Depuis 16 ans, à raison d’une vingtaine d’heures par semaine, Marie-Noëlle entraîne de jeunes patineuses âgées de dix à 15 ans.

Gagner sa vie grâce au sport, à la mode et aux communications

CHRONIQUE / Consultante en communication, entraîneuse de patinage artistique et propriétaire d’une collection de vêtements, Marie-Noëlle Potvin a réussi à combiner ses passions pour gagner sa vie dans sa région, au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Après son secondaire, la dynamique jeune femme de Jonquière étudie en arts et technologie des médias. Elle poursuit ses études en administration. Grande sportive, le travail de bureau lui plaît moins.

Active et créative, elle ressent un besoin constant de se réinventer. « Côté communication, je travaille à contrat. Je fais de la gestion de réseaux sociaux et des campagnes de publicité », explique la consultante en communication. 

Son côté sportif est comblé grâce à son amour pour le patin. Celle qui a commencé à faire du patin à l’âge de trois ans, et qui est devenue entraîneuse à 16 ans, souhaite continuer de contaminer les jeunes face à l’importance de bouger. 

Cette année, elle entame sa seizième année comme entraîneuse en patin artistique. Évidemment, elle ne peut taire son côté créatif ! C’est pourquoi, quelques fois par année, elle fait la conception de costumes pour ses élèves patineuses. 

« Je dessine le costume, je le fais coudre par une couturière et ensuite c’est moi qui le décore. Ça peut me prendre une trentaine d’heures de travail », souligne Marie-Noëlle. 

Sa trentaine d’élèves font partie du Club de patinage artistique de Jonquière et du programme patinage excellence Jonquière. Lors du passage du Progrès, les patineuses se préparaient en vue des compétitions. 

Gawa

Il y a deux ans, Marie-Noëlle confie à son amie Marie Mazerolle qu’elle aimerait un jour avoir une collection de vêtements. Devant l’enthousiasme de Marie, le projet se met rapidement en branle. Leur amie graphiste, Cynthia Arseneault, se joint à elles avec son coloré côté artistique. 

Depuis ce temps, même si elles ont d’autres engagements professionnels, elles réussissent à se démarquer avec des produits originaux.

« Je suis vraiment contente d’avoir réalisé ce rêve, mais en même temps je me rends compte que je ne voudrais pas faire juste ça », précise Marie-Noëlle.

Confortables et pratiques 

Comme la planche à neige occupe une grande partie de ses loisirs, les vêtements qu’elle conçoit sont confortables et pratiques. D’ailleurs, les fondatrices de Gawa sont présentes à plusieurs événements sportifs pour présenter leurs produits et encourager le sport chez les filles.

Le nom Gawa viendrait d’un terme provenant de la côte de la Réserve à Chicoutimi. 

« C’est une déformation de kawish qui est ensuite devenu les “métaleux” de la côte de la Réserve », raconte Marie-Noëlle. Les conceptrices de Gawa s’inspirent de la nature, des premières nations et de leur petit côté rebelle pour créer leurs collections de vêtements. « Une Gawa, c’est un peu déjanté par bout, marginal la plupart du temps, mais authentique tout le temps », peut-on lire sur leur site internet de leur boutique en ligne (www.gawaclothing.com). 

Chouchou

Le produit chouchou de Gawa est sans contredit la cagoule Capeline, laquelle peut se porter en dessous ou par dessus un casque pour les sports d’hiver, tels que la planche à neige. Fait 100 % au Saguenay, la Capeline connaît un grand succès. On la retrouvera au Sports Experts de Chicoutimi et en ligne dès novembre.