L’Aide Humani-Terre encadre les groupes d’étudiants qui souhaitent faire du volontariat. Voici le genre de maison qu’ils construisent.

Aider le monde... une maison à la fois

CHRONIQUE / L’organisme de coopération internationale L’Aide Humani-Terre a vu le jour en 1998 alors qu’une famille de Chicoutimi-Nord souhaitait donner aux moins nantis.

« Mon fils Charles songeait à prendre une année sabbatique au niveau de ses études. Je lui ai dit qu’il était hors de question qu’il passe son année à ne rien faire », se remémore le fondateur de l’organisme, Bruno Simard.

Ayant un intérêt pour l’aide humanitaire, le père et le fils ont ramassé leur argent pour s’envoler vers la République dominicaine afin de tenter de trouver un moyen d’aider ce peuple. C’est ainsi que leur organisme à but non lucratif L’Aide Humani-Terre est né et que l’implication de cette famille perdure depuis plus de 20 ans ! « Nos trois enfants sont venus plusieurs fois avec nous pour aider à construire des maisons », précise Michelle Tremblay, l’épouse de Bruno Simard.

« Chaque fois qu’on y va, on se rend compte à quel point nous sommes chanceux d’être nés au Québec. En naissant ici, on gagne automatiquement à Loto-Québec », réfléchit M. Simard. Lors de ses séjours en République dominicaine, le couple visite souvent des familles de plus de cinq enfants vivant dans une cabane de tôle comptant seulement deux chambres. Certains enfants dorment directement sur le sol. « En construisant des maisons, les familles ne sont pas moins pauvres, mais ça leur enlève un poids. De plus, les gens sont moins malades, car le niveau d’hygiène est meilleur », mentionne M. Simard.

Le 26 février prochain, Bruno Simard s’envolera vers la République dominicaine pour construire des maisons. Son épouse, Michelle Tremblay, prévoit y aller l’an prochain et elle souhaite que leur chienne Ayla se joigne à eux.

Du 26 février au 12 mars, Bruno Simard et son fils Charles feront leur visite annuelle dans les petits villages de Matancita et Los Yayales. Ils prévoient construire quatre ou cinq maisons dépendamment du résultat de leur campagne de financement présentement en cours. « Nous vendons des billets pour faire tirer deux toiles du peintre René Gagnon », ajoute M. Simard. Nouvellement grand-mère d’une petite-fille, Mme Tremblay ne sera pas du voyage cette année, mais elle aimerait bien y aller l’an prochain en amenant Ayla, sa fidèle caniche de deux ans. Le couple a ramené deux chiens chihuahuas provenant de la République dominicaine, pour ses enfants, mais jamais encore il n’a tenté de voyager avec son propre chien.

De la nourriture avant les jouets

« Quand ils visitent ces régions pauvres, les touristes ont souvent le réflexe d’amener des vêtements et des jouets, mais ils ont davantage besoin de nourriture. Ils seraient fous de joie de recevoir, par exemple, un sac de riz », souligne Mme Tremblay. Toute l’année, la famille de Saguenay garde contact avec le comité mis en place en République dominicaine. « C’est important d’impliquer la communauté dans nos démarches », mentionne le fondateur de l’organisme. Ce comité s’occupe de cibler les familles qui pourraient potentiellement recevoir une maison.

« On aide principalement des femmes qui ont plusieurs enfants. Là-bas, il n’y a pas de pension alimentaire et de mariage. Les pères quittent souvent la mère de leurs enfants pour une autre femme », conclut la sensible maman ayant trois enfants et deux petits-enfants.

Comment donner ?

Les gens qui le veulent peuvent parrainer une famille en donnant un montant mensuel pour la fabrication éventuelle d’une maison. Certains donateurs décident même de faire un voyage pour aller rencontrer la famille qu’ils ont aidée et même participer à la construction de la maison. Les étudiants qui désirent faire du volontariat peuvent maintenant le faire en étant encadrés par L’Aide Humani-Terre. Ils pourront s’impliquer dans la communauté, notamment en peinturant des maisons, en ramassant les déchets et en visitant un orphelinat et un hôpital.

Certaines familles dominicaines attendent impatiemment qu’on vienne détruire leur vieille maison pour leur en construire une nouvelle, plus commode.

Il est aussi possible de faire des dons en ligne.

Pour en savoir plus, visitez le site Internet : humani-terre.info.