la même réflexion. Serions-nous de meilleurs employés si nous avions seulement qu’à travailler quatre jours par semaine ? La question a sa raison d’être. Après tout, le Parti québécois (PQ) l’a même proposé, en 2003, à travers une promesse électorale de loi-cadre sur la conciliation travail-famille.

La suggestion du PQ comprenait, notamment, la réduction de la semaine de travail de 20 % sans amputer les avantages sociaux.

D'une fille à l'autre

Pas la recrue de l’année!

CHRONIQUE / Personne ne tombera en bas de sa chaise alors que je vous avouerai que mis à part mes chaussures de sport que je porte en dehors des heures du travail il n’y a pas grand-chose de sportif de rattaché à ma personne.

Que voulez-vous? J’appartiens à l’autre clan. Je m’identifie bien plus aux projets artistiques que sportifs.

Chroniques

La passion comme profession

CHRONIQUE / Mon mari doit souvent me partager. Je vous rassure, non pas avec une autre personne, mais avec mon travail. Que voulez-vous, il a marié une passionnée.

Et si l’horaire est prévu, de manière générale, de 9 à 5, je dois vous avouer que la réalité en est autrement.

Chroniques

Ce «vrai monde» qu’on oublie

CHRONIQUE / Le Quotidien fait partie de ma vie depuis ma naissance. Ce n’est même pas exagéré. Ma mère était journaliste au même journal, alors vous comprendrez que Le Quotidien a traîné sur toutes les tables de cuisine qui ont ponctué ma vie.

Petite, je regardais les pages du journal sans trop comprendre leur contenu, mais je savais très bien que ce contenu devait être important. J’en ai eu la preuve en vieillissant et en pratiquant à mon tour ce métier.

D'une fille à l'autre

Dans le bon vieux temps

CHRONIQUE / À quel âge commence-t-on à dire «dans mon temps»? Je ne sais pas si je suis la seule, mais il me semble que j’utilise de plus en plus cette expression depuis que j’ai passé le cap de la trentaine.

Dans mon temps, je faisais ça. Quand j’étais jeune, je faisais ci. Je suis à la limite d’utiliser les termes «dans l’ancien temps» lorsque je parle à un ado.

D'une fille à l'autre

Ça passe trop vite!

CHRONIQUE / Je vis, depuis quelques années, un certain déni par rapport à mon âge. S’il n’en tenait qu’à moi, je serais figée dans le temps, à 26-27 ans. C’était, à mes yeux, le meilleur des deux mondes, une vie professionnelle et pas trop de responsabilités !

Sans grande surprise, je ne contrôle pas grand-chose et les pages du calendrier continuent de tourner. J’en conviens, personne ne versera de larmes devant mon incapacité à accepter le fait que je vieillisse. Il y a plus grand drame que celui de passer de 31 à 32 ans.

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Bilan des projets estivaux

CHRONIQUE / Il n’y a pas si longtemps – quelques mois à peine – c’est contre l’hiver que nous pestions. Le temps était froid, nous devions gérer toute cette neige qui ne cessait de tomber et nous vivions en fonction des conditions routières.

Le printemps a effacé notre aversion contre cette saison et l’été s’est pointé le nez. Avec tous les projets qu’il inclut.

D'une fille à l'Autre

Rien de gratuit, même sur Internet!

CHRONIQUE / J’ai l’habitude, avant de débuter un projet, de m’inspirer. Cela se passe, bien simplement, grâce à une courte recherche sur Google, une visite sur Pinterest ou quelques minutes passées sur Instagram, l’un de mes réseaux sociaux préférés.

Cette manie s’applique à presque tout dans ma vie. Mes recherches sont vastes allant d’une deuxième vie pour un meuble à une simple recette pour le souper du mardi. Parfois, c’est pour un truc de grand-mère pour le nettoyage de la maison ou pour mon jardin. Là, c’est du sérieux !

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En vacances, tous les week-ends

CHRONIQUE / «Prends-tu des vacances bientôt? » « As-tu pris des vacances? » « Quels sont tes projets de vacances? »

Voilà l’amorce de la plupart de nos discussions, à ce moment-ci de l’année. Avouons que ça fait changement de nos habituelles conversations de météorologues amateurs.

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L’autre profil du fleuve

CHRONIQUE / Ciao, bye, je vous abandonne pour les deux prochaines semaines. Je tire la plug, comme on dit. Les dernières années, j’écrivais des chroniques à l’avance, pour que vous ne m’oubliiez pas, même si je n’étais pas physiquement au journal pendant mes vacances. Cette année, j’ai décidé de faire une vraie pause, histoire de regorger un peu le citron qui a été pas mal pressé ces derniers mois. Eh oui, il arrive des moments où on a besoin de s’évader un peu. De ne pas penser, ni à l’actualité ni à pondre une chronique hebdomadaire.

Les vacances arrivent donc à point. Lorsqu’on est journaliste et que les gens commencent à nous tomber un peu sur les nerfs, c’est le temps qu’on mette notre chapeau de paille, qu’on fasse nos valises et qu’on s’éclipse pour quelques jours.

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Tournons-nous vers la rivière

CHRONIQUE / En allant assister aux feux d’artifice de la fête du Canada au Vieux-Port de Chicoutimi, il y a deux semaines, j’ai rencontré mon tout premier patron, M. Morin. C’est lui qui m’a offert mon tout premier emploi d’été, dans les défuntes halles du Vieux-Port. Il était le propriétaire de la tout aussi défunte Boulangerie Morin, qui a malheureusement dû mettre la clé sous la porte il y a quelques années déjà. J’ai passé trois étés au Vieux-Port. Des étés achalandés, au cours desquelles je vendais des galettes aux habitués du Vieux-Port, du pain pour les clients qui faisaient leurs emplettes aux halles et du chocolat aux bleuets aux touristes.

Dans ce temps-là, la zone portuaire de Chicoutimi était bondée. Et ça me fait un peu de peine de voir ces halles à l’abandon, sans les producteurs d’ici qui vendent leurs produits sous un même toit. 

À l’ère où on encourage l’achat local et où les consommateurs se tournent de plus en plus vers nos propres producteurs, comment se fait-il que nous ayons laissé ce bâtiment se détériorer au point où on a dû l’abandonner ? L’absence d’un marché public, sur un site comme le Vieux-Port de Chicoutimi, est tout simplement illogique.

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La vengeance d’un merle

CHRONIQUE / Vous vous en étiez peut-être rendu compte, mais je suis une grande amoureuse des animaux. Je partage mon quotidien avec des poules, un chat, un porc-épic, des renards, une marmotte, une moufette, un homme du Nord et un merle. Un merle qui m’en veut et qui a décidé de se venger.

Aujourd’hui, je profite de cette tribune pour vous demander conseil, chers lecteurs.

D'une fille à l'autre

Unique, mais pas seule

CHRONIQUE / J’ai été grandement touchée, mardi, de lire dans les pages du Quotidien l’histoire extraordinaire de Jacqueline Moisan, Nicole Dion et Sylvain Tremblay.

À l’âge de 80 ans, Mme Moisan (née Dion) a rencontré, pour la première fois de sa longue vie, sa soeur et son frère.