Patricia Rainville
Le Quotidien
Patricia Rainville
La croisée des chemins

D'une fille à l'autre

La croisée des chemins

CHRONIQUE / Je me sens un peu comme lorsque notre conjoint ou notre conjointe quitte le lit conjugal tôt le matin pour aller travailler et qu’enfin, on peut s’étirer et prendre toute la place. Les oreillers, les couvertures et l’espace nous appartiennent, le temps de se réveiller tranquillement. J’aime toujours ces petits moments de solitude, même si je préfère encore partager mon lit.

Cette semaine, je me sens un peu comme ça. Ma co-chroniqueuse nous a quittés pour aller relever de nouveaux défis ailleurs. Bien égoïstement, je me suis dit que j’aurai enfin toute la place pour m’étirer. Mais après quelques minutes, je me suis bien rendu compte que sa présence me manquait.

Patricia Rainville
Le Quotidien
Patricia Rainville
La tourtière en mode COVID-19

D'une fille à l'autre

La tourtière en mode COVID-19

CHRONIQUE / « Pas de tourtière à moins de deux mètres cette année, à Noël », a prévenu le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, plus tôt cette semaine. Il nous a dit que nous ne célébrerons pas Noël comme nous en avons l’habitude cette année. Pas de gros partys de famille élargie cette année, pas de buffet de saucisses dans le bacon et de pain sandwich dans lequel tout le monde pige. Pas de carotte doublement trempée dans la petite sauce mayo-ketchup. Le drame.

J’ironise un peu, mais je sais que pour plusieurs, les grands réveillons de Noël ou du jour de l’An sont sacrés. Je sais aussi que certains le préparent et l’attendent des mois à l’avance.

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Une croix sur mon traditionnel karaoké

D'une fille à l'autre

Une croix sur mon traditionnel karaoké

CHRONIQUE / Depuis quelques années, je célèbre mon anniversaire avec un bien festif karaoké. C’est l’occasion annuelle pour les amis de s’époumoner le temps d’une soirée. Mes amis sont adorables, mais tout comme moi, ils ne savent pas tellement pousser la note. Comme on dit, l’important, c’est de participer.

Mon anniversaire approche à grands pas, dans à peine quelques jours. Depuis quelques semaines, les amis se demandent ce qui se passe avec le festif karaoké en pleine pandémie. Citoyens dociles, nous comptions nous en tenir à 10 personnes. Et nous étions même prêts à chanter à deux mètres de distance. Pour vous dire à quel point c’est une tradition !

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Se déchirer la chemise pour les bonnes raisons

D'une fille à l'autre

Se déchirer la chemise pour les bonnes raisons

CHRONIQUE / Il n’y a plus grand-chose qui n’est pas matière à l’indignation. J’ai parfois l’impression que ce serait plus facile et moins long de faire l’exercice inverse et de se demander ce qui ne nous indigne pas.

Avons-nous toujours été ainsi ? Peut-être que je divague, mais j’ai l’impression que ce n’était pas aussi intense, il n’y a pas si longtemps. Il me semble que maintenant, on se déchire la chemise facilement pour tout... et trop souvent pour rien.

Patricia Rainville
Le Quotidien
Patricia Rainville
La peur des mots

D'une fille à l'autre

La peur des mots

CHRONIQUE / Ne trouvez-vous pas qu’on a l’indignation un peu facile ?

Je signais un texte, plus tôt cette semaine, sur la comparution d’un individu accusé d’avoir eu en sa possession une poupée-enfant érotique.

Patricia Rainville
Le Quotidien
Patricia Rainville
Les journalistes judiciaires, ces détestés

D'une fille à l'autre

Les journalistes judiciaires, ces détestés

CHRONIQUE / Saviez-vous que la médiatisation d’un dossier, au judiciaire, peut être considérée comme un facteur atténuant lorsque vient le temps de prononcer une peine ? Par exemple, si la cause d’un homme connu accusé et reconnu coupable de fraude ou d’agressions sexuelles, par exemple, a été largement médiatisée, un juge pourrait en tenir compte au moment où il aura à décider de la sentence d’un accusé. Beaucoup de criminalistes brandissent la médiatisation comme facteur atténuant.

En tant que journaliste, ça m’agace un peu, bien évidemment. Mais je comprends que la médiatisation peut parfois être une peine pire que celle prononcée par le tribunal. Mais n’oublions pas que la justice est publique. C’est un principe fondamental de notre système de justice canadien. Et plusieurs semblent l’oublier.

