Depuis le lancement de son entreprise Les Gâteaux Jul’Imagine, en 2014, Julie Savard gagne sa vie grâce à sa passion et à son talent pour la pâtisserie.
Depuis le lancement de son entreprise Les Gâteaux Jul’Imagine, en 2014, Julie Savard gagne sa vie grâce à sa passion et à son talent pour la pâtisserie.

Jul’Imagine, des gâteaux personnalisés fort populaires

CHRONIQUE / La propriétaire de la pâtisserie Les Gâteaux Jul’Imagine, de Jonquière, vit un succès inattendu avec ses gâteaux personnalisés.

La crise du coronavirus ayant ralenti bien des entreprises, dont son commerce pendant deux semaines, Julie Savard ne s’attendait pas à une reprise aussi fulgurante. « Il a même fallu engager une sixième personne, souligne-t-elle. C’est peut-être parce que les gens sont plus sensibilisés à l’achat local. »

De toute évidence, la population n’a pas cessé de fêter. « Les gâteaux commencent même à grossir », lance la femme d’affaires, en faisant référence au nombre de personnes qui augmente progressivement dans les rassemblements.

Les cupcakes connaissent beaucoup de succès, tout comme le bar à fudge, les tartelettes et les pops glacés.

En février, Julie Savard participait au Défi des chefs Leucan Saguenay–Lac-Saint-Jean. Sept chefs s’affrontaient pour épater leurs convives. Son dessert, à droite, a remporté les grands honneurs.

Le 7 juillet, la pâtissière avisait sa clientèle, par le biais de Facebook, que cet achalandage occupait toute son équipe. « Le délai, pour les gâteaux personnalisés, est présentement plus grand qu’à l’habitude. Je prends le temps de vous répondre sur Facebook, on échange des photos, je réponds à vos questions et vous répondez aux miennes. […] On passe en moyenne deux à trois heures par gâteau. Même si vous me suppliez ou que vous vous fâchez, ça ne marchera pas. Restez zen ! On fait tout en notre pouvoir pour vous satisfaire », pouvait-on lire.

Ce message reflétait aussi l’énergie qu’implique la gestion d’une page Facebook, la principale source de publicité des Gâteaux Jul’Imagine.

Comme plusieurs commandes se font par ce réseau social, l’administratrice a publié un petit guide pratique pour la commande d’un gâteau personnalisé, afin de bien cerner les besoins et les goûts du client, tout en accélérant le processus de commande.

« Nous sommes seulement deux à faire les gâteaux personnalisés. C’est pourquoi nous nous limitons à environ une vingtaine par semaine », précise Mme Savard.

Les demandes de gâteaux personnalisés sont parfois inusitées, mais les pâtissières arrivent toujours à relever les défis. « Comme ce client qui voulait un gâteau pour fêter son anniversaire de greffe de foie », se remémore-t-elle.

Parcours

Dès l’âge de 10 ans, Julie Savard sait exactement ce qu’elle veut faire dans la vie. « Je cuisinais des gâteaux et ma mère me chicanait parce que je faisais plus de gâteaux qu’on pouvait en manger », se souvient-elle.

Très créative, la petite fille adore aussi bricoler et construire toutes sortes de choses en Lego.

Rendue au secondaire, alors que certains de ses amis parlent d’études dans des domaines plus convoités, l’adolescente ne discute pas de ses aspirations. « La cuisine n’était pas un domaine très populaire à ce moment-là, poursuit-elle. Comme j’étais bonne à l’école, un prof m’avait même déjà dit qu’en allant en cuisine, j’allais gaspiller un talent. »

Après son secondaire, ne renonçant pas à ses rêves, Julie Savard suit un cours en pâtisserie et un autre en cuisine. Elle travaille ensuite dans plusieurs entreprises, dont des épiceries et des résidences pour aînés.

En 2012, alors qu’elle est cuisinière dans une garderie, elle commence à recevoir de plus en plus de commandes de gâteau de ses collègues.

En 2013, après avoir suivi son cours de lancement d’entreprise dans l’optique d’ouvrir sa pâtisserie, elle met sur la glace son projet, puis, en avril 2014, elle se lance en ouvrant son commerce sur le boulevard Harvey, à Jonquière.

En 2018, victime de son succès, Les Gâteaux Jul’Imagine double sa superficie en déménageant au 2307, rue Saint-Hubert.

La première année en affaires, l’entrepreneure ne prend pas de vacances, mais maintenant, grâce à sa précieuse équipe, elle se permet deux semaines de congé l’été. « Après Noël, je prends parfois une semaine aussi… mais mon cerveau n’arrête jamais ! », conclut la créative pâtissière, qui a toujours de nouvelles idées pour faire briller son entreprise.