Moi aussi, j’en devais une à l’univers, alors que j’aie échappé mon cellulaire parmi les raies lors d’un voyage en 2015.

L’histoire du cellulaire magique

CHRONIQUE / À l’approche du temps des Fêtes, on aime se remplir le cœur d’histoires magiques. En voici une qui s’est passée dans ma vie, il y a quelques semaines, et qui met en vedette un cellulaire.

Je revenais de Québec. J’étais à la dernière station-service avant d’entrer dans la Réserve faunique des Laurentides. De gros flocons tombaient.

Ensevelie sous la neige, entre deux voitures stationnées, je remarque une forme rectangulaire, de la grosseur d’un cellulaire.

Je donne un petit coup de pied sur cette chose qui attire mon attention et je vois un contour foncé se dessiner autour. Je le prends et me rends compte que c’est bel et bien un cellulaire. L’écran d’accueil me révèle qu’il doit appartenir à un jeune d’une douzaine d’années. Je m’empresse de sécher l’appareil et de le brancher dans mon véhicule tout chaud pour le faire charger. Le pourcentage de la batterie affiche seulement 9 %. À ma grande surprise, l’écran est intact !

Par contre, impossible de déverrouiller le téléphone, et il n’y a aucune information reliée aux urgences. En effet, dans les cellulaires, on peut entrer un numéro d’urgence, afin de contacter un proche, justement en cas de perte de notre appareil.

Les informations concernant la météo proviennent de Montréal. Je suppose donc qu’il appartient à quelqu’un de ce secteur. Je vois dans les notifications que le propriétaire a fait un FaceTime avec un garçon qui a un nom commun, mais avec une orthographe particulière. Je le retrace donc sur Facebook et lui explique que j’ai peut-être trouvé le cellulaire d’un de ses amis. Cet ami semble demeurer à Alma. Cette trouvaille me dit que je vais bientôt faire un heureux ! Je passe la soirée à espérer que le propriétaire appelle sur son cellulaire ou que le garçon voit mon message Facebook, mais rien.

Le lendemain matin, soit le samedi, alors que je me rends à Alma pour rencontrer des jeunes dans le cadre de mon travail, j’apporte le cellulaire avec moi, en faisant confiance au destin. Mon propre cellulaire sonne, et un homme d’Alma me dit que le cellulaire que j’ai retrouvé appartient bel et bien à son fils. « On revenait d’un voyage dans le Sud. Il était tellement déçu d’avoir perdu son cellulaire », me confie le père.

J’entre donc son adresse dans mon GPS et je me rends compte que je suis à cinq minutes de chez lui ! Mon interlocuteur et moi sommes tous les deux émerveillés par ce drôle de hasard. Je me rends chez lui, vraiment fière de moi, pour livrer ma trouvaille à domicile. L’homme me tend un billet de 20 $ en me disant : « Tu iras t’acheter une bouteille de vin à partager avec ton chum ». Parce qu’il faut dire que mon chum a aussi vécu cette belle aventure avec moi. Mais je refuse l’argent. Je suis déjà comblée !

Après tout, moi aussi, j’en devais une à l’univers...

Cellulaire à la mer

En matière de perte de cellulaire, j’ai moi aussi déjà été très chanceuse. C’était en 2015. J’étais en voyage sur l’île de San Andrés, en Colombie. Un voyage mémorable et une destination qui fait partie de mon top-3.

Dans l’excursion, on nous débarquait dans la mer, au milieu de nulle part, pour nager avec les raies sauvages. C’est une des plus belles expériences que j’ai vécues concernant un contact naturel avec les bêtes. Évidemment, la nourriture y est pour quelque chose dans ce rapprochement. Dès que les raies voient le bateau arriver, elles s’empressent de venir nous voir pour recevoir de la nourriture que les guides lancent dans l’eau.

En direction vers le lieu en question, le bateau a ralenti et éteint ses moteurs. Le calme plat nous a permis d’entendre un « plouf » ! Tout le monde s’est demandé ce que c’était… Quelques secondes se sont écoulées... puis, je me suis rendu compte que c’était mon cellulaire qui venait de plonger à l’eau. Heureusement qu’il avait son petit habit de plongée ! Je l’avais mis dans un étui résistant à l’eau dans le but de prendre des photos sous l’eau.

Mon chum, le guide et moi, nous nous sommes empressés de plonger et de nager en direction du supposé lieu, mais le sable blanc à perte de vue et l’eau turquoise des Caraïbes ne nous donnaient aucun repère. Je venais de perdre espoir, en me disant qu’il y avait des choses pires que ça, quand notre guide et mon chum sont sortis de l’eau, tout sourire, tels des héros, avec mon cellulaire entre les mains ! Moi aussi, j’ai tendu un billet de 20 $ à notre guide, mais lui, il ne s’est pas fait prier pour le prendre !