À 29 ans, Julie Larocque est bien déterminée à retrouver une meilleure qualité de vie. C’est au Complexe Fitness de Jonquière qu’elle a choisi de s’entraîner, trois fois par semaine.

Motivée à perdre du poids

CHRONIQUE / Julie Larocque tente, depuis quelques années, de perdre ce surplus de poids qui l’empêche d’exécuter certains mouvements, aussi simples que de se pencher.

Pour se motiver, il y a cinq ans, elle a créé sa page Facebook La descente vers 199 livres, afin de partager ses bons coups en matière d’entraînement. « Les commentaires que je reçois me font vraiment du bien et m’encouragent », souligne la jeune femme de 29 ans.

Jusqu’à l’âge de 18 ans, Julie n’avait jamais eu à se soucier de son alimentation et de son niveau d’exercice. Du haut de ses cinq pieds et quatre pouces, elle avait un poids qui oscillait autour de 150 livres. Quand elle est tombée en amour, pour la première fois, elle portait moins attention à son apparence. « Un jour, mon chum est parti avec une fille plus petite et plus belle », se remémore-t-elle. S’en est suivi un épisode de dépression qui a été contrôlé à l’aide d’une médication. À 22 ans, elle pesait 288 livres.

« Le moment le plus dur, c’est quand je me suis retrouvée à La Ronde avec mes amies et que je n’entrais pas dans certains manèges », se souvient Julie.

Objectif atteint

Elle s’est mise à marcher cinq fois par semaine en alternant avec la course. « Le club Coureurs des bois Saguenay m’a tout appris. Ils ont été très patients avec moi. Ils m’ont encadrée, encouragée et soutenue. » Si bien qu’elle arrivait à courir des parcours de cinq et dix kilomètres en sentiers. Entre-temps, elle a même fait la rencontre de son chum, Alexis, qui s’entraînait au même gym.

À 27 ans, elle pesait 198 livres. Motivée et déterminée, elle consultait régulièrement une nutritionniste pour prendre en main son alimentation. « Je me souviens d’être allée dans un party de famille, chez ma grand-mère, et d’avoir amené mon repas santé. Au lieu de manger du gâteau, j’avais mangé mon yogourt avec des petits fruits ».

Retour à la case départ

À l’été 2017, alors qu’elle faisait sa course et se sentait fatiguée, elle n’a pas écouté son corps et elle a fait une mauvaise chute. « Je me suis renversé la cheville et je me suis cassé la malléole (os de la cheville) », mentionne-t-elle.

Devant se limiter en termes d’entraînement pendant plusieurs mois, Julie Larocque est retombée dans ses vieilles habitudes et a repris les livres perdues.

La jeune femme est éducatrice en service de garde, pour la Commission scolaire De La Jonquière. Les enfants lui posent parfois des questions sur son physique. « Quand les petits me demandent pourquoi j’ai de grosses fesses, je leur réponds que je suis plutôt ronde et enrobée d’amour », lance Julie, en riant.

Souhaitant être un modèle pour les enfants qu’elle côtoie, en octobre dernier, elle a signé un contrat d’un an avec l’entraîneur kinésiologue Samuel Lebreux.

Incapable de trouver la motivation pour s’entraîner chez elle, c’est au Complexe Fitness Santé de Jonquière qu’elle aime se retrouver. « Ici, il y a toute sorte de monde, et je me sens à l’aise. Personne ne juge personne. Tout le monde fait sa petite affaire », constate Julie.

Elle pesait 278 livres en octobre et pèse maintenant 272 livres. Elle ne nie pas que la période des Fêtes a été difficile au niveau de son alimentation. « En guise de récompense, après mon entraînement, je me prends un shake de protéines à la saveur de chocolat », relate-t-elle.

Famille

Dans la famille de Julie, personne ne doit composer avec un surpoids. « Mes parents sont en forme. Mon père est dans la construction. On s’entend que s’il prend quelques livres, il les perdra aussitôt en travaillant », remarque la jeune femme native de Saint-Honoré.

Son frère est aussi très sportif. « C’est dur pour mes proches de comprendre qu’il se passe quelque chose de mental avec la nourriture », poursuit celle qui a le réflexe de manger quand ça va bien, quand ça va mal, quand elle est heureuse et quand elle est triste.

Projets

En mars, Julie prévoit faire le 15 km des Pichous à la marche.

Quand elle regarde vers le futur, elle croit que les enfants qu’elle aura un jour lui permettront de trouver la motivation pour bouger quotidiennement. « Quand je vais avoir des enfants, je vais avoir envie de les promener en poussette, de glisser avec eux et de leur apprendre à faire du vélo », projette Julie.

Elle rêve même, un jour, de participer à des compétitions de fitness. « J’ai vu une fille qui avait autant de poids à perdre que moi. Aujourd’hui, elle fait des compétitions. »

Avec le temps, Julie a aussi développé des trucs. « Quand j’ai une rage alimentaire, je me tourne vers mon casse-tête », conclut-elle.

Pour suivre sa progression

www.facebook.com/1lbssanspression