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Des commentaires (pas toujours) constructifs

D'une fille à l'autre

Des commentaires (pas toujours) constructifs

CHRONIQUE / Connaissez-vous la différence entre semer et planter ? Personnellement, je n’y ai jamais réellement porté attention, et ce, jusqu’à tout récemment.

Si je prends le temps de m’y arrêter, j’en déduis que « semer » implique des grains ; « planter », des plants. C’est logique, me direz-vous.

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
S’échapper au jardin

D'une fille à l'autre

S’échapper au jardin

CHRONIQUE / Quand tout part en vrille au boulot, j’aime bien me rappeler que nous n’opérons pas à coeur ouvert.

Même s’il est important, surtout à nos yeux, notre travail ne l’est pas tant, peu importe sa nature. Du moins, jamais comme celui qui opère à coeur ouvert.

Patricia Rainville
Le Quotidien
Patricia Rainville
S’épuiser le corps pour se reposer l’esprit

D'une fille à l'autre

S’épuiser le corps pour se reposer l’esprit

CHRONIQIUE / Avez-vous l’impression que vos journées n’ont pas assez d’heures, que la liste des tâches à effectuer n’a jamais de fin et que vous êtes toujours pressés ? Peut-être souffrez-vous d’anxiété de performance.

Je suis probablement atteinte par ce trouble anxieux depuis bien longtemps, mais je ne l’ai su que dernièrement. C’est ma médecin qui m’en a fait part lorsque je lui ai dit que mes journées ressemblaient bien souvent à des sprints. C’est encore pire en vieillissant. Ou c’est la vie en général qui va plus vite. Et c’est réellement épuisant.

Patricia Rainville
Le Quotidien
Patricia Rainville
La revanche des régions (ou pas)

D'une fille à l'autre

La revanche des régions (ou pas)

CHRONIQUE / J’avais déjà l’habitude de passer mes vacances au Québec. Sillonner les routes longeant le fleuve à moto, visiter des régions inexplorées, admirer nos paysages, tranquillement installée devant un coucher de soleil, découvrir nos magnifiques parcs nationaux ; bref, me la couler douce ici, chez nous. Jusqu’à cet été, j’étais pas mal l’une des seules de mon cercle d’amis à ne pas traverser une frontière pour me reposer. Alors, en cet été pandémique, je ne vois pas de grandes différences en ce qui a trait à mes destinations vacances. Pour le reste, bien sûr, tout est différent. En commençant par l’achalandage.

Mes petits coins jadis boudés par bien des touristes québécois sont pris d’assaut. Les régions du Québec sont devenues le havre de paix de ceux qui désirent fuir cette pandémie et prendre un peu de repos loin de la grande ville. Ou de ceux qui prennent leurs vacances chez eux, découvrant des attraits jusqu’ici ignorés, bien qu’ils soient situés à deux pas de la maison. Il aura fallu une pandémie pour ça.

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
En vacances... ici !

D'une fille à l'autre

En vacances... ici !

CHRONIQUE / Ce n’est pas une brillante campagne publicitaire ni le flash du siècle d’un stratège en publicité qui aura amené les Québécois à découvrir les charmes de leur province, mais plutôt une pandémie. Dire que c’est le coronavirus qui nous aura fait rester, ici, pendant les vacances estivales. Il paraît que chaque crise contient une opportunité. Dans ce cas, c’est tant mieux.

Les vacances d’été rimaient, pour nous, avec escapades américaines. La magnifique route qui traverse Vermont, les fruits de mer du Maine et une visite éclair dans une ville d’envergure résumaient notre pause du train-train quotidien.

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Les nuages ne sont pas tous dans le ciel

D'une fille à l'autre

Les nuages ne sont pas tous dans le ciel

CHRONIQUE / Les nuages gris sont partout, le tonnerre gronde sans relâche et la foudre frappe à peu près chaque jour. L’air est lourd, non pas en raison de l’humidité, mais de l’air du temps.

J’entends déjà dire que c’est en raison de l’actualité. Les médias sont si négatifs, après tout. Tout comme la COVID-19, les médias ont le dos large par les temps qui courent.

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le grand ménage virtuel

D'une fille à l'autre

Le grand ménage virtuel

CHRONIQUE / Après avoir appris à vivre avec, sans trop en avoir le choix, je crois avoir enfin trouvé un peu, même pas mal, de positif à la pandémie de COVID-19. C’est que j’ai amorcé le plus grand des ménages grâce à elle. Dommage que son incidence ne se répercute pas jusque dans la maison, mais bon. J’ai tout de même épuré ma vie. Ma vie virtuelle.

