Charles-Antoine Boily et Pierre-Luc Guy ont mis sur pied une petite entreprise de supports à bouteilles de vin faits de bois de palettes recyclé.

176 jeunes exposent leurs talents

Tous les ans, depuis une dizaine d’années, les élèves de cinquième secondaire de l’École polyvalente Arvida ont la chance de montrer leurs vraies couleurs dans un cours que tout le monde adore.

Le cours « Projet intégrateur » a comme but de responsabiliser les élèves en leur donnant une plus grande liberté. «Ils doivent développer leur autonomie en apprenant, entre autres, à gérer leur temps », explique l’enseignante Véronique Fortin. 

Dès le début de l’année, les élèves choisissent de faire un projet qui cadre dans l’une de ces trois catégories : un essai (livre), une création (fabrication) ou l’organisation d’un événement. « Je leur demande de consacrer un minimum de trente heures à leur projet pendant l’année et d’investir le moins d’argent possible. Évidemment, plusieurs dépassent le nombre d’heures minimums », poursuit l’enseignante. 

Ingéniosité

Mme Véronique remarque que certains projets sont si inspirants et chers pour les élèves qu’ils sont poursuivis même après l’année scolaire. C’est le cas de Pierre-Luc Guy et de Charles-Antoine Boily, qui ont mis sur pied une petite entreprise de supports décoratifs pour les bouteilles de vin, faits de bois de palettes recyclé. Les deux partenaires d’affaires ont l’intention de poursuivre leur projet cet été en prenant des commandes. « L’an passé, un élève a reçu une bourse offerte par le cégep pour son jeu de rôle. On souhaitait ainsi souligner son initiative entrepreneuriale. Il a même la possibilité de le commercialiser », ajoute Mme Véronique. 

Certains combinent aussi l’utile à l’agréable en revampant un véhicule. C’est ce que Maryan Turcotte a fait avec une très rare motoneige Ariens 1969 achetée par son père Stéphane il y a 22 ans. La future mécanicienne de véhicules lourds a restauré l’engin qui sert de bolide de course pour le père et la fille. Félix Blanchette a aussi saisi l’occasion de refaire lui-même la carrosserie de sa voiture dans le cadre de son cours projet intégrateur.

Doué en informatique, Jérémy St-Germain a fabriqué une borne d’arcade réunissant huit consoles et une vingtaine de jeux différents. Jérôme Bédard Tardif et Jérémy Martel ont, quant à eux, conçu un jeu géant de Puissance 4, version basketball, pour le Patro de Jonquière. « Le Patro nous a financé une partie des matériaux, et nous avons fait des collectes de fonds pour amasser l’argent nécessaire qui manquait, par exemple pour l’achat des anneaux », précise Jérôme. L’imposant module est démontable pour faciliter le transport. 

Le 4 mai, le gymnase de l’École polyvalente Arvida avait pris des allures d’un salon d’exposition, alors que les 176 jeunes présentaient le fruit de leur travail. Tous les élèves de l’école, les parents, les jeunes des écoles primaires voisines et des étudiants du cégep étaient invités à venir visiter cet impressionnant salon.