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Une microroulotte qui fait tourner les têtes

Ce printemps, j’ai fait l’achat d’une microroulotte conçue dans ma région. Je souhaitais voyager avec ma moto à trois roues et traîner un équipement de camping léger. En fouillant sur Internet, je suis rapidement tombée sur ce produit fascinant qu’est la iGoutte.

Je ne me doutais pas que mon achat allait faire tourner autant les têtes.

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À 17 ans, elle rêve de devenir thanatologue

Ariane Grégoire-Tremblay vient tout juste de terminer son secondaire à l’École secondaire de l’Odyssée Lafontaine/Dominique-Racine de Chicoutimi. L’an prochain, elle poursuivra ses études à Montréal en thanatologie, au Collège Rosemont, pour une technique de trois ans.

« J’aimerais ensuite revenir dans ma région et me perfectionner avec une technique en éducation spécialisée pour mieux accompagner les gens endeuillés. Et je voudrais travailler au Saguenay », précise la jeune femme de 17 ans.

Chroniques

L’hypnose à vocation thérapeutique

CHRONIQUE / Massothérapeute depuis 14 ans, Annie-Claude Guay offre aussi un service d’hypnothérapie depuis 2015. Installée à Saint-Ambroise, au Salon Pur, cette dévouée massothérapeute et hypnothérapeute n’a jamais l’impression de travailler.

« Un ami m’a déjà dit que si je trouvais un travail que j’aimais, je n’allais plus travailler une seule journée dans ma vie », écrit-elle sur son site Internet hypnoseannieclaudeguay.com. De toute évidence, cette phrase l’a inspirée, puisque c’est exactement ce qu’elle fait.

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Les grands rêves des petits entrepreneurs

Le 16 juin dernier, plus de 5500 enfants partout au Québec, dont 55 au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ont vécu une expérience entrepreneuriale en ouvrant les portes de leur entreprise d’un jour à la population.

Pour cette cinquième édition de La grande journée des petits entrepreneurs, la population était invitée à encourager les futurs grands chefs d’entreprise en les visitant à leur domicile et en faisant l’achat de leurs produits. Comme en témoigne cet événement, la flamme entrepreneuriale se développe dès l’enfance et les parents ont un rôle primordial à jouer.

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Peindre la mort pour souligner la vie

Attendrie par un petit tamia retrouvé mort noyé au chalet familial, situé au Lac-Saint-Jean, à l’été 2017, Shana Patry s’est laissé imprégner par la magie du moment. S’en est suivi une collection de huit oeuvres.

« Ce jour-là, alors que je m’apprêtais à enterrer le tamia, je l’ai trouvé bien seul dans son petit trou. J’ai ajouté une de ces fleurs qui poussent partout à l’état sauvage et qui attire les monarques. Puis, j’ai pris une photo, avant de remettre la terre », explique l’artiste peintre.

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Elle remplit les boîtes à lunch de ses amis

Après sept ans à bouder sa cuisine et à mal manger, Rébeca Boily vient de reprendre du service avec des projets culinaires plein la tête. Son ambition l’a même poussée à démarrer son entreprise qu’elle a baptisée Ma petite Boîte à lunch.

Débrouillarde et autonome, Rébeca est l’amie à amener dans tous les festivals. « Je suis celle qui s’occupe du lunch et qui apporte tout ce qu’il faut pour ne rien manquer. Je fais des petits repas individuels, comme ça tout le monde peut manger quand il a faim », raconte la festive femme de 34 ans.

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Un logo qui fait rêver

Inspirés par la mode, Zachary Trudeau et Jacob Bergeron souhaitent se démarquer en apposant leur logo sur des vêtements. En plein démarrage de leur entreprise, les deux jeunes hommes de Saguenay tentent de se tailler une place dans ce monde compétitif.

« On a eu l’idée il y a un an, mais on s’est longtemps demandé si ça allait marcher et si le monde allait aimer ça. C’est stressant de penser qu’on pouvait avoir de mauvaises critiques », explique Zachary.

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La détresse et l'entraide sur les réseaux sociaux

CHRONIQUE / Avec des milliers de contacts sur les réseaux sociaux, il est normal de voir certains d’entre eux vivre de dures épreuves, tomber malades et même mourir.

Qu’on soit simple voyeur ou importun, on s’immerge dans la vie des gens sans trop se poser de questions. Devant un statut de détresse, on a toujours le choix de réagir ou de faire comme si on n’avait rien vu. On s’habitue tranquillement à voir des gens souffrir autour de nous, comme si la distance Internet nous rendait plus froids. 

