Tous les mois, la directrice des Fringues, Samantha Bergeron, pense à des thématiques pour attirer les clients dans son établissement.

Un geste écoresponsable et solidaire

CHRONIQUE/ Quand on fait un achat ou un don au comptoir vestimentaire Les Fringues, de la rue Sainte-Anne, à Chicoutimi, c’est toute une communauté qu’on aide.

En effet, la Fondation Monseigneur Léonce Bouchard réunit quatre organismes qui ont comme mission commune de combattre la pauvreté au coeur du centre-ville de Chicoutimi.

Les Fringues et l’Atelier Saint-Joseph génèrent des profits permettant de venir en aide à la Soupe populaire et à la Maison d’accueil pour sans-abri. C’est pourquoi, en plus de poser un geste écoresponsable, les clients des Fringues, qui achètent ou donnent des vêtements, encouragent d’autres organismes et contribuent à la réussite socioprofessionnelle du personnel.

« On accueille aussi des jeunes qui doivent faire des stages en alternance avec leurs études et des gens qui doivent faire des travaux communautaires », mentionne la directrice du comptoir Les Fringues, Samantha Bergeron. Évidemment, pour poursuivre l’oeuvre de Monseigneur Léonce Bouchard, ça prend des gens passionnés, des organisations solides et des dons. Constamment à la recherche de bénévoles, plusieurs s’impliquent volontairement dans ces organismes et y voient une opportunité de briser l’isolement.

« Étant donné qu’on a un seul point de chute pour recueillir tout le matériel, dans le stationnement des Fringues, on peut dire que la population est généreuse », se rassure Mme Bergeron.

On y retrouve beaucoup de vêtements pour tous les âges, mais aussi des jouets, des jeux, des décorations de Noël, de petits appareils électriques et des articles de maison. « On se fait souvent dire qu’on a les meilleurs prix », souligne celle qui travaille depuis huit ans pour cet organisme qui a ouvert ses portes en 1989 et qui fêtera ses 30 ans le 7 février.

Le 3 janvier, l’équipe du comptoir vestimentaire Les Fringues vous ouvrira ses portes pour sa populaire vente annuelle de vêtements neufs.

Le petit coin vieillot connaît beaucoup de succès avec cet engouement pour les vêtements des années 80 et 90. « De plus, tout notre personnel met beaucoup d’importance sur la politesse pour faire vivre une expérience agréable aux clients », mentionne la directrice.

L’organisme à but non lucratif compte neuf bénévoles et tout autant de membres dans le conseil d’administration (CA). Tania Ambroise, qui représente la communauté autochtone, fait partie du CA. La femme de Sept-Îles, qui est au Saguenay pour ses études, a décidé de faire du bénévolat au comptoir Les Fringues parce que l’entraide fait partie de ses valeurs, mais aussi parce que c’est une belle façon pour elle de tisser des liens. « J’initie aussi les élèves de l’École primaire Des Quatre-Vents à la langue innue », confie l’étudiante en enseignement.

Changement

Aujourd’hui, dans les comptoirs vestimentaires, toutes les classes sociales se croisent. « Ce n’est plus comme avant. Ça ne s’adresse plus seulement aux gens dans le besoin. On voit aussi beaucoup d’artisans qui viennent ici pour acheter des vêtements à transformer. Plusieurs y recyclent les fourrures et les vêtements de cuir », poursuit la directrice.

D’ailleurs, aux Fringues, on fabrique aussi des pièces uniques qui suivent les modes, dont les fameuses tuques faites de pompons de fourrure. « Avant, on avait une couturière pour réparer et créer, mais ce n’était pas assez rentable. C’est maintenant moi qui fais les tuques quand j’ai du temps », conclut Mme Bergeron.

Thématiques

Tous les mois, la directrice des Fringues pense à des thématiques pour attirer les clients dans son établissement. Le premier événement de l’année 2019 aura lieu le 3 janvier. L’événement Les Fringues neuves est l’un des plus populaires. Il a lieu une seule fois par année, alors que des vêtements neufs sont mis en vente.