Nancy Forgues et Alex Gravel ne chôment pas ces temps-ci, avec l’élevage de poules.

Alex et Nancy à la ferme

Alex Gravel ne pourrait imaginer sa vie sans les animaux. Petite, elle s’occupait déjà des poulets à chair que son père élevait à Chapais. Il y a quelques années, la jeune femme de 28 ans et sa mère, Nancy Forgues, ont fondé La Petite Ferme d’Alcy, à Saint-Honoré. Leur spécialité ? La volaille, mais surtout l’élevage de poules, quelles soient pondeuses ou plus exotiques.

Née à Chapais, Alex Gravel a déménagé avec ses parents à Saint-Honoré lorsque la mine Opémiska a fermé. Son père a alors été transféré à la mine Niobec de Saint-Honoré. « Nous avions déjà un élevage de poulets à chair. J’étais vraiment passionnée par les oiseaux. J’ai toujours su que je voulais faire ça dans la vie, prendre soin des animaux », explique la jeune femme, qui a commencé des études en soins animaliers, avant de décider de se lancer en affaires, à la maison. Sa partenaire d’affaires, c’est sa mère.

Il faut dire que les installations familiales se prêtaient bien au projet d’Alex Gravel, puisque les vastes terrains permettaient l’aménagement des enclos nécessaires pour abriter toutes ces bêtes. Chevaux, cochons, chèvres, mais surtout bien de la volaille cohabitent à La Petite Ferme d’Alcy. Le nom de la petite entreprise familiale est né de la contraction des prénoms des deux femmes.

Deux cochons, Ragnar et Lagertha, viennent d’avoir 11 cochonnets, qui ont déjà trouvé preneurs.

En cette ère où la poule gagne en popularité chez monsieur et madame Tout-le-Monde, les propriétaires de La Petite Ferme d’Alcy ne chôment pas ces temps-ci. Déjà, 400 poules attendent leurs nouveaux propriétaires, en réservation. « Nous allons en avoir vendu environ 500 ce printemps, on est bien occupées ! », lance Nancy Forgues.

Outre la poule dite pondeuse, La Petite Ferme d’Alcy se spécialise surtout dans l’élevage de poules plus exotiques, telles que la Dark Baraham et la poule soyeuse, pour ne nommer que celles-là.

« Nous avons, en tout, 13 races de poules. Nous livrons des oeufs fécondés un peu partout au Québec, et même au Canada, comme en Alberta et à Terre-Neuve. Les gens aiment de plus en plus décoller les oeufs à la maison et élever leur poule à la maison », explique Alex Gravel.

En pénétrant dans le poulailler de la petite ferme de Saint-Honoré, une centaine de poules nous accueillent. Des petites, des grosses, des coqs, des frisées, des plumées, des picotées ; les amoureux de volaille seront aux anges. Parmi les poules, Gisèle, la chèvre, attend un petit. Elle semble s’y plaire, au milieu de tous ces oiseaux.

C’est qu’Alex Garvel ne se concentre pas seulement sur l’élevage de poules. Deux cochons, Ragnar et Lagertha, viennent d’avoir 11 cochonnets, qui ont déjà trouvé preneurs.

La poule soyeuse est l’une des plus populaires chez les amoureux des oiseaux.

Des dindons sauvages, des nandous, des émeus, un paon, des pignons, des faisans, des perdrix, des canards et des outardes ont élu domicile à fil du temps à La Petite Ferme d’Alcy.

« Je travaille à temps plein à l’élevage de volaille. J’adore ça. Ça n’a jamais été une corvée, pour moi, de ramasser de la crotte. Quand on veut travailler avec les animaux, il faut s’attendre à en prendre soin tout le temps. Récemment, le propriétaire de Chez La Plume d’or, à Saint-Honoré, a annoncé qu’il prenait sa retraite et il nous transfère tranquillement sa clientèle, alors ça nous a donné un bon coup de pouce », explique Alex Gravel.

De charmants canetons grandissent tranquillement à l’intérieur de la résidence familiale.

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LE RÊVE DE S'AUTOSUFFIRE

En se lançant en affaires, Alex Gravel et Nancy Forgues caressaient également le rêve de s’autosuffire, tout en réduisant leur empreinte écologique. Outre l’élevage de volaille et de porcs, des vergers et de grands jardins occupent le duo mère-fille. Et elles aimeraient, ultimement, en faire profiter les familles de Saint-Honoré. 

« J’ai travaillé dans des serres toute ma vie. Je rêvais de faire la même chose chez moi. J’ai arrêté de travailler, mais je travaille encore plus maintenant, chez moi. Je passe l’été dans les jardins et l’automne dans les conserves ! », souligne Nancy Forgues, qui s’occupe également de ses vergers de prunes, de pommes et même d’abricots. 

« Nous espérons un jour nous autosuffire. Nous sommes déjà assez bien parties. Nous mangeons notre viande et nos légumes, et nous aimerions aussi ouvrir nos installations pour en faire profiter les petites familles, par exemple avec de l’autocueillette. C’est un projet sur lequel nous travaillons », explique Alex Garvel.

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DES POUSSINS DE PÂQUES

En pénétrant dans la résidence familiale, un petit chien fait le guet devant la couveuse à oeufs. Il attend que les poussins se pointent le bout du bec. Des dizaines de petits canetons, poussins et perdreaux grandissent tranquillement dans les installations chauffées. « Il y a encore des familles qui veulent avoir des poussins pour Pâques. Les gens les gardent quelques jours et s’ils ne peuvent pas les avoir plus longtemps, ils viennent nous les reporter. Nous n’abandonnons pas les animaux une fois qu’ils sont grands », précisent Alex Gravel et sa mère, Nancy Forgues.