Dire que c’est cette pandémie qui m’aura enfin fait prendre une certaine distance des réseaux sociaux. Pauvre petit mari, lui qui maugréait depuis un bon moment que j’avais le cellulaire soudé au creux de la main. Il doit être tout de même satisfait : j’ai pris une pause.

Patricia Rainville
Le Quotidien
Patricia Rainville
Je serai obéissante

D'une fille à l'autre

Je serai obéissante

CHRONIQUE / Il y a un mois de cela, j’écrivais dans cette page souhaiter que le masque devienne obligatoire dans les lieux publics. Voilà qui est fait. Le Dr Arruda a sans doute lu ma chronique.

Si j’espérais que le masque devienne la norme dans les endroits clos, c’est que j’en avais un peu marre de me demander, avant de rentrer dans chaque commerce, si je devais me couvrir le visage ou non. L’humain est un être qui aime imiter et, généralement, il préfère être dans les rangs. Alors, constater qu’un infime pourcentage de gens portaient le fameux masque n’encourageait pas tellement les autres à en enfiler un. Traitez-moi de mouton si vous voulez, mais à un moment donné, des décisions doivent être prises et aussi bien que tout le monde soit sur le même pied d’égalité.

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Pas encore dociles du masque

D'une fille à l'autre

Pas encore dociles du masque

CHRONIQUE / Je me suis retrouvée confrontée au port du masque obligatoire, pour la première fois, alors que les vacances m’ont amenée, en début de semaine, à prendre le traversier. Disons que j’ai eu un avant-goût de ce à quoi ressembleront nos sorties dans les lieux publics fermés.

Pas que nous soyons des citoyens plus dociles que d’autres, peut-être un tantinet plus responsables, qu’importe, nous avions inclus masques et gel désinfectant dans nos bagages. Nettoyage des mains en embarquant dans le véhicule et port du masque s’ajoutent maintenant à notre quotidien en vacances. Et, bien sûr, nous respectons les autres mesures mises en place dans les différents endroits où nous faisons un arrêt. J’ai d’ailleurs inscrit mon nom aux registres de présences placés à l’entrée de quelques restaurants.

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Au salon... avec mes artistes préférés

D'une fille à l'autre

Au salon... avec mes artistes préférés

CHRONIQUE / Casanière de nature, je dois vous avouer que je suis une excellente candidate aux spectacles virtuels. La pandémie, qui semble s’obstiner à nous pourrir la vie, a forcé les diffuseurs et les artistes à présenter la musique autrement. Rapidement, diverses initiatives ont vu le jour, via les réseaux sociaux, en captation payante et même sur l’eau, avec la Route des Lacs, de la chanteuse Stéphanie Bédard. Soulagement pour eux: le public répond présent.

Rien n’est parfait, j’en conviens. Mais en attendant la fin de cette satanée crise sanitaire, ces idées permettent de garder un certain contact avec la culture et nos artistes préférés. Et je suis franchement impressionnée par les deux derniers spectacles virtuels que j’ai achetés.

Patricia Rainville
Le Quotidien
Patricia Rainville
« Ouvrez votre micro, on ne vous entend pas ! »

D'une fille à l'autre

« Ouvrez votre micro, on ne vous entend pas ! »

CHRONIQUE / Commencez-vous à en avoir marre du virtuel ? En avez-vous assez des spectacles musicaux, des séances d’entraînement sur les médias sociaux et des entrevues via FaceTime dans les bulletins de nouvelles ? Êtes-vous tannés de voir en gros plan les narines des experts interrogés par les journalistes et d’analyser la décoration des résidences des intervenants qui passent à la télé en direct de leur salle à manger ? Mais, surtout, êtes-vous fatigués d’entendre la phrase « Ouvrez votre micro, on ne vous entend pas » ? Moi, un peu, beaucoup, je vous l’avoue.

J’ai compris que j’en avais assez en couvrant la dernière séance du conseil municipal de Saguenay, lundi soir, pour le travail.

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
En congé des vacances

D'une fille à l'autre

En congé des vacances

CHRONIQUE / Les souvenirs que nous offre le réseau social Facebook sont à la fois doux et cruels. La fonction me partageait, au cours des derniers jours, certains moments des dernières années. Par le plus grand des hasards ou de la torture, l’outil de Mark Zuckerberg semblait s’obstiner à fouiller dans la filière des vacances. Les souvenirs Facebook me rappelaient les 3000 kilomètres que j’avais roulés avec mon mari à travers les États-Unis il y a près d’une dizaine d’années, un retour à la maison après un mémorable séjour en Équateur et une visite en Louisiane en pleine tempête tropicale.

