Contrairement aux parcs nationaux de la SEPAQ, il est possible de circuler en motoneige dans les parcs au Nunavik.

8 constats impressionnants au Nunavik

Immense et difficilement accessible, le Nunavik est un territoire qui détonne. Voici huit choses qui ont frappé notre journaliste lors de son séjour à Umiujaq.

En motoneige dans un parc national

Contrairement aux parcs nationaux de la Sépaq, il est possible de circuler en motoneige dans les quatre parcs (bientôt cinq) au Nunavik. Le territoire est si grand et les conditions si difficiles que ce moyen de transport est une nécessité pour assurer la sécurité. Les visiteurs peuvent ainsi alterner les périodes en ski et en motoneige à leur gré.

Les jeunes Karibus

En 2014, quatre aventuriers (Bruno-Pierre Couture, Marie-Andrée Fortin, Jacob Racine et Sébastien Dugas) ont traversé le Québec en ski de fond entre Montréal et Kuujuaq. Dénommé Karibu, ce projet a inspiré des jeunes et un groupe de Kuujuaq pour mettre sur pied le programme des jeunes Karibus. Après un projet pilote pour former un groupe de jeunes inuits au ski de fond, sept d’entre eux ont réalisé une première expédition en 2015. Puis le mouvement a grandi, rejoignant quatre communautés l’année suivante, avant de s’étendre graduellement aux 14 communautés du Nunavik en 2019. Ce programme, qui vise à améliorer les saines habitudes de vie, les habiletés sociales et l’implication citoyenne, tout en mettant en valeur les savoirs traditionnels, permet par la bande de former la génération pour des emplois, notamment dans les parcs nationaux.

Territoire de chasse et de pêche

La chasse est ouverte en tout temps au Nunavik, car les Inuits vivent des ressources qui s’offrent à eux sur leur territoire. C’est d’ailleurs la chasse à la baleine qui différencie les Inuits de leurs prédécesseurs dans le nord du Québec, les dorsétiens. Encore aujourd’hui, la chasse est prioritaire, mais il faut une motoneige pour la pratiquer. Selon les saisons, la chasse au caribou, à la perdrix blanche, au phoque et au béluga se succède.

Dans tous les villages du Nunavik, le logo du Canadien de Montréal est omniprésent. Sur la photo, on peut voir un tournoi disputé à Kuujjuarapik-Whapmagoostui à la fin mars.

Une terre d’aventure

Le nord a toujours été un territoire prisé par les aventuriers, car les opportunités de découvertes sont énormes. Au cours des dernières années, le Nunavik en accueille de plus en plus chaque année. L’an dernier, Benoit Tremblay, le propriétaire de Concept Air, à Saint-Fulgence, a fait un voyage de kiteski en solo au parc des Pingualuit pour survoler le cratère en parapente.

Terre d’aventures

Tout le monde peut y développer sa propre aventure. En mars dernier, Lambert Tanguay-Rioux, un pompier forestier de Roberval, et son ami Alexis Trudeau Gratton, basé à Kuujjuarapik, ont décidé de faire un séjour en ski hors-piste en installant une tente inuite dénommée Tupik, au pied d’une montagne de près de 400 mètres. Au passage, ils en ont aussi profité pour rendre visite à un ami à Umiujaq, avant de retourner à Kuujjuarapik. « Le nord, c’est parfait pour l’aventure, a souligné Lambert Tanguay-Rioux. J’attends déjà une prochaine occasion pour revenir. »

Un village Crinuk

C’est à la limite nordique de la forêt boréale que l’on retrouve le village inuit de Kuujjuarapik et cri de Whapmagoostui. Deux villages qui ne font qu’un, car ils sont situés côte à côte à l’embouchure de la Grande Rivière de la Baleine. Traditionnellement, les deux peuples occupaient des territoires différents, les Inuits étant plus prompts à chasser les ressources de la mer et les cris occupant davantage les territoires forestiers. Aujourd’hui, les deux peuples cohabitent et plusieurs couples se forment entre les deux communautés. Les enfants qui naissent de ces unions sont toutefois confrontés à des choix difficiles d’un point de vue culturel, linguistique et administratif.

Pied-à-terre pour les chercheurs du Nord

Depuis les années 1960, l’Université Laval a implanté une station de recherche du Centre d’études nordique à Whapmagoostui. Et au cours des dernières années, plusieurs stations satellites ont aussi vu le jour dans plusieurs villages du Nunavik, dont à Umiujaq. Des chercheurs du monde entier (Belgique, Japon, Portugal, France, Italie et plus encore) viennent y étudier la neige, les changements climatiques, la faune, la flore, le pergélisol, les tourbières, etc.

Tous de grands fans de hockey

S’il existe plusieurs différences culturelles entre le nord et le sud du Québec, il y a tout de même un point rassembleur : le hockey. Dans tous les villages du Nunavik, le logo du Canadien de Montréal est omniprésent et le sport est pratiquement une religion, surtout lors des tournois. Un bon point de départ pour tisser des liens!

Non seulement les parcs du nord offrent-ils un dépaysement total, c’est aussi un territoire prisé par les aventuriers.

Le Nunavik sans se ruiner

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