Depuis qu’elle a 16 ans, Alexandra Lajeunesse se passionne pour les soins de beauté.

Engouement pour le maquillage permanent

CHRONIQUE / Quand elle a commencé à s’intéresser au maquillage permanent, Alexandra Lajeunesse avait 16 ans. « Je ne sais pas si je devrais dire ça, mais je me pratiquais déjà sur mes amies », raconte-t-elle en riant.

Quand son père se rend compte du matériel basique qu’elle utilise, il lui interdit de poursuivre cette pratique. Il l’invite plutôt à travailler pour lui, dans son entreprise de camionnage. Femme de défi, la jeune femme devient donc camionneuse ! Encore aujourd’hui, la route ne lui fait pas peur. Elle a passé son été 2018 au volant d’un imposant motorisé de 40 pieds pour exercer son travail, à l’extérieur du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Même si elle est très manuelle et extrêmement débrouillarde, Mme Alexandra n’a jamais renoncé à sa passion première…

Le maquillage permanent permet, entre autres, de redéfinir les sourcils en utilisant un dermographe d’esthétique, un peu plus petit et léger que celui utilisé par les tatoueurs

Après une formation de deux ans et demi en esthétique, comme elle ne trouve toujours pas de formation spécifique en maquillage permanent, elle utilise ses contacts. Elle croise la route du grand-père d’une de ses amies, un Coréen qui lui apprend des techniques de tatouage à l’aide d’aiguilles de bambou. Elle part ensuite apprendre auprès des meilleurs à Marseille, aux Laboratoires Biotic Phocea, et à Toronto, au Centre Micro-Pigmentation. À l’aube de ses 30 ans, la femme de Québec s’installe au Saguenay et démarre son entreprise pour offrir des maquillages permanents de qualité. Elle fêtera bientôt ses 30 ans de pratique. À l’affût des progrès, elle n’hésite jamais à se perfectionner. Son commerce est installé au 2199 rue Perrier dans une partie de sa maison de Jonquière. La femme d’affaires est même accréditée pour donner des formations.

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, une quarantaine de personnes offrent ce service, mais plus de la moitié ne sont pas qualifiées ou installées adéquatement. « Dans ce domaine, ce qui est le plus inquiétant pour les professionnels, c’est de voir que les compagnies de distribution vendent leurs produits, servant au tatouage, à n’importe qui, sans contrôle », mentionne Mme Alexandra. Au niveau de l’hygiène, il faut aussi être extrêmement vigilant. « Quand les clientes appellent, elles demandent le prix et se questionnent à savoir si ça fait mal. Elles s’informent rarement de notre formation. Pourtant, il existe maintenant des cours reconnus », poursuit-elle. Sa publicité se fait principalement de bouche à oreille. « J’ai vu le résultat sur une personne que je connais et j’ai tellement trouvé ça beau que j’ai décidé de m’informer », souligne une de ses clientes lors du passage du journal Le Progrès.

L’entreprise Alexandra Lajeunesse maquillage permanent est située au 2199 rue Perrier à Jonquière.

Comme dans tous les domaines, les maquillages permanents ratés existent. Ils sont surtout reliés aux couleurs trop grisâtres ou verdâtres. « Heureusement, tout se rattrape. On peut même enlever le maquillage permanent. On n’utilise pas le laser comme le tatouage, mais plutôt des produits qui dilue le pigment », souligne l’esthéticienne.

Passionnée

L’entreprise Alexandra Lajeunesse maquillage permanent accueille une cinquantaine de clients par semaine dans divers services. La passionnée propriétaire travaille plus de 40 heures par semaine, souvent jusqu’à tard le soir. Une semaine par mois, Mme Alexandra quitte le Saguenay pour répondre à la demande dans un centre d’esthétique de Rimouski et dans une clinique médicale du Nouveau-Brunswick qui se spécialise en esthétique et en injection. Active et énergique, elle a besoin que ça bouge autour d’elle. « Je souhaite garder ce rythme encore longtemps. Je ne veux pas voir la retraite. » Elle suit encore régulièrement des formations avec des sommités dans le domaine de l’esthétique. « Il faut aussi considérer le dossier médical des gens. Certaines personnes ne sont pas disposées, ou alors il faut prendre les précautions nécessaires pour éviter les complications », conclut-elle.

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EN BREF

• Il faut compter environ deux semaines avant d’avoir un rendez-vous avec Alexandra Lajeunesse.

• Contrairement au tatouage, où la douleur fait partie des moeurs, en maquillage permanent, il n’y a aucune raison de souffrir ! L’esthéticienne utilise des produits anesthésiants approuvés et sans injection pour engourdir la peau. 

• Les clientes de Mme Alexandra sont en moyenne âgées de 40 à 65 ans. Elle a aussi des clients masculins, un peu plus rares, qui utilisent le maquillage permanent pour se faire faire, par exemple, une simulation de cuivre chevelue.

• Le contour des yeux, des lèvres ou la définition des sourcils coûte en moyenne 475 $.

• Une séance dure environ une heure trente et il faut prévoir une séance de retouches au bout d’un mois. 

• La durée de vie du maquillage permanent est d’environ sept ans, après quoi on aura besoin de redéfinir certains traits. 

• Alexandra Lajeunesse a suivi une formation lui permettant de définir aussi les aréoles des mamelons pour les femmes ayant subi des chirurgies. 

L’entreprise Alexandra Lajeunesse maquillage permanent est situé au : 2199 rue Perrier à Jonquière.