Voyez-vous, j’ai cette incapacité à rester à la maison pendant les quelques semaines de vacances. On passe près de 50 semaines par année à travailler et à vivre à pleine vitesse. Puis-je profiter grandement des trois semaines de congé annuelles ? Probablement qu’un jour, j’apprendrai à ne rien faire. Pour l’instant, je ne suis vraiment pas là.

Patricia Rainville
Le Quotidien
Patricia Rainville
Du quatre jours SVP!

D'une fille à l'autre

Du quatre jours SVP!

CHRONIQUE / La pandémie de COVID-19 a chamboulé la vie de pratiquement tous les habitants de la Terre. Au Québec, rares sont ceux qui n’ont pas vécu de changement dans leur vie de tous les jours, que ce soit à grande ou à petite échelle. Professionnellement, bien des salariés ont adopté le télétravail et plusieurs d’entre eux ont revu leur façon de travailler. Certains ont même remis en question toute leur carrière, estimant que cet arrêt forcé avait fait naître en eux une réflexion, jusque là freinée par la stabilité. La COVID-19 aura eu comme symptôme d’ébranler cette stabilité.

Personnellement, je vous avouerai que le télétravail, que je n’aimais pas du tout au mois de mars, a su me séduire au fil des semaines. Bon, je n’ai pas d’enfants qui courent autour de moi et qui me posent 100 questions à l’heure, mais j’ai un chum, ce qui revient parfois au même. Je blague. Un peu.

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Accueillie par l’agent de sécurité

D'une fille à l'autre

Accueillie par l’agent de sécurité

CHRONIQUE / Je me suis retrouvée aux urgences, plus tôt cette semaine. Pour rien de bien grave, je vous rassure. Ce n’est pas une habitude, alors que ma dernière visite remontait à quelques années. Imaginez l’effet de surprise en y débarquant en pleine pandémie.

Au moins, je ne fais pas partie des personnes les plus anxieuses quant à la COVID-19 et tout ce qu’elle implique. En revanche, je demeure prudente et respectueuse quant aux mesures de distanciation physique, au lavage des mains et au port du masque.

Patricia Rainville
Le Quotidien
Patricia Rainville
La Saint-Jean en convalescence

D'une fille à l'autre

La Saint-Jean en convalescence

CHRONIQUE / J’ai sans doute passé la Saint-Jean-Baptiste la moins festive de toute ma vie. Pas d’alcool, pas d’amis, pas de feux d’artifice. Rien pantoute. Je n’ai même pas écouté le spectacle de la Fête nationale à la télé, qui, paraît-il, était particulièrement bon. J’ai compris que c’était la Saint-Jean en regardant sur mon fil d’actualité Facebook et en voyant que mes amis célébraient leur Québec.

Normal, on est en pandémie, me direz-vous. Eh bien, ça n’a rien à voir. Si je n’ai pas célébré la Saint-Jean, c’est parce que je jouais à l’aidante naturelle.

Patricia Rainville
Le Quotidien
Patricia Rainville
Être masqué ou ne pas l’être, telle est la question

D'une fille à l'Autre

Être masqué ou ne pas l’être, telle est la question

CHRONIQUE / Portez-vous le masque lorsque vous sortez de la maison ?

J’arrive d’une semaine passée dans une autre région, comme je vous le racontais dans cette page la semaine dernière. J’étais dans le Bas-Saint-Laurent, qui est probablement la région la plus épargnée par la pandémie de COVID-19, en termes de nombre de cas par habitant. Ils n’ont eu aucune éclosion dans un CHSLD ou résidence privée pour aînés, ce qui, évidemment, joue un rôle sur les statistiques. Peu importe, ils n’ont même pas franchi la barre des 50 cas entre mars et aujourd’hui. Il n’y a plus aucun cas actif depuis plusieurs jours. On se croise les doigts pour que la situation reste la même.

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Coupable d’avoir oublié

D'une fille à l'Autre

Coupable d’avoir oublié

CHRONIQUE / Plus tôt cette semaine, j’ai vécu la sensation d’enfreindre la loi. Je vous rassure tout de suite : j’ai mis la vie de personne en danger. Je n’ai également rien vécu qui s’apparentait à un sentiment d’invincibilité, d’euphorie ou d’une envie de recommencer. Voyez vous, c’est tout le contraire.

Je devais, mercredi matin, me lever tôt pour une assignation matinale qui se retrouvait à deux heures de route de la maison. Vous savez, le genre de matin où tout roule au quart de tour. Pas le droit à l’erreur ni au retard. Visiblement, le karma m’en devait une.

Patricia Rainville
Le Quotidien
Patricia Rainville
Décrocher est-il un déplacement essentiel?