Pour ceux qui veulent contribuer à apaiser les épreuves vécues par leurs contacts, les campagnes de sociofinancement sont toujours rassembleuses et efficaces. Ce moyen est souvent utilisé pour les personnes vivant une situation financière difficile, due à la maladie. C’est le cas de Caroline et Sébastien, qui doivent s’adapter à leur nouvelle vie alors que Caroline a fait un AVC il y a 18 mois. Comme sa femme ne peut plus travailler, Sébastien n’arrive plus à rejoindre plus les deux bouts. Le 21 mai, en quelques clics, un de leurs amis a créé une page GoFundMe pour leur venir en aide (https ://www.gofundme.com/pour-caroline-et-sebastien). En deux jours, ils avaient près de 10 000 $ d’amassés, pour un objectif de 75 000 $.

Quant à Samuel Croft, un jeune homme de 24 ans de Saguenay, il est en attente d’une deuxième greffe de foie. Ne pouvant plus travailler, son ami, Jonathan Pageau, a créé une campagne de sociofinancement (https ://www.gofundme.com/samplait). En 24 heures, il était à moins de 2000 $ de l’objectif de 5000 $.

Décès

Bien que jadis, on apprenait le décès de nos connaissances par le biais de la nécrologie dans le journal, maintenant, on l’apprend sur Facebook (FB). Le plus troublant, c’est quand ces contacts racontent leur cheminement vers la mort, alors qu’ils savent que leur combat est perdu. 

Il y a quelques semaines, un de mes contacts FB a perdu son combat contre le cancer. Il a tout raconté sur son compte personnel, y compris ses nombreuses opérations. 

Si ça me troublait, j’avais juste à ne pas lire ses publications, me direz-vous, mais c’était plus fort que moi. Progressivement, il a mis des photos de lui où on le voyait dépérir. Sa femme a toujours été là pour lui, jusqu’à la fin. Ça m’arrachait le cœur de voir des humains vivre ça. Je gardais toujours espoir qu’il s’en sorte. J’espérais vraiment fort. 

Quelques jours avant de mourir, il a écrit que tous les espoirs étaient finis et que ses jours étaient comptés. Je pensais à lui et à sa blonde tout le temps. J’en parlais à mes proches parce que j’étais incapable de garder ça pour moi. Plusieurs fois par jour, j’allais prendre de ses nouvelles sur FB. Dans les derniers jours, comme il n’avait plus aucune force, c’est sa blonde qui alimentait les abonnés. Elle était à ses côtés, à l’hôpital, en attendant qu’il lâche son dernier souffle. 

Depuis le 5 mai, son compte FB a été transformé en compte de commémoration et sa femme prend le relais pour nous confier ses états d’âme face à cette vie qui continue après la perte d’un être cher. 

Cet homme, âgé dans la quarantaine, aura eu le temps de faire ses adieux à ses proches, contrairement à ceux qui partent subitement dans de tragiques accidents de la route. 

La mort fait partie de la vie, mais elle ne reste pas moins mystérieuse. D’ailleurs, si on savait ce qu’il y a après la mort, ce serait peut-être la fin des religions, car toutes les religions flirtent avec la mort. Si vous êtes gentils, on vous promet l’éternité ou le paradis… sinon c’est l’enfer !

Vie personnelle

Toutes les fois que quelqu’un confie une parcelle de sa vie personnelle ou de son état de santé, sur les réseaux sociaux, j’ai l’impression que je n’étais pas censée savoir ça. Je parcours mes réseaux sociaux en buvant mon café et bang, je vois une madame que je n’ai pas vue depuis belle lurette qui met une photo d’elle nue, pour montrer sa mammectomie. Je ne sais pas comment gérer ça. 

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Entretenir des lieux et des liens

En juillet, Isabelle Dufour et Stéphanie Morel fêteront la première année de leur entreprise Entretiens Privilège SagLac. Leur mission est d’entretenir des lieux, mais aussi de bâtir des liens de confiance avec leur clientèle.

Même si les débuts n’ont pas été faciles, les deux associées sont fières de gagner leur vie grâce à leurs forces entrepreneuriales, mais aussi grâce à leur sympathique personnalité. Elles comptent maintenant une trentaine de clients réguliers divisés à parts égales entre des entreprises et des particuliers.

Avant de se lancer dans l’entrepreneuriat, les deux Jonquièroises ont travaillé pendant quatre ans dans le domaine de l’entretien, pour un patron. « Nous avons utilisé cette expérience comme un apprentissage majeur dans notre vie. Nous avons souvent manifesté à notre patron de l’époque que nous désirions nous intégrer plus à l’entreprise pour l’améliorer, en rajeunissant son image et en offrant un plus vaste éventail de services. Ce projet n’a jamais abouti », raconte Isabelle Dufour.

Il y a un peu plus d’un an, quand elles ont fait la rencontre de gens du Saguenay, bien implantés dans le milieu des affaires, elles ont cru que le moment était idéal pour se lancer. « On leur a parlé de notre projet de démarrage d’entreprise, et, rapidement, ils nous ont proposé deux gros contrats en échange d’une petite part de notre entreprise », se remémorent Stéphanie et Isabelle. Emballées par la proposition, les deux femmes ont donc lâché leur emploi, prêtes à s’investir dans leur rêve. 

Détermination

Soudain, l’entente n’était plus la même. Leurs futurs associés voulaient 50 % de l’entreprise, sans investir temps ou argent. 

Découragées et sans emploi, Isabelle et Stéphanie ont refusé ce partenariat non équitable. Poussées par leur détermination, elles ont frappé aux bonnes portes. « On a eu le support de l’organisme Femmessor, qui nous a permis de rencontrer des fiscalistes, des avocats et une brochette de spécialistes qui nous ont aidées à mettre le tout en place », poursuivent-elles. 

Constatant que le milieu de la conciergerie manquait d’image, elles ont fait identifier leur véhicule, Isabelle a créé le logo, et elles portent fièrement des vêtements aux couleurs leur entreprise. Pour elles, l’expression du cordonnier mal chaussé ne tient pas la route. Organisées et méthodiques, elles ont une façon de se présenter aussi impeccable que le résultat de leur travail. 

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La vie après un traumatisme crânien

CHRONIQUE / Depuis 31 ans, mon oncle Marco – Marc Landry, de son vrai nom – vit avec les répercussions d’un grave traumatisme crânien. En juin 1987, il s’est fait frapper par une voiture en traversant la rue à pied. Il avait 28 ans.

Après trois mois dans le coma, plusieurs opérations et une longue réhabilitation, les médecins disaient qu’il avait toutes les capacités physiques pour marcher à nouveau. Malgré tout, il n’a jamais trouvé l’énergie pour y arriver. Il se déplace donc avec une marchette. 

Il a perdu l’usage partiel de son côté gauche, et sa mémoire s’est dégradée jusqu’au point de ne plus avoir de mémoire à court terme. « Lorsqu’une chanson commence, je peux la chanter instinctivement. Je connais les paroles et je ne me pose pas de questions. De l’autre côté, je ne me souviens pas de ce que je viens de manger pour dîner », remarque-t-il. Malgré tous ces changements, auxquels il doit constamment s’adapter, il n’a jamais perdu son sens de l’humour. 

Doué dessinateur, les images s’effacent tranquillement de sa mémoire. Alors que, jadis, il avait un français écrit impeccable, il commence à faire des fautes. Très habile pour éviter de perdre la face, Marco a plein de trucs. Par exemple, en dessin, il fait maintenant des oeuvres abstraites. 

De plus, jamais il n’entame de conversation, de peur de se répéter et d’avoir l’air fou. Il n’essaie pas de retenir des choses, comme le nom de nouvelles personnes, car il sait que c’est un combat inutile. 

L’intellectuel qu’il est a toujours aimé écrire et lire. Malheureusement, il ne peut plus vraiment lire, car dès le deuxième paragraphe, il ne se souvient plus du premier. « J’oublie facilement, mais certaines choses demeurent comme encrées en moi », réfléchit-il. 

Quand on lui demande son âge, Marco dit toujours qu’il est dans la trentaine. Quand on lui demande en quelle année on est, il répond spontanément dans les années 90. Les vrais chiffres ne l’étonnent presque pas. C’est comme s’il s’était habitué. 

« Chaque fois que je m’assois, je me demande si j’ai des choses à faire. Quand je me lève et que je commence à marcher, souvent, je me sens perdu. J’ignore vers où je marche », poursuit-il. 

Âgé de 59 ans, Marco ne peut pas vivre seul. Il vit à Jonquière dans une famille d’accueil pour personnes ayant une déficience intellectuelle et/ou physique. Comme il a toute sa tête, il trouve parfois le contexte difficile. 

Les pensées du coeur de Marco

Membre de l’association Renaissance des personnes traumatisées crâniennes, Marco a la chance d’écrire dans la revue L’Éveil. Il arrive, avec beaucoup de travail, à signer la rubrique Les Pensées du coeur. « M. Landry est capable de voir la réalité et trouve les bons mots pour l’expliquer », mentionne Jonathan Jean-Vézina, directeur général de l’association. 

Dans la dernière édition, Marco raconte à quel point son regard a changé depuis son accident. « Des gens connaissent des bouts de ma vie que moi-même je ne connais pas », écrit Marco. Amateur de musique, il reconnaît qu’il n’a plus la coordination pour jouer de la batterie, et que son intérêt pour les arts et la culture n’a plus le même impact sur lui. « Les choses que je regarde ne m’inspirent plus comme avant », conclut-il.