Jusqu’à maintenant, une trentaine d’enfants ont la chance d’avoir des «toutoudous» confectionnés par Valérie Tremblay.

« Toutoudous » réconfortants

Il y a à peine deux ans, Valérie Tremblay découvrait les plaisirs de tricoter. Elle a commencé en fabriquant des pantoufles. Un an plus tard, la femme de Jonquière créait un accessoire très prisé par les petits.

La maman de trois enfants s’est inspirée de ce que les petits aiment pour tricoter des doudous munies d’une tête de toutou, qu’elle appelle des « toutoudous ». Elle cherche constamment des modèles et des images sur différentes plateformes Internet. « Pour les têtes des animaux, j’utilise des patrons. Je suis nulle en dessin, mais je suis bonne pour reproduire », remarque Valérie. 

Comme elle travaille à temps plein et qu’elle a fait un retour aux études à temps partiel dans le but de percer en médecine, la maman de trois enfants tricote à temps perdu. Travaillant dans un laboratoire médical, elle utilise parfois ses pauses pour avancer ses tricots. « C’est un passe-temps que j’aime beaucoup. Je fais ça pour le plaisir », poursuit-elle.

Ses créations sont vendues dans la région à un prix très abordable, principalement grâce à Facebook. Elle a une trentaine de toutous confectionnés, et ses modèles les plus populaires sont la licorne et le dragon. « J’ai une collègue de travail qui en a offert un à son petit-fils, et quand il se réveille la nuit, il faut qu’il ait son dragon sinon il réveille ses parents pour l’aider à le trouver », raconte Valérie Tremblay. 

Pour voir les créations de Valérie Tremblay, visitez sa page Facebook « Créations De Maman Poule ». 

La Bête dyspraxie d’Élisabeth Simard, faite de papier déchiqueté, mesure un mètre de haut.

L’originale bête d’Élisabeth

On peut dire que la démarche artistique d’Élisabeth Simard est plutôt originale. Âgée de seulement 18 ans, elle a déjà trouvé une façon de se démarquer au travers de ses oeuvres en dénonçant les embûches qui marquent l’enfance. 

« L’enfance est un thème récurrent que j’utilise pour créer. Peut-être parce que j’ai gardé mon coeur d’enfant », explique l’étudiante en arts. Dernièrement, ses professeurs lui ont demandé de pondre une oeuvre en s’inspirant de l’écriture et des livres. Simon-Pier Lemelin encadrait le côté sculptural, alors que Bruno Marceau jugeait le côté pictural. « L’an passé, j’avais fait cette bête en dessin numérique et j’ai décidé de la reprendre pour la reproduire en 3D », poursuit-elle. 

Élisabeth a utilisé une déchiqueteuse pour recycler de vieux travaux écrits et en faire la fourrure de son personnage, qu’elle a baptisé La Bête dyspraxie. Les enfants atteints de cette déficience intellectuelle sont incapables de bien exprimer leurs pensées et leurs émotions. Les mots semblent s’entremêler dans leur tête, tout comme les histoires décousues qui recouvrent la bête d’Élisabeth.

Bien qu’Élisabeth a eu une enfance joyeuse, en santé et sans difficulté, elle aime explorer le côté sombre de l’enfance. « Je veux parler de ceux qui ont eu une enfance plus difficile que la mienne », précise l’artiste. Comme ses deux parents travaillent dans des écoles, ce sont eux qui lui parlent de différents troubles qui briment le développement des enfants. 

Étudiante en arts visuels au Cégep de Chicoutimi, la finissante compte poursuivre ses études en éducation spécialisée dès septembre. Elle compte éventuellement utiliser l’art pour développer la créativité des enfants avec lesquels elle aura à travailler.