Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local

Comment ça va?

CHRONIQUE / Je me suis surprise, il y a quelque temps, à répondre différemment à la question : « Comment ça va ? »

Je sais que les règles non écrites de la vie s’attendent à ce que nous répondions à 99 % : « Oui, ça va », à cette fameuse question.

Brisant les fameuses conventions sociales, j’ai plutôt répondu à un ami : « Bof, ça ne va pas super. »

C’est particulier. Nous sommes tellement peu habitués à entendre une autre réponse à cette question que l’interlocuteur a poursuivi la discussion sans s’étendre sur mes états d’âme.

Je dois vous avouer, j’ai moi-même été surprise de ma réponse. Je ne vous ferai pas de cachette, comment dire, je traîne de la patte depuis la période des Fêtes. Mais je vous rassure, rien de grave.

Qu’est-ce qui explique cela ? Je n’en sais rien. C’est probablement une combinaison comprenant la saison hivernale et son absence de luminosité, l’absence de repos au cours des dernières semaines et toute autre cause connexe.

J’ai même associé cette petite déprime et/ou manque d’énergie au Blue Monday, cette fameuse journée de l’année qui est supposément la plus déprimante de l’année. Le Lundi blues, qui est une totale création d’une campagne publicitaire britannique revient, chaque année, le troisième lundi de janvier.

Pour ceux qui ne l’auraient pas remarqué ou vécu, je vous rassure, cette terrible journée est derrière nous, du moins, jusqu’au 18 janvier 2021.

Il y a même une équation accolée à cette journée déprimée ou déprimante. La météo, la différence des dettes contractées pour la période des Fêtes et le paiement de celle-ci, le temps écoulé depuis Noël et les résolutions, le manque de motivation ainsi que le besoin d’agir en font partie.

J’en conviens, il n’y a rien bien bien scientifique qui s’accroche à ce calcul.

Peu importe, tant mieux si cette initiative publicitaire a un certain effet placebo sur notre moral à la baisse.

Avouons que ce lundi en apparence banale est la parfaite occasion d’accrocher nos petits malheurs, notre petite déprime ou notre air bougon à quelque chose de tangible.

Je vous rassure et, pour être honnête, je tente de m’encourager, quelques jours de congé sont prévus à l’agenda au cours des prochaines semaines.