Rosalie engage aussi des collaborateurs pour l’accompagner en tant que princesse, ou pour faire des personnages de La Pat’Patrouille et d’Olaf.

La princesse des affaires

CHRONIQUE / Le 23 novembre, à la salle François-Brassard du Cégep de Jonquière, trois étudiantes présenteront une comédie musicale du film La Reine des neiges.

C’est dans le cadre de leur cours de projet d’affaires que Rosalie Guay, Jennyfer Labbé et Laurence Fortin ont uni leurs forces en organisant ce spectacle pour les enfants d’une durée de 50 minutes.

Deux représentations de cette adaptation de La Reine des neiges seront offertes à 10 h et à 19 h. « Les prix sont très abordables. Pour les groupes et les garderies, les billets seront à 7,27 $ et pour l’admission générale, ils seront à 12 $ », précisent les finissantes de la technique de gestion de commerces, qui souhaitent accueillir entre 800 et 900 spectateurs. Déjà plus de 300 billets ont trouvé preneurs.

Sur la scène, cinq comédiens incarneront les personnages d’Anna, d’Elsa, d’Olaf, de Hans et de Christophe. « Au début, on n’était pas censés faire de personnages », lancent Laurence et Jennyfer, qui devaient simplement aider leur amie Rosalie dans la réalisation d’un spectacle pour son entreprise, Deviens la princesse. Finalement, elles ont accepté de mettre à contribution leur talent. C’est l’entreprise de Rosalie qui fournira tous les costumes et les décors.

« Les enfants seront accueillis dans le hall d’entrée par des personnages de La Reine des neiges et après le spectacle, nous aurons aussi un service de photos instantanées avec les personnages », précise Jennyfer, qui danse depuis l’âge de six ans. Présentement, les étudiantes s’affairent à solliciter les garderies et à faire la promotion.

Débuts

Quand elle a commencé à animer des fêtes d’enfants, habillée en Cendrillon, Rosalie Guay ne se doutait pas du succès qui l’attendait. « L’année de mes 15 ans, j’ai fait trois ou quatre fêtes d’enfants par fin de semaine », souligne la jeune femme de L’Ascension, au Lac-Saint-Jean.

À ce moment-là, c’est sa mère, brillante femme d’affaires, qui organisait l’horaire de sa fille et s’occupait de la paperasse. Quant à son père, il la reconduisait aux quatre coins du Saguenay–Lac-Saint-Jean, en passant par la Côte-Nord.

Le 23 novembre, Laurence Fortin, Rosalie Guay et Jennyfer Labbé présenteront un spectacle de Le Reine des neiges dans le cadre de leur cours de projet d’affaires.

Même malade, Rosalie était là pour satisfaire les fillettes qui avaient réservé leur princesse depuis des mois. Depuis ce temps, du haut de ses 20 ans, elle a pris les rênes de son entreprise, Deviens la princesse – Animation pour enfants.

Dès qu’elle a eu son permis de conduire, la jeune entrepreneure s’est acheté une voiture pratiquement neuve et elle a investi beaucoup d’argent dans les costumes et les décors. « J’ai appris à trouver les sites Internet pour acheter les robes identiques. Une robe de La Reine des Neiges coûte environ 400 $, et j’en ai quatre », poursuit-elle en riant.

Rosalie Guay, la propriétaire de l’entreprise Deviens la princesse, incarne maintenant une dizaine de princesses de Walt Disney.

Rosalie incarne maintenant une dizaine de princesses de Walt Disney et offre quatre concepts de fêtes. Elle engage aussi des collaborateurs pour l’accompagner en tant que princesse, ou pour faire des personnages de Pat’Patrouille et d’Olaf.

Succès et embûches

« Un jour, pendant une animation, j’ai complètement perdu la voix », raconte celle qui avait la voix parfaitement haute pour chanter les chansons de Walt Disney. Elle a alors appris qu’elle avait des micronodules sur les cordes vocales.

Rosalie a été deux ans sans chanter. « J’ai recommencé tranquillement en baissant toutes les chansons de tonalité. »

Depuis 2013, elle a animé plus de 550 fêtes d’enfants et une centaine d’événements grand public. Son spectacle de 25 minutes est particulièrement apprécié pour attirer les familles dans certains festivals.

Dans la vie de tous les jours, Rosalie est loin d’être une princesse. « J’arrive de la chasse à la sauvagine avec la gang de Chassomaniak », révèle-t-elle.

Cette passion pour la chasse n’empêche pas l’étudiante en gestion de commerces, au Cégep de Jonquière, de connaître les films de Walt Disney par coeur. « J’aime tellement ça ! C’est normal pour moi de me promener à bord de ma voiture en écoutant les chansons des films de Walt Disney. »

Quand on la questionne sur son avenir, celle qui n’a jamais eu un travail étudiant conventionnel se laisse la chance d’explorer. « Je gère mon entreprise depuis que j’ai 15 ans, mais j’aimerais vivre d’autres expériences de travail, en travaillant pour quelqu’un d’autre, par exemple. Ça m’aiderait à éclairer mes choix », conclut, avec sagesse, la jeune femme de 20 ans.