Comme en témoignent Chloé Tremblay et Naomie Tamas, les participants affichaient un sourire de fierté dans leurs originales embarcations.

Des bateaux de carton au Lac-Saint-Jean

CHRONIQUE / Le 3 août dernier, le Camping Domaine Lemieux de Labrecque, au Lac-Saint-Jean, présentait une originale course de bateaux de carton. Dans l’ultime épreuve, les capitaines des constructions artisanales devaient défier un trajet d’une centaine de mètres de long, sans couler.

Ce sont deux campeurs saisonniers, Jean-François Tremblay et Frédéric Dubé, qui ont proposé cette activité au comité du camping. « Tout l’été, le comité suggère beaucoup d’activités familiales et une seule journée du calendrier estival très chargé n’avait rien à offrir. J’ai donc eu l’idée d’organiser cette course », raconte Frédéric Dubé.

Avant de s’installer en permanence au Lac-Saint-Jean, l’amateur de camping s’était promené pendant cinq ans sur les différents sites du Québec. « C’est dans un camping à Saint-Raymond, dans Portneuf, que j’avais vécu ce genre de course où on devait construire un bateau de carton », précise-t-il.

Jean-François Tremblay et Frédéric Dubé sont les organisateurs et animateurs d’une course de bateaux de carton qui a connu un grand succès au Camping Lemieux à Labrecque.

Les organisateurs s’attendaient à une dizaine d’inscriptions. « On a connu un succès fou avec plus de 125 participants répartis dans 23 équipes », mentionne fièrement Frédéric. Si bien que le comité du Camping Domaine Lemieux leur a demandé de faire une deuxième édition l’an prochain.

« Pour la deuxième édition, les participants vont être prêts ! Après cette première expérience, dont près de la moitié des bateaux ont coulé, plusieurs ont déjà leur plan pour prendre leur revanche », poursuit-il. Les deux organisateurs, natifs de Jonquière, prévoient donc s’ajuster pour la deuxième édition, afin d’augmenter le niveau de difficulté.

Déroulement

Réunis sur le site du Camping Domaine Lemieux, les 125 participants avaient trois heures pour construire leur bateau de carton. L’activité fournissait le matériel, soit les cartons et le papier collant, réparti en nombre égal pour chaque équipe.

Lors de l’épreuve finale, les péripéties étaient au rendez-vous et près de la moitié des bateaux ont coulé avant la fin du trajet.

« Le beau temps était de la partie, mais on avait pensé à tout en cas de pluie », souligne Frédéric. Sur l’heure du midi, une exposition des embarcations a permis au public de voter pour la plus belle oeuvre d’art. Le public a choisi le bateau La petite Annick, fabriqué par Karine, Éric, Marc, Pierre, Claude, Annick et Louise. Les organisateurs en ont profité pour inspecter les embarcations afin de s’assurer que tout le monde respectait les règlements.

Pour l’épreuve finale, les bateaux devaient être capables de supporter au minimum un adulte et un enfant et résister à tout le trajet sans couler. Une rame de plastique leur était fournie et, à leur guise, les rameurs pouvaient se construire eux-mêmes une deuxième rame de carton.

Appelée à tour de rôle, chaque équipe s’élançait sur l’eau sous les applaudissements des nombreux spectateurs et de leurs supporteurs. L’obstacle final consistait à faire un 360 degrés autour d’une bouée. La plupart ont pris entre deux minutes et demie et cinq minutes à réaliser le parcours d’une centaine de mètres sur le bord de la plage, là où la profondeur n’excède pas la hauteur des genoux. De plus, des volontaires assuraient la sécurité. C’est le bateau Le Marteau, piloté par Maxime et Débyka, qui a remporté les honneurs en exécutant le trajet le plus rapidement.

L’étanchéité du bateau de carton se fait à l’aide de papier collant.

Des prix en argent, fournis par le comité du camping, ont été remis aux gagnants, ainsi que des trophées maison. « Un prix citron a même été décerné à l’équipe ayant fait le naufrage le plus spectaculaire, soit le bateau Les Pirates, conçu par Pierre-Luc, Delphine et Eli », conclut Frédéric.