Depuis qu’elle a ouvert son premier salon de toilettage La Belle et La Bête, en 2006, Valérie Roy a toujours été épaulée par son conjoint, Daniel Roussel, dans cette grande aventure entrepreneuriale.
Depuis qu’elle a ouvert son premier salon de toilettage La Belle et La Bête, en 2006, Valérie Roy a toujours été épaulée par son conjoint, Daniel Roussel, dans cette grande aventure entrepreneuriale.

Toilettage La Belle et La Bête poursuit son expansion

CHRONIQUE / En moins de 15 ans, Valérie Roy sera passée d’un local de 100 pieds carrés à une superficie de 2500 pieds carrés pour exploiter son salon de toilettage et sa boutique pour animaux.

Ce commerce de Saint-Honoré, reconnu pour son ambiance apaisante, a gagné le coeur de plusieurs propriétaires d’animaux de Saguenay. Brillante femme d’affaires, Valérie a toujours été très prudente dans sa stratégie pour faire prospérer Toilettage La Belle et La Bête.

Installée dans le garage de sa résidence depuis 2006, elle a ouvert officiellement, il y a deux semaines, les portes de son spacieux local nouvellement situé au 3521, suite 100, sur le boulevard Martel, à Saint-Honoré. D’un point de vue logistique, cet emplacement facilite les choses par son grand stationnement et sa porte indépendante pour les livraisons.

« Cet endroit convient mieux aux clients et rejoint un plus grand nombre de personnes, parce que certaines se disaient gênées de venir chez moi quand mon commerce était dans mon garage, de peur de me déranger », mentionne Valérie.

Les pharmaciennes Amélie Houde et Michèle Lévesque, propriétaires du local qui abrite le commerce pour animaux, cherchaient à le louer depuis trois ans.

La semaine juste avant de signer son bail, l’entrepreneure a été affectée par les mesures sanitaires de la pandémie, lesquelles l’obligeaient à cesser d’offrir son service de toilettage. Comme elle n’était pas à ses premières épreuves stressantes, et qu’elle avait appris en entrepreneuriat qu’elle devait savoir s’adapter et être confiante, Valérie a choisi de poursuivre les démarches malgré tout.

En avril, après avoir affiché un poste de toilettage, elle a reçu une trentaine de curriculum vitae. « Comme je voulais avoir quelqu’un qui avait des connaissances en comportement animal, le profil de Sophie Bouchard, technicienne en santé animale, correspondait à ce que je recherchais », souligne Valérie.

Elle prévoit aussi engager un employé pour le côté boutique de La Belle et La Bête, pour accueillir, conseiller et répondre aux clients.

Les toiletteuses doivent se plier à des normes sanitaires plus strictes pendant la crise sanitaire. « Pour moi, ça ne change pas grand-chose puisque j’ai toujours fonctionné par rendez-vous et la désinfection entre chaque animal se fait rigoureusement », rassure-t-elle.

Pendant la pandémie, qui a mis bien des sphères de l’économie sur pause, Valérie en a profité pour devancer certains projets, dont mettre sur pied sa boutique en ligne, préparer son inventaire et faire la recherche de nouveaux produits.

Parcours

Valérie Roy venait tout juste d’avoir 20 ans quand elle a quitté sa région de la Beauce, au printemps 2006, pour venir rejoindre son amoureux, Daniel Roussel, à Saint-Honoré, et s’installer avec lui dans la maison familiale.

Ses beaux-parents lui ont prêté un petit bout de leur garage, que Daniel a aménagé pour que sa blonde puisse ouvrir son commerce de toilettage. Quelques mois plus tard, le couple a acquis la maison des parents de Daniel et a procédé à un premier agrandissement du salon de toilettage.

Daniel a toujours épaulé Valérie dans cette aventure entrepreneuriale, laquelle a pris de l’ampleur avec les années. Il y a quatre ans, le couple a mis au monde un petit garçon. Cette naissance a même motivé les parents de Valérie à venir s’installer au Saguenay pour voir grandir leur petit-fils adoré.

En août 2019, la toiletteuse a pris l’espace total de son garage pour ouvrir une boutique pour animaux. « Malgré les 700 pieds carrés, je manquais de place pour mon inventaire. Je devais donc commander presque tous les jours. C’était énormément de gestion », explique-t-elle.

La bonne nouvelle, dans ce déménagement, c’est que le couple a retrouvé la disponibilité de son garage. « On ne sait pas encore ce qu’on va en faire, parce qu’en fait, on n’a jamais eu de garage », concluent Daniel et Valérie en riant.