Le Dépanneur Shipshaw fait aussi la location de mascottes en proposant une cinquantaine de personnages populaires.

Populaires, les mascottes de Shipshaw!

CHRONIQUE / En 2016, le propriétaire du Dépanneur Shipshaw, Dominic Dion, faisait l’acquisition de six mascottes. « J’avais vu passer ça. C’était une fille qui les vendait », se remémore-t-il.

N’ayant pas d’objectif précis en tête, il fait de la place et installe les six personnages dans un local de son dépanneur situé au 3421 route Saint-Léonard, à Shipshaw.

Sam et Gaby, les filles de Dominic Dion, sont bien fières des entreprises de leur papa et souhaitent un jour y travailler.

À quelques reprises, il engage des jeunes de son secteur pour enfiler les costumes et faire de l’animation au dépanneur, lors de journées spéciales. Inspiré par les clients, qui démontrent un intérêt pour les populaires personnages, l’homme d’affaires affiche la possibilité de louer les mascottes. L’engouement est instantané.

« Pour répondre à la demande, je me suis mis à faire l’achat de nouvelles mascottes et même à en faire fabriquer en passant par une compagnie de Montréal », poursuit M. Dion. À ce jour, son local héberge une soixantaine de costumes, dont certains, plus populaires que d’autres, sont offerts en double. La valeur de chaque personnage oscille entre 400 $ et 1000 $. Une quinzaine d’employés gravitent autour de ces marcottes pour tantôt leur donner vie, les réparer ou les nettoyer. « Les clients peuvent louer simplement les costumes ou engager aussi un animateur », précise-t-il.

Les mascottes « habitent » dans le Dépanneur Shipshaw.

C’est ainsi que l’entreprise Gaby et ses amis a vu le jour. Outre les costumes, l’entrepreneur loue aussi des jeux gonflables et divers jeux pour égayer les fêtes. « Gaby, c’est ma fille de six ans. Elle aimerait bien un jour travailler au dépanneur », confie le fier papa. Entrepreneur de génération en génération, il espère transmettre à son tour sa passion à ses filles. « Le casse-croûte La Cabane à Sam porte le nom de ma fille de cinq ans. »

Gaby et Sam sont déjà bien impliquées dans les entreprises de leur père. « Elles me suivent dans plusieurs activités et elles connaissent tout le monde. » De son côté, Sam aspire déjà à être responsable de la crèmerie. Même si elles vivent dans un environnement dont rêvent tous les enfants, les fillettes font preuve de discipline. « Elles n’ont pas le droit d’être dans les bonbons tout le temps », fait remarquer leur père.

Parcours

En 2013, après avoir opéré deux stations-service sous la bannière Ultramar, Dominic Dion était prêt à acheter sa propre station-service, incluant un dépanneur et trois loyers.

Trois ans plus tard, saisissant les opportunités d’affaires, le nouveau propriétaire du Dépanneur Shipshaw ajoute un casse-croûte et une crèmerie. « Cet été, c’est moi qui vais opérer le casse-croûte », lance-t-il. Comme les enfants sont les bienvenus sur le site du dépanneur, un spacieux parc, près du casse-croûte, permet aux petits de s’amuser.

Trois ans après avoir fait l’acquisition du Dépanneur Shipshaw, Dominic Dion ouvrait le casse-croûte, « la Cabane à Sam «.

En 2017, Dominic Dion met aussi la main sur les lunettes UNIQ, abordables et tendance. Il saisit cette occasion et devient distributeur avec un de ses amis qui a fait un retour en région. « Nous avons 120 points de services qui vendent nos lunettes qu’on retrouve en 90 modèles différents », mentionne l’investisseur.

Tout bonnement, en moins de six ans, M. Dion se retrouve donc à piloter cinq commerces, dont un dépanneur, une entreprise de location de mascottes, un casse-croûte et une crèmerie, un immeuble à logements et une entreprise de lunettes. Au travers de tout ça, il doit gérer les réseaux sociaux qui prennent de plus en plus de place dans son quotidien.

« Je ne pourrais pas faire tout ça si je n’étais pas si bien entouré », ajoute le dévoué employeur. Bien que la plupart des commerçants crient au manque de main-d’œuvre, Dominic avoue que, de son côté, les CV s’accumulent sur son bureau. « C’est peut-être parce que je privilégie beaucoup le respect », conclut-il.