Le mésangeai du Canada, anciennement appelé geai gris, est très présent sur les monts Valin.

Les sociables mésangeais des monts Valin

Le mésangeai du Canada, anciennement appelé geai gris, est très présent sur les monts Valin. De nature très sociable, il vient candidement manger dans nos mains.

Petits et grands seront charmés par la beauté et par la nature peu craintive du mésangeai. Attention, le mésangeai ne se gênera pas pour voler votre lunch à même votre sac à dos si celui-ci est mal fermé! Si vous gagnez sa confiance, il risque même de se jouquer sur votre tuque pour observer de plus près votre sandwich. Et si vous avez envie de vous amuser avec cet animal, vous serez servi. Brillant et espiègle, il se fera un plaisir d’embarquer dans vos fantaisies en échange d’un bout de nourriture. 

Le mésangeai est un opportuniste qui associe rapidement la présence humaine à la nourriture, surtout près des chalets. Certains le trouvent même indésirable et dérangeant. Pour éviter de l’attirer, il faut absolument ne laisser aucune trace de nourriture. Même à plusieurs kilomètres dans le fond des bois, ils repèrent rapidement la présence humaine, pour se régaler de la nourriture laissée ici et là. 

Cet oiseau omnivore consomme couramment des arthropodes (des insectes, notamment), des baies, des charognes, des oeufs, des oisillons d’autres espèces et des champignons. Comme son alimentation comporte de la charogne, il risque de ne pas être très propre. Il est mieux de porter des gants ou se laver les mains si vous avez un contact avec lui. Évidemment, ne tentez pas de le flatter, car comme tous les animaux sauvages, il ne veut rien savoir de vos caresses.

Observation

L’observation des oiseaux est un loisir amusant à faire en famille. En installant des mangeoires dans votre cour, il est possible d’attirer des dizaines d’espèces différentes selon les saisons. Lunette d’approche au cou, vous aurez vite envie de sortir pour observer encore plus d’espèces dans d’autres décors. 

Cette activité est prisée au parc de la Rivière-du-Moulin, à Chicoutimi, et au club de ski de fond Le Norvégien, à Jonquière. On peut y observer de nombreuses mésanges, qui sont aussi de petits oiseaux très curieux qu’on peut facilement attirer au creux de notre main avec de la nourriture. Elles se délectent particulièrement de graines de tournesol. 

Rusé

Le mésangeai est un oiseau rusé qui cherche toujours des trucs pour se nourrir sans trop d’efforts. Ces petits oiseaux adorent la viande, surtout celle du lièvre. C’est pourquoi les amateurs de petite chasse, qui tendent des collets pour les lièvres, voient souvent leurs captures grignotées par ces oiseaux. 

Il n’est pas le seul animal qui use d’astuce pour se nourrir. Pour les trappeurs, les belettes et les écureuils volants sont bien pires. « Ils ne s’attaquent pas juste aux lièvres, mais à tout ce qu’on capture. La belette brise toutes les proies dans les pièges, sans nécessairement les manger. Pareil pour l’écureuil volant. Les deux déclenchent souvent les pièges pour voler les appâts de castors », explique le trappeur, Carl Dubé. 

Pie-grièche

Plusieurs confondent le mésangeai avec la pie-grièche, beaucoup plus rare. Cette dernière est désignée « menacée », selon la Loi sur les espèces menacées et vulnérables du gouvernement du Québec, et « en voie de disparition », selon la Loi sur les espèces en péril du gouvernement du Canada. 

Quant au mésangeai du Canada, il n’est nullement en danger, et aucune mesure particulière n’est prise pour sa protection. Le mésangeai doit faire face à de nombreux prédateurs, dont les faucons, les busards et, pendant la période de nidification, les hiboux. 

Certains mammifères (les écureuils, les martres, les porcs-épics et les ratons laveurs) peuvent attaquer les nids et dévorer les oeufs. 

Les corvidés, tels que corbeaux et corneilles, s’en prennent également aux couvées. 

Il faut être futé pour survivre à autant de prédateurs!