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Des chiens de la Corée adoptés par des Québécois

CHRONIQUE / En décembre dernier, l’organisme Humane Society International participait à la fermeture d’une ferme d’élevage de chiens en Corée. Les 170 chiens, qui étaient élevés pour leur viande, ont été dispersés dans différents refuges du Canada, des États-Unis et du Royaume-Uni. Parmi eux, 46 sont venus s’installer au Québec.

Les bêtes provenaient d’un endroit insalubre et mal adapté pour la croissance des animaux. Entassés dans des cages, ils n’ont reçu aucune éducation, ils n’ont jamais été socialisés et ils ont toujours fait leurs besoins dans une cage. Bien que tout ça semble invraisemblable, il existe des adoptants pour ce type de chien. Ceux qui n’ont pas les infrastructures ou l’énergie pour accueillir ces piteuses bêtes sont même prêts à faire leur part en donnant de l’argent. 

Le 8 décembre 2017, après un long voyage en avion, les 46 chiens coréens arrivaient au Canada en faisant un arrêt dans un refuge de l’Ontario, pour y passer de nouveaux tests et s’assurer qu’ils étaient en pleine santé. Quatre jours plus tard, ils repartaient sur la route pour entrer au Québec. En pleine tempête, 16 chiens se sont retrouvés à la SPCA Montréal, dix se sont rendus à la SPCA Laurentides-Labelle à Saint-Agathe-des-Monts, et 20 ont été reconduits à la SPA de Victoriaville. La plupart sont des croisements de jindo, une race de chien originaire de Corée de type spitz.

À la SPCA Laurentides-Labelle, les chiens de la Corée ont tous été adoptés. « Ces chiens, très timides, ont le même profil que les chiens de saisi. Ils ont des comportements de chiots », remarque la directrice générale, Corinne Gonzalez, qui a l’habitude d’accueillir des chiens de saisis. Comme les chiens étaient habitués à la vie en chenil, le choc ne fut pas trop grand d’être hébergés dans un enclos, à part un confort supérieur. Les adoptants ont été encadrés et affirment que les chiens ont évolué très rapidement, notamment pour apprendre la notion de propreté. « Avec ce type de chien, on cherche des familles ayant un autre chien. C’est plus facile pour certains apprentissages » poursuit Mme Gonzalez. Pendant ce temps, les animaux du Québec n’ont pas été négligés. « Si on a accepté de prendre ces chiens, c’est qu’on avait la place. C’était pour nous une nouvelle expérience et on a bien aimé. Si on nous demande de le refaire, c’est certain qu’on va dire oui », conclut la directrice générale.

À la SPCA de Montréal, seulement quatre chiens, dont Kylo, étaient aptes à vivre dans un milieu familial. Les onze autres chiens, dont trois qui n’osaient toujours pas sortir du transporteur dans lequel ils étaient arrivés, ont été transférés dans différents groupes de secours afin de mieux les encadrer. À la SPA de Victoriaville, plusieurs chiens de la Corée sont présentement en attente de familles. 

Kylo

Animées par une envie de faire sa part pour sauver le monde, plusieurs personnes au grand cœur seront tentées d’adopter ces malheureux chiens, dont le sort était d’être mangés. C’est le cas de Kylo, qui s’avérait le plus sociable des 16 chiens de la Corée accueillis à la SPCA de Montréal. Il allait naturellement vers les humains. C’est pourquoi il a été un des premiers à être mis en adoption. Sa nouvelle famille, qui l’a adopté au début janvier, a même créé un compte Instagram (kylo.the.korean.dog) à l’effigie de leur chien afin de démontrer combien il s’adapte bien à sa nouvelle vie, plus douillette. 

Chi chi

Chi Chi, une chienne très populaire sur les réseaux sociaux, a été sauvée d’un élevage de viande canine en Corée, en mars 2016. Elle vit maintenant en Arizona aux États-Unis. Elle a 46 000 abonnés pour sa page Facebook, un compte Instagram suivi par 25 600 personnes et elle bénéficie d’une collecte de fonds Gofundme depuis sept mois, car elle requiert d’onéreux soins vétérinaires. Elle a dû être amputée des quatre pattes en plus d’avoir une maladie auto-immune. Pour aider à subvenir à ses besoins, la plateforme Gofundme permet à sa famille d’amasser de l’argent. Leur objectif de 10 000 $ a été dépassé et frôle maintenant les 12 500 $. 

Influenza

Au cours des derniers mois, une dizaine de fermes d’élevage de chiens ont fermé leurs portes en Corée. Plusieurs chiens ont évité la mort grâce à divers groupes d’entraide de l’Amérique du Nord. En janvier dernier, le Bureau de santé publique de Windsor-Essex, en Ontario, confirmait que deux chiens provenant de la Corée souffraient de la grippe canine H3N2, mais ils n’avaient toutefois pas été pris en charge par l’organisme Humane Society International. C’est la première fois que des cas d’influenza canine sont répertoriés au Canada. 

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D’enseignante à photographe

Maryline Rivard est photographe professionnelle et vit de son art depuis un an et demi. Installée dans la petite municipalité de Saint-Charles-de-Bourget, elle s’inspire beaucoup de la nature pour créer.

C’est en 2010 qu’elle découvre le monde de la photo, en tant que modèle. À ce moment-là, elle enseigne les arts plastiques et les arts dramatiques au primaire et au secondaire. Pendant sept ans, elle se promène comme remplaçante dans les écoles primaires et secondaires de la région, mais elle a de la difficulté à joindre les deux bouts, car elle n’est pas sur la liste de priorité. 

« Même si je suis une passionnée, ce n’est pas le talent et l’intérêt qui vont faire que les portes vont s’ouvrir en enseignement. C’est beaucoup par contact », remarque Maryline. Pour combler les vides, elle travaille aussi à la maison des jeunes de Saint-Ambroise. « En 2012, je me suis acheté mon premier appareil photo. J’avais eu un cours de photo dans le cadre de mes études en enseignement des arts », se remémore l’artiste de 32 ans. Aussitôt, ses contacts Facebook remarquent son immense talent et lui demandent ses services pour immortaliser différents évènements. 

« Même si j’étais gênée de charger un montant, je me disais qu’il fallait bien que je commence quelque part. Le secret c’est de ne pas se comparer aux autres », poursuit la photographe qui s’est d’abord spécialisée en portrait et autoportrait. Au début, elle est réticente à publier ses autoportraits, car elle a peur que les gens pensent qu’elle est centrée sur elle-même. Ses publications deviennent finalement sa meilleure publicité.

Lors de sa dernière année d’enseignement, ayant seulement cumulé 40 heures de remplacement, elle décide de tout lâcher pour se consacrer à la photo.

« Quand j’ai lâché l’enseignement pour faire de la photo, certains trouvaient que j’abandonnais un travail stable pour un travail incertain. Avec la photo, je me sens pourtant plus en sécurité financièrement », explique Maryline. En effet, la moitié de son année 2018 est déjà réservée. Il faut dire que les séances photo professionnelles sont devenues très populaires pour les particuliers, notamment pour ceux qui souhaitent présenter leur réalité via leur compte Facebook. 

Maryline Rivard a maintenant un studio chez elle, à l’étage de son garage. « J’aime aussi me déplacer chez mes clients pour entrer dans leur quotidien et le faire ressortir dans leurs photos. Je fais beaucoup de séances de maternité, de famille, de portrait et de mariage. Je repère aussi des endroits extérieurs, par chez moi, qui se démarquent selon les saisons », ajoute l’entrepreneure. 

LLF

Looks Like Film (LLF) est une plateforme pour s’inspirer et voir le travail de tous les photographes du monde. Leur page Facebook a plus de 35 000 abonnés et leur compte Instagram a 158 000 abonnés. LLF, c’est aussi un groupe privé de 45 000 photographes qui ont le droit de publier une photo par jour. Lorsque la photo atteint 300 clics « j’aime », le site internet de LLF publie la photo. Lorsqu’elle atteint 1000 mentions « j’aime », la photo se retrouve dans une vidéo relatant les meilleures photos de l’année. Dans le cas de Maryline, elle a deux photos qui ont reçu plus de 1000 « j’aime ». En novembre dernier, comme plusieurs de ses photos ont reçu plus de 300 « j’aime », elle est devenue artiste du mois de LLF. 

Défi

Ayant soif de défis, depuis 36 semaines, la photographe native de Saint-Ambroise relève le défi 52. Elle doit réaliser un autoportrait par semaine jusqu’en avril prochain. Rêvant de réaliser un livre avec les 52 photos de ce défi, Maryline se sent triste quand elle pense que ce projet prendra fin. « C’est pourquoi je réfléchis de plus en plus à la possibilité de peut-être réaliser un défi 365, mais ça reste à suivre », conclut la sympathique photographe. 

Pour en savoir plus, visitez sa page Facebook, Maryline Rivard Photographie.

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Des enfants écrivent des contes de Noël

CHRONIQUE / Le 23 novembre dernier, Râto, le chien du journal Le Progrès, visitait l’école Des Quatre-Vents de Chicoutimi-Nord dans le cadre de ses conférences relatant son histoire. Après son passage dans la classe de quatrième année de madame Corinne Blackburn, les 25 élèves ont eu l’idée de composer des histoires inspirées de Râto, le petit chien abandonné. Ensuite, les enfants devaient lire toutes les histoires afin de s’entendre pour nommer cinq finalistes. « Sur les cinq finalistes, la classe a voté pour choisir les grands gagnants qui verront leur texte publié dans le journal », explique Mme Corinne. Les élèves ont tellement aimé l’expérience qu’ils sont déjà prêts pour d’autres défis d’écriture.

Râto le nouveau chien de Noël

« Il était une fois un petit chien de Noël qui s’appelle Râto. Il vit au pôle Nord. Au pôle Nord, le 24 décembre, il y a toujours une belle neige qui tombe. Cette neige, elle est assez collante pour faire des batailles de boules de neige. 

Revenons à Râto. Râto est un petit chien brun clair avec les dents du bas sorties. Ses oreilles sont un peu croches et il a un museau noir. Râto est un chien patient, tranquille, gentil et positif. Le père de Râto est le chien Noël. Le chien Noël est comme le père Noël, mais pour animaux. Râto veut devenir le nouveau chien Noël alors il va demander à son père s’il peut l’accompagner pour la prochaine distribution des cadeaux. Mais son père ne veut pas. Alors Râto décide de faire tout ce que ses parents lui demandent pour être gentil. Il commence à aller aider les lutins dans l’atelier. Les lutins n’ont pas fini d’emballer les cadeaux alors il décide d’emballer les cadeaux avec les lutins. Alors son père vient le voir et lui dit qu’il va pouvoir venir avec lui. 

Finalement, Râto est dans le traîneau et il regarde les maisons illuminées. Quand son père va porter les beaux cadeaux, Râto va avec lui pour manger les petits biscuits et la gamelle de lait et il dépose un petit message disant Joyeux Noël ! » 

— Élodie Bilodeau, 9 ans, école Des Quatre-Vents

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Débrouillard et travaillant malgré la perte de ses jambes

Le 21 août 1974, la vie de JC Blackburn chamboule, alors qu’il est victime d’un grave accident de moto. Une voiture lui coupe le chