C’est par un beau samedi de septembre 2018 qu’Éric-Carl Potvin s’est fait initier aux grillades pour la première fois, par Christian Lebeau, lors du Festival western de Notre-Dame-de-Pierrevillle.
C’est par un beau samedi de septembre 2018 qu’Éric-Carl Potvin s’est fait initier aux grillades pour la première fois, par Christian Lebeau, lors du Festival western de Notre-Dame-de-Pierrevillle.

El’Salopard: une belle histoire d’amitié

Les épices El’Salopard, faites au Saguenay, fêteront leur premier anniversaire le 17 juillet. D’abord créés pour les grillades de flanc de porc, les produits conviennent autant au poulet, aux pâtes, aux frites et aux tomates.

« Tout a commencé l’an passé, quand mon ami Rémy Martin et moi avons mis au point une recette d’épices pour les grillades. Le jour de ma fête, le 17 juillet, Rémy est arrivé chez moi avec une grosse boîte contenant 17 pots de nos épices que sa blonde, Laurie Lavoie, avait identifiés d’un logo de nous deux qu’elle avait dessiné », raconte Éric-Carl Potvin.

Dans un mois, Rémy Martin et Éric-Carl Potvin fêteront la première année de leurs épices El’Slopard.

Après avoir publié une photo de son cadeau sur les réseaux sociaux, les demandes se sont mises à bondir de partout pour obtenir les épices. « Comme on n’était pas prêts à ça, on a été obligés de retirer la publication », poursuit Éric-Carl.

C’est ainsi que les deux acolytes, qui se connaissent depuis près d’une dizaine d’années, sont devenus des partenaires d’affaires, embarquant leur blonde et leurs enfants dans une aventure signée El’Salopard. Catherine Marquis, la conjointe d’Éric-Carl, s’occupe principalement de l’administration, alors que les six enfants s’impliquent dans l’étiquetage, entre autres.

Charmé par leur histoire, Pierre Bouchard, directeur du Marché Centre-Ville de Chicoutimi, leur a rapidement offert la cuisine de son épicerie pour brasser leurs épices et y vendre leurs produits. Depuis ce temps, les deux amateurs de barbecue, ayant chacun leur travail respectif, s’adaptent à leur succès comme à un loisir qui prend de plus en plus de place.

Lors du lancement officiel des épices El’Salopard, en septembre 2019, chez Catherine et Éric-Carl, plus de 85 personnes ont répondu à l’invitation. « Les enfants agissaient comme hôtes pour répondre aux invités et s’occuper de la caisse, se remémore celui qui a l’habitude d’être entouré d’amis, de musique et de bonne bouffe. Les grillades, ça vient avec le party. »

Habitant le même quartier, à Chicoutimi-Nord, les familles Martin et Potvin se sont d’ailleurs connues par les enfants, qui jouaient ensemble. C’est en se retrouvant pour prendre une bière et cuisiner des grillades, après une journée de travail, que les voisins ont eu envie d’appeler leur recette secrète El’Salopard.

Le soir du lancement officiel des nouveaux entrepreneurs, le cocktail de bienvenue était un Bloody Caesar dont le sel de céleri avait été remplacé par les épices El’Salopard. « Les gens léchaient leur verre », rigole Catherine.

Les épices El’Salopard, c’est une histoire de famille unissant Éric-Carl Potvin, Catherine Marquis, Rémy Martin, Laurie Lavoie et leurs enfants.

Après avoir assaisonné 42 livres de grillades et vendu une centaine de bouteilles d’épice El’Salopard, la fête s’est prolongée jusqu’au petit matin, au son du groupe Veranda.

Rassembleur

C’est par une journée de septembre 2018 qu’Éric-Carl s’est fait initier aux grillades pour la première fois par Christian Lebeau, lors du Festival western de Notre-Dame-de-Pierrevillle. En plus de se faire un nouvel ami, Éric-Carl a alors entamé sa quête aux meilleures épices !

Amateur de country, il passe ses étés à parcourir le Québec avec sa roulotte, à la recherche des plus beaux partys. Chez lui comme en camping, Éric-Carl est un rassembleur qui n’hésite jamais à partir le barbecue pour gâter tout le monde. Joueur de guitare, il aime s’entourer de musiciens. Inspiré par les rassemblements sous son carpot, Bruno Rodéo vient d’ailleurs de lui livrer une chanson à ce sujet.

Grillades

Les grillades d’El’Salopard sont faites à partir de tranches de flanc de porc, soit la même partie qu’on utilise pour faire le bacon. Très connues à Valleyfield, elles commencent à gagner du terrain au Saguenay. « Les grillades de Valleyfield, c’est un peu comme la tourtière du Lac-Saint-Jean », remarque Éric-Carl.

Il suffit de les faire cuire comme on le ferait avec du bacon, en assaisonnant tous les côtés avec les épices. « Pour de bonnes grillades, tout repose dans les épices », conclut l’entrepreneur, qui souhaite la reprise des festivals afin de participer à des événements et présenter les épices El’Salopard à la population.

En terminant, les complices derrière les épices El’Salopard sont en démarche pour prendre de l’expansion.

Pour en savoir plus et connaître les points de vente, visitez la page Facebook www.facebook.com/elsalopard.