Le conseil d’administration du Club de Whisky Saguenay est composé de Jimmy Gaudreault, Nicolas Tiberio, Dan Boivin, Samuel Lemieux et Marc Bolduc.

À la découverte du Club de Whisky Saguenay

CHRONIQUE / Le 14 novembre dernier, installés dans un superbe salon privé de la maison centenaire de L’érudit Café de Chicoutimi, une vingtaine de passionnés de whisky s’apprêtaient à déguster différents produits. Le Club de Whisky Saguenay (CWS) était réuni pour la dernière fois de l’an 2017.

Fauteuils en cuir, foyer en pierre et boiseries nous rappelaient cette époque où les hommes riches discutaient dans des lieux interdits aux femmes. Il ne manquait que les gros cigares et la boucane ! « C’est vrai qu’il y a plus d’hommes dans notre club. Il y a quelques femmes parfois, mais on aimerait en avoir plus, c’est certain », constate Samuel Lemieux, un des trois fondateurs du CWS. 

Chaque deuxième mardi du mois, vers 19 h, c’est ainsi. Les membres se rencontrent dans des lieux publics ou privés. « On déguste une demi-once de cinq bouteilles différentes », poursuit Samuel Lemieux, qui campe le rôle de secrétaire-trésorier au sein du conseil d’administration. Il est aussi le maître de cérémonie afin de diriger la soirée. 

Soucieux de pouvoir prendre le volant en toute sécurité à la fin de la soirée, ils consomment moins d’une once par heure. En cas d’écart, il y a toujours possibilité de covoiturer ou de repartir en taxi. Issus de différents milieux, certains sont propriétaires d’entreprises alors que d’autres travaillent dans l’armée, dans des usines, en journalisme, en politique, etc. Ce qui les unit, c’est leur passion commune pour les bonnes choses de la vie. À chaque voyage, les membres se lancent la mission de ramener quelques découvertes pour en faire profiter le CWS. « Je reviens tout juste d’Hamilton et j’ai ramené quelques bouteilles », précise M. Lemieux. 

Sourire aux lèvres, tout le monde arrive de bonne humeur pour ce moment d’échange et de partage. Après chaque dégustation, un tour de table permet aux membres de donner, à tour de rôle, une note sur dix au produit, de faire une brève description et d’estimer la valeur du whisky. Certains y retrouvent des goûts les replongeant dans des souvenirs et des lieux, faisant place à de drôles d’anecdotes. « Des membres d’autres clubs du genre nous ont dit que nos soirées étaient décontractées et pas formelles, comparativement à d’autres clubs », ajoute fièrement Samuel Lemieux. 

Lors de leur dernière rencontre de novembre, Dan Boivin avait choisi la thématique. « Novembre est le mois du souvenir, c’est pourquoi j’ai choisi des distilleries provenant de pays alliés, dont la France, l’Afrique du Sud, l’Écosse et les États-Unis », relate le militaire.  

CWS

Le CWS est né il y a quatre ans et s’est officialisé il y a un peu plus de deux ans. C’est principalement via Facebook que les membres échangent. Le conseil d’administration, composé de Jimmy Gaudreault, Nicolas Tiberio, Dan Boivin, Samuel Lemieux et Marc Bolduc, fait aussi des apparitions dans différents événements pour partager leur passion et recruter de nouveaux membres. 

Whisky

Certains whiskys peuvent valoir plusieurs centaines de milliers de dollars. Le CWS a déjà dégusté un Cambus 1991 qui valait plus de 500 $ et qui provenait d’une distillerie qui fermait. Quand on demande au CWS des suggestions de produits pour débutants, on conseille un Cardhu 12 ans afin d’initier ses papilles en douceur. Fait surprenant, contrairement au vin, une fois embouteillé, le whisky ne continue pas de vieillir. 

La critique de Mélissa 

« Les membres du Club de whisky m’ont invitée à passer une soirée en leur compagnie. Quel plaisir d’être la seule fille entourée de messieurs sympathiques ! Je leur ai d’abord avoué ma méconnaissance en matière de whisky. Toutes les fois que j’ai vu une si petite quantité d’alcool dans un verre, c’était pour le boire d’un coup ! Après un premier tour de table, je comprenais mieux la façon de décrire les produits. Le dernier produit à déguster fut un Octomore 7.1 provenant d’une île Écossaise et d’une valeur de 200 $. Je notais un fort goût de boucane qui me rappelait l’odeur de créosote de ma cheminée ramonée quelques jours auparavant ! Étonnamment, et ce malgré ma piètre critique, j’ai vraiment apprécié ce whisky. » — Mélissa

Comme le club interrompt ses activités en décembre, la prochaine rencontre aura lieu le deuxième mardi de janvier 2018. Pour en savoir plus, visitez leur page Facebook (Club Whisky Saguenay) ou contactez le CA par courriel (club.whisky.saguenay@outlook.com).