Située à Dolbeau-Mistassini, Manon Doucet offre la location de robes de maternité chics pour immortaliser des souvenirs de grossesse.
Située à Dolbeau-Mistassini, Manon Doucet offre la location de robes de maternité chics pour immortaliser des souvenirs de grossesse.

Quatre projets entrepreneuriaux en deux ans

CHRONIQUE / Après avoir perdu son travail dans la boutique Dans un Jardin, aux Promenades du Boulevard de Dolbeau-Mistassini, où elle cumulait 15 années d’expérience, Manon Doucet a choisi de se lancer en affaires. En moins de deux ans, elle a développé quatre projets entrepreneuriaux.

La femme du Lac-Saint-Jean s’est d’abord lancée, il y a deux ans, dans la location de costumes. Son inventaire compte plus de 400 modèles, dont certains sont ses créations.

« L’an passé, j’ai une amie qui m’a parlé de la mode concernant les séances photo pour les femmes enceintes, avec des robes de maternité chics. J’ai fouillé sur Internet et j’ai commandé huit modèles différents que je loue, ajoute Mme Doucet. Contrairement aux costumes d’Halloween, ce marché est toute l’année. »

Ayant l’habitude des hivers froids du Lac-Saint-Jean, Manon Doucet conçoit des cache-fesses pour se garder bien au chaud lors de ses activités de plein air et elle en fait bénéficier la population.

Couturière à ses heures, depuis l’hiver 2020, la résidante de Dolbeau-Mistassini, qui a l’habitude des hivers froids, conçoit aussi un produit de plein air pour se garder les fesses au chaud. « Je fabrique des cache-fesses ! Je propose trois modèles différents et ajustables pour la course, la raquette et la motoneige », poursuit la femme d’affaires.

Quelques semaines après avoir lancé ses cache-fesses, alors que la location de ses robes de maternité connaissait un beau succès, la crise du coronavirus venait chambouler ses plans.

« Un proche de ma famille, qui habite en Beauce et qui travaille dans le domaine de l’entretien ménager, m’a contactée parce qu’il cherchait quelqu’un au Lac-Saint-Jean pour distribuer ses produits sanitaires afin de répondre à la demande reliée à la crise du coronavirus », raconte Manon Doucet.

Ayant toujours soif de défi, elle est donc devenue distributrice de masques jetables et de gel désinfectant pour les mains. Ce nouveau mandat implique la recherche de clients, la livraison et les suivis.

Pour l’instant, les quatre projets l’amusent et occupent beaucoup de son temps, mais Manon Doucet ne peut pas encore dire qu’elle en vit. Étant aussi mère de deux adolescents de 10 et 15 ans, l’entrepreneure doit apprendre à concilier son travail et sa vie de famille.

La Dolmissoise utilise uniquement la plateforme Facebook pour se faire connaître, ce qui lui permet tout de même d’envoyer ses produits aux quatre coins de la province.

Depuis le mois de mars, malgré tous ses projets entrepreneuriaux, Manon Doucet acceptait de devenir distributrice de produits sanitaires.

En investissant quelques dollars dans l’achat de publicités, elle arrive à rejoindre des milliers de clients potentiels, même si à peine une centaine de personnes sont membres de chacune de ses pages. « Quand on affiche sur Marketplace, on n’est plus seulement limités à notre région », remarque celle qui reconnaît aussi l’importance de faire régulièrement des vidéos pour informer les internautes qui la suivent.

Halloween

Évidemment, pendant la pandémie, Manon Doucet a cessé de louer les robes de maternité pour protéger ses clientes. Elle a repris du service depuis peu, mais elle est très prudente et applique à la lettre les mesures sanitaires.

« Je m’occupe du nettoyage des costumes avant leur départ et à leur retour. Puisqu’on parle d’une deuxième vague du virus, je ne sais pas s’il y aura une fête d’Halloween », se questionne celle qui a bien hâte de sortir ses 400 costumes de sa garde-robe.

Tout le mois d’octobre, Manon Doucet transforme une partie de son garage en boutique d’Halloween pour offrir ses 400 modèles de costumes en location.

Habituellement, en octobre, une partie du garage se transforme en boutique, où elle expose ses costumes pour enfants et adultes, incluant une salle d’essayage, dans un décor festif.

« L’an passé, les Pokémon et les costumes de personnages épeurants ont remporté la cote au niveau de la popularité. Même les petits de 5 ans voulaient être déguisés en clown cruel, se rappelle Manon Doucet. S’il y a une fête d’Halloween cette année, je serai prête, avec de nouveaux costumes, et j’avais un plan pour mettre les costumes en quarantaine à leur retour. »