D'une fille à l'autre

Décrocher est-il un déplacement essentiel?

CHRONIQUE / J’ai fait du tourisme pandémique cette semaine. Eh oui, j’ai quitté, durant quelques jours, la région dans laquelle j’étais enfermée depuis des mois. N’appelez pas immédiatement les autorités; j’ai pris la peine de respecter les consignes sanitaires. Premièrement, je suis partie d’une région froide pour me rendre dans une autre région froide, où j’ai des proches. Nous avons dormi au motel, nous n’avons pas couraillé dans les magasins et nous nous sommes fait livrer à manger. Nous sommes allés faire un coucou à nos proches en respectant le deux mètres et j’ai mis un masque à l’épicerie.

Voilà, je me sens mieux de m’être expliquée.

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
En vacances... ici!

D'une fille à l'autre

En vacances... ici!

CHRONIQUE / La pandémie de COVID-19 a au moins cela de positif: elle nous force à rester ici le temps des vacances venu.

«Ici» prend plusieurs formes, allant de notre cour arrière à d’autres régions du Québec, en passant par les quatre coins de notre vaste région.

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
8 minutes, 46 secondes

D'une fille à l'autre

8 minutes, 46 secondes

CHRONIQUE / C’est un fait : je parle beaucoup et je n’ai pas peur de m’exprimer, et ce, probablement au grand dam de certains.

Je dois toutefois admettre que depuis une dizaine de journées, je ne trouve pas les bons mots. C’est simple : je suis sans mots devant cette tragédie qu’est la mort de George Floyd.

Patricia Rainville
Le Quotidien
Patricia Rainville
La fois où j’ai compris que le racisme existe

D'une fille à l'autre

La fois où j’ai compris que le racisme existe

CHRONIQUE / Je me souviens encore de la première fois où j’ai été confrontée au racisme. En fait, j’ignorais que le racisme existait avant ce jour-là. Je ne savais même pas ce que ce mot signifiait.

Je suis née dans un corps de Blanche. Lorsque j’ai eu conscience que le racisme existait, ce n’est pas moi qui en étais la victime. Ce n’était personne en particulier, d’ailleurs, mais plutôt toute une communauté. Comme d’habitude.

Patricia Rainville
Le Quotidien
Patricia Rainville
Les BBQ à l’ère de la COVID

D'une fille à l'autre

Les BBQ à l’ère de la COVID

Avez-vous fait griller quelques steaks sur le barbecue pour des amis ou pour la famille, le week-end dernier, alors que la santé publique avait (enfin) donné le feu vert aux rassemblements extérieurs de 10 personnes ou moins ? Moi non, mais j’ai été invitée à déguster des grillades chez une amie, que je n’avais pas vue « en vrai » depuis le 7 mars. Il faut dire que je suis une citoyenne assez obéissante et je ne pense pas avoir fait d’écarts de conduite depuis qu’on nous a confinés. Je suis même assez fière de dire que oui, j’ai respecté les consignes à la lettre depuis le 12 mars, lorsque les premières restrictions sont apparues. Ce respect s’explique en partie parce que j’avais peur d’attraper cette saloperie, mais aussi parce que je suis convaincue que si une société avance dans la même direction, le mauvais moment à passer sera pas mal moins pénible et, surtout, beaucoup moins long.

Pendant que certains ont écouté les consignes comme si elles s’appliquaient au voisin, mais pas à eux, et continuaient leur train-train quotidien pratiquement comme si de rien n’était, s’insurgeant et criant à la liberté individuelle parce que les policiers sévissaient, d’autres n’ont toujours pas mis le nez dehors, à part sur leur balcon, puisqu’elles sont plus à risque que vous et moi.

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Recevoir à distance

D'une fille à l'autre

Recevoir à distance

CHRONIQUE / Vous souvenez-vous qu’au début de cette pandémie, les fermetures de commerces et les interdictions de pratiquer telle ou telle activité s’accumulaient de jour en jour ? Le Québec a été mis sur pause alors que nous traversions les dernières semaines de l’hiver. Le confinement est certainement plus facile lorsqu’il fait froid et que notre cour arrière est ensevelie sous la neige qu’en plein milieu du mois de juillet.

Les chaudes journées ensoleillées sont de retour, et c’est sensiblement la même chose qui se produit avec nos habitudes et nos permissions. Presque chaque jour, le gouvernement annonce, lors de son fameux point de presse quotidien, la reprise de quelque chose. Disons que le plan de reprise des activités de camping était grandement attendu par des milliers d’amateurs, mercredi.