De retour de Whistler, les élèves de l’option plein air de l’école secondaire Curé-Hébert d’Hébertville caressent tous le même rêve, celui de retourner un jour faire de la planche à cet endroit paradisiaque. Ils sont accompagnés de leur enseignant et entraîneur, Pierre-Olivier Guénette.

De l’école aux montagnes de Whistler

CHRONIQUE / Du 21 au 28 janvier, 20 élèves de l’école secondaire Curé-Hébert d’Hébertville ont exploré deux impressionnantes montagnes à Whistler, une ville située au nord de Vancouver, en Colombie-Britannique.

Ils ont mis deux ans à préparer ce voyage scolaire leur permettant de dévaler les monts Whistler et Blackcomb, en planche à neige. Cette opportunité est proposée tous les quatre ans dans le cadre de l’option plein air. Le prochain voyage est prévu pour 2023. D’ici ce temps, les volontaires devront faire plusieurs campagnes de financement pour amasser l’argent nécessaire.

Lors de l’édition 2019, les élèves étaient accompagnés de l’enseignant Pierre-Olivier Guénette et de Valérie Aubut, technicienne en loisir. Les jeunes voyageurs, âgés de 13 à 16 ans, pratiquent surtout leur sport au Mont Lac-Vert, au Lac-Saint-Jean, mais là, ils se retrouvaient en Colombie-Britannique, à 5000 kilomètres de chez eux, sur une montagne huit fois plus grosse que celle qu’ils ont l’habitude de dévaler.

Un des moments mémorables est ce matin où ils ont eu la chance de déjeuner en haut des pentes et de dévaler les pistes en premier, dans la poudreuse, avant même que la surfaceuse ait passé.

Ils ont aussi apprécié la température plus clémente qu’au Saguenay et la qualité de la neige bien différente de ce qu’ils ont pu expérimenter sur les différents monts de la région. « On passait littéralement dans les nuages », se remémore leur accompagnateur. Là-bas, le ski de soirée est interdit vu la dangerosité. En soirée, les voyageurs du Lac-Saint-Jean occupaient donc leur temps libre à faire l’épicerie, cuisiner et magasiner.

Option plein air

Pour l’année 2018-2019, sur les 350 élèves de l’école Curé-Hébert, 61 d’entre eux ont choisi le programme de l’option plein air, qui les amène à pratiquer des sports, dont le kayak et le vélo de montagne, selon les saisons. L’hiver, c’est la planche à neige et le ski qui dominent. L’option est ouverte à tous.

« Même si certains d’entre eux font des compétitions, le but de cette option n’est pas d’amener les élèves à faire des compétitions », mentionne Pierre-Olivier Guénette.

D’ailleurs, plusieurs n’ont même jamais pratiqué de sport de glisse avant de s’inscrire à cette option, qui existe depuis 2000. L’enseignant indique que le nombre d’inscriptions cette année constitue record. « Cette option prend vraiment de l’expansion », souligne celui qui est enseignant en éducation physique et entraîneur de ski et de planche à neige.

L’enseignant de 24 ans a plus de 18 ans d’expérience dans ce domaine. « J’enseigne à cette école depuis deux ans, mais c’est ma première année en option plein air », poursuit-il. Contrairement aux programmes de sport-arts-études, où les élèves consacrent la moitié de leur semaine à leur discipline, l’option plein air n’empiète pas sur les heures de cours. « Ça remplace l’éducation physique et le cours d’option. On fait aussi beaucoup de sorties », ajoute Pierre-Olivier Guénette. Par exemple, ce printemps, les élèves iront au Bora Parc et feront de la survie en forêt.

Primaire

L’option plein air intéresse les jeunes dès le primaire. En effet, l’école primaire Saint-Joseph d’Hébertville offre un programme de glisse aux élèves de la troisième à la cinquième année, ce qui leur donne la chance de vivre cinq avant-midi de planche ou de ski dans l’année. « Rendus en sixième année, ils ont la possibilité de participer au programme de Curé-Hébert en venant avec nous pratiquer la planche ou le ski un mercredi sur deux », explique Pierre-Olivier.

Les écoles primaires à proximité de l’école secondaire Curé-Hébert ont aussi la chance de vivre une expérience hors du commun. « L’événement Retour vers le futur propose aux élèves de sixième année de passer une journée à l’école secondaire. On leur attribue un casier pour la journée, et des élèves les encadrent. Ils choisissent trois cours et une option. Cette année, 54 enfants avaient choisi de découvrir l’option plein air », conclut l’enseignant en éducation physique.