C’est Tristan qui a fait la demande au policier pour essayer le gilet pare-balles.

Des métiers fascinants

CHRONIQUE / Dans la classe de Mélissa Lapointe, les mains sont pratiquement toutes levées dans les airs. Les élèves ont des tas de questions à poser à leurs invités.

Le pompier qui se trouve devant eux a de la misère à terminer ses phrases, tellement son public est en feu ! Les élèves de l’école Notre-Dame-du-Rosaire, de Chicoutimi-Nord, sont curieux, mais ils sont surtout émerveillés par cette proximité.

Même si ça fait deux heures qu’ils sont assis sur leur chaise et que David Roberge est le quatrième conférencier à défiler devant eux, les enfants de 11 ans en redemandent. « Ça fait cinq ans que je suis pompier pour la Ville de Saguenay, un territoire qui compte cinq casernes », raconte M. Roberge.

Quand il revêt son équipement, qui pèse plus de 100 livres, tout en précisant qu’il a 90 secondes pour l’enfiler et sortir de la caserne lorsqu’il reçoit un appel d’urgence, tout le monde retient son souffle.

Le pompier David Roberge doit enfiler son équipement en quelques secondes lorsque la caserne reçoit un appel d’urgence.

Le sympathique pompier parle de ses journées typiques à la caserne, qui est comme sa deuxième maison, et de son collègue qui s’est fait brûler sur pratiquement tout son corps lors d’une intervention.

Pendant ce temps, dans l’autre classe de cinquième année, celle de Mélissa Maltais, les élèves sont tout aussi fascinés par le policier qui présente le matériel autour de sa taille. Veste pare-balles, pistolet, menottes, badge de police, poivre de cayenne. « Électrocutes-tu des gens ? », questionnent les enfants. « Non, je n’ai pas ma formation pour le Taser », répond le sergent Patrick Houde.

Comme les enfants veulent toucher et voir de plus près, M. Houde accepte de faire circuler quelques objets dans la classe, tels que sa badge de police et les menottes.

« As-tu déjà défendu des criminels ? », demande un garçon, alors que l’avocate Mylène Lavoie est à peine installée devant la classe.

Les enseignantes de 5e année Mélissa Maltais et Mélissa Lapointe, ainsi que la stagiaire Anne Tremblay, ont organisé un Salon des métiers à l’école Notre-Dame-du-Rosaire. Elles entourent quelques-uns de leurs invités, soit Carolan Noreau, étudiante en soins infirmiers, Dany Hudon, de l’entreprise Dimension Cheerleading, et Me Mylène Lavoie.

« Je vais être plate, mais c’est très rare qu’on mène les dossiers jusqu’au procès. Ce n’est pas le plus gros de notre travail », mentionne l’avocate spécialisée dans les litiges commerciaux et les droits professionnels.

Me Lavoie, qui pratique depuis un peu plus de deux ans, raconte qu’elle a plus souvent besoin de négocier et de trouver des solutions.

Malgré un impressionnant parcours académique, la jeune femme avoue ne pas avoir aimé ses études secondaires. « J’ai fait une partie de mon primaire à votre école et j’étais vraiment tannante, je n’écoutais pas », se remémore-t-elle.

C’est le cégep qui l’a amenée à découvrir ses passions. « Il faut aimer lire pour être avocate et j’ai toujours été une grande lectrice. »

Tous les élèves rêvaient d’essayer les menottes!

Ne pas compter ses heures, avoir de la rigueur, être bon négociateur et établir des stratégies sont les principales qualités que les avocats doivent avoir, selon Me Mylène Lavoie.

« Je fais partie du conseil d’administration du Jeune Barreau du Saguenay–Lac-Saint-Jean, composé d’avocats de dix ans et moins », ajoute l’avocate.

« Ils ont juste 10 ans ! », s’exclame un élève.

« Dix ans d’expérience », reprend Me Lavoie, en riant.

Me Mylène Lavoie a expliqué en quoi sa toge et son rabat avaient une signification particulière.

Avant de contacter un avocat, Me Lavoie recommande de consulter le site Internet educaloi.qc.ca ou de visiter le Centre de justice de proximité à Jonquière. « Et pour éviter d’avoir besoin d’un avocat, suivez des cours de gestion de colère », conclut Me Lavoie.

Salon des métiers

Mesdames Lapointe et Maltais, ainsi qu’Anne Tremblay, stagiaire, ont été charmées par la journée Salon des métiers.

Le succès repose en partie sur le dynamisme de leurs cinq invités, dont le sergent Patrick Houde, Dany Hudon, de l’entreprise Dimension Cheerleading, Me Mylène Lavoie, le pompier David Roberge et l’étudiante en soins infirmiers Carolan Noreau.

Cette activité a été organisée dans le cadre d’un nouveau programme scolaire souhaitant que les élèves reçoivent du contenu en orientation scolaire et professionnelle.