Sandra Bédard

Coach de motivation

CHRONIQUE / Les coachs de motivation, rôle campé majoritairement par des femmes, sont très nombreux sur les réseaux sociaux. La plupart d’entre elles travaillent pour la plateforme Beachbody.

Sandra Bédard, qui réside à Saint-Ambroise, fait partie de celles qui ont choisi de vivre une expérience entrepreneuriale en devenant coach de motivation. Elle a baptisé sa petite entreprise virtuelle Take One Moment. Bien qu’elle prêche par l’exemple, en commençant toutes ses journées avec un entraînement maison de quelques minutes, son travail se passe principalement derrière son ordinateur.

Ce mode de vie lui permet de concilier le travail et la famille, puisqu’elle a deux enfants ; et son conjoint, lui, en a trois. La plateforme Beachbody, basée aux États-Unis, gagne du terrain partout dans le monde. Son entrée au Québec est assez récente. Formés pour devenir des entrepreneurs doués en marketing, ces influenceurs du Web découvrent les pouvoirs des réseaux sociaux. « Pour l’instant le revenu généré par Beachbody me permet de payer mes produits d’entraînement et un peu plus, mais je sais que d’ici un an, je vais pouvoir en vivre », projette Sandra.

Quotidiennement, elle envoie des demandes d’amis par l’entremise de ses comptes Facebook et Instagram. Elle aborde ensuite ses nouveaux contacts en leur proposant des défis d’entraînement maison. « Je ne me sens pas mal de proposer à quelqu’un de bouger », ajoute-t-elle.

Après une période d’essai gratuite, les participantes peuvent ensuite acheter du contenu si elles ont aimé leur expérience. Sandra reçoit alors un pourcentage sur la vente de programmes d’entraînement. Plus son équipe est grande, plus elle gagne en notoriété. « Beachbody est un concept généalogique. Je suis présentement au niveau diamant », poursuit la maman de 36 ans.

Agissant comme motivatrices pour aider les femmes à adopter de meilleures habitudes de vie, les coachs de Beachbody suggèrent aussi des suppléments alimentaires, des recettes et des produits pour améliorer les performances et la perte de poids. Tout le contenu de la plateforme est disponible en français. « Tous les jours, Beachbody m’envoie des suggestions de publications sur mes réseaux sociaux », mentionne Sandra.

Installée à Saint-Ambroise, dans le confort de sa maison, Sandra Bédard encourage et recrute des membres, via les réseaux sociaux, pour faire partie de son équipe de Beachbody.

N’importe où

Comme les coachs de Beachbody n’ont pas besoin de rencontrer physiquement leur clientèle, elles peuvent se retrouver n’importe où. D’ailleurs, la meilleure coach de Beachbody au Québec est basée à Sept-Îles. Mélissa St-Laurent, qui est suivie par plus de 22 000 personnes sur Facebook, est aussi deuxième au Canada. Elle est la coach mentore de Sandra. C’est après s’être entraînée un an sous les bons conseils d’une coach que Sandra a décidé de se lancer. « Les personnes qui deviennent coachs le font pour plusieurs raisons. Moi, c’était pour concilier le travail et la famille, alors que d’autres le font pour avoir un petit revenu supplémentaire afin de payer leurs produits d’entraînement », remarque-t-elle.

Bouger

Il existe une panoplie de façons de bouger. Que ce soit dans un gym, un club de course, un groupe virtuel ou avec des applications, il n’y a pas de mauvaise façon de passer à l’action.

« Mais les raisons de ne pas bouger sont tellement nombreuses. Avec cinq enfants, je pourrais en trouver beaucoup des raisons », souligne Sandra.

Sa philosophie est de pousser ses clientes à prendre un petit moment pour elles-mêmes chaque jour. « On n’a pas besoin d’équipement, à part un tapis. Je me suis quand même fait un petit gym personnel, chez moi, pour prendre mes photos », poursuit-elle. En effet, elle doit être très active sur les réseaux sociaux pour convaincre les internautes d’adopter son mode de vie.

Kinésiologue

Alexandre Gagnon Bouchard est kinésiologue à Alma. Ce spécialiste en entraînement aide les gens à atteindre un mode vie sain qui aura des effets bénéfiques sur leur sommeil et leur performance au travail.

« J’ai beaucoup de clientes qui sont dans des groupes de Beachbody. Si le but est de venir en aide à la communauté, en prônant l’importance de bouger, pourquoi pas ? Il n’y a rien de mal à faire bouger les gens », souligne Alexandre Gagnon Bouchard.

Là où il faut être plus prudent, avertit le kinésiologue, c’est au niveau des suppléments alimentaires. « Si quelqu’un s’improvise entraîneur, au-delà de ses compétences, c’est plus inquiétant. La qualité des produits peut aussi avoir une incidence sur la santé. Les suppléments alimentaires faits au Québec ont des standards de qualité plus élevés qu’aux États-Unis », mentionne-t-il.

Avant de suggérer des suppléments à sa clientèle, Alexandre les rencontre en se souciant de leur état de santé. « Le poison est dans la dose. L’abus est néfaste. Il n’y a pas de diète miracle. Si tu prends trois à quatre shakes par jour, au détriment des vrais aliments, tu risques d’avoir des problèmes digestifs et des carences. Le corps humain est fait pour mastiquer », conclut Alexandre.