Éric Ménard est sur le point de livrer un poulailler en réplique d’église. L’oeuvre d’art est déjà promise.
Éric Ménard est sur le point de livrer un poulailler en réplique d’église. L’oeuvre d’art est déjà promise.

Les poules bien installées

Confinement oblige, il faut user de notre imagination pour occuper nos temps libres. Plusieurs ont choisi d’adopter des poules. Et qui dit poules, dit installations. Le bricolage est une excellente façon d’occuper son esprit !

Pour accueillir deux ou trois poules, il est possible d’utiliser une partie des infrastructures déjà existantes dans son environnement, tels un garage ou une remise. Après avoir délimité un coin servant d’abri à vos nouvelles protégées, il suffit ensuite d’y annexer un enclos extérieur, pour leur laisser plus d’espace.

Si vous êtes habiles, il existe aussi une panoplie de modèles de poulailler inspirants sur Pinterest. Plusieurs groupes Facebook, dont Poules et volailles du Saguenay–Lac-Saint-Jean, ou la page Néo-Terra peuvent aussi vous aider dans votre projet de construction.

Cette réplique de grange possède même une porte coulissante.

Si vous n’êtes pas trop pressé et que vous prônez la récupération, vous réussirez à trouver plusieurs matériaux sans débourser trop d’argent en fouillant dans votre réseau de contacts ou en surveillant les sites de petites annonces. « Il y a quelques jours, j’ai fait une demande de pentures de cuisine à donner sur Facebook. En dix minutes, j’avais 125 pentures amassées pour fabriquer mes poulaillers », relate Éric Ménard.

Ceux qui affichent leurs réalisations sur les réseaux sociaux reçoivent rapidement des commandes. C’est ce qui est arrivé à Jimmy Bouchard lorsqu’il a présenté son poulailler.

Pour le construire, il a fouillé sur Internet pour s’inspirer de trois modèles, qu’il a mixés. Il a acheté des matériaux neufs de qualité, pour un total de 500 $. Son projet a nécessité une vingtaine d’heures de travail et il n’en était pas à sa première construction.

Éric Ménard a reproduit une grange en guise de poulailler.

Son poulailler, qui mesure un mètre de large sur trois mètres de long, est isolé pour garder les poules au chaud en hiver. « J’ai souvent des gens qui me demandent de leur en construire un, mais je n’ai pas le temps d’en construire d’autres. De plus, si je calculais mon temps, il faudrait que je charge un prix beaucoup trop élevé », réfléchit-il.

De son côté, Magali Lacas avoue que le sien n’est pas nécessairement le plus beau. « Mais il est fait de matériaux recyclés à 99 % et il a coûté presque 0 $. Il a fallu simplement acheter une boîte de vis », raconte-t-elle.

Comme les poules adorent fouiller dans le sol, on dénote un engouement pour les petits poulaillers d’été sur roulettes, qu’on peut déplacer sur le terrain. Par contre, si on a des chiens, c’est une option plus ou moins intéressante, puisque les chiens, qui adorent le fumier, seront portés à aller manger ou à se rouler dans cet engrais naturel, ce qui n’est pas très ragoûtant !

Le poulailler rustique fabriqué par Éric Ménard est fait à partir de vieux bardeaux récupérés sur un bâtiment de ferme effondré. Ce modèle comporte même un espace jardin pour une petite culture de légumes ou de fines herbes.

Oeuvres d’art

À l’été 2018, Éric Ménard, qui est lui-même propriétaire d’une cinquantaine de poules, dont la plupart lui ont été données en automne, a commencé à construire des poulaillers pour le plaisir.

« J’avais une vieille grange sur mon terrain qui venait de s’effondrer. À temps perdu, j’ai commencé à récupérer les matériaux pour construire des poulaillers », explique l’homme de Saint-Henri-de-Taillon.

Il a d’ailleurs reproduit à l’échelle une petite grange en guise de poulailler, lequel mesure deux mètres et demi de long, un mètre de large et un mètre de haut. Malgré l’expérience qu’il cumule dans le domaine de la construction, le projet lui a pris 175 heures. Il a aussi réalisé un poulailler rustique à partir des vieux bardeaux de cèdre qu’il a retravaillés morceau par morceau. « Ce modèle a un espace jardin pour une petite culture de légumes ou de fines herbes. »

Ceux qui affichent leurs réalisations sur les réseaux sociaux reçoivent rapidement des commandes. C’est ce qui est arrivé à Jimmy Bouchard.

Depuis quelques semaines, il n’arrive pas à répondre à la demande et il a de la misère à fournir sa clientèle en oeufs. « Depuis le coronavirus, les gens se garrochent sur mes oeufs », souligne-t-il.

Cet artiste, ayant quelques diplômes en poche, dont un diplôme d’études collégiales en art, construit de véritables oeuvres d’art. « C’est presque tout fait à partir de récupération , précise celui qui s’affaire à créer une réplique d’église pour les poules, orné de trois clochers. Mon prochain projet est le moulin à farine avec sa roue à aubes. Il va y avoir de la vraie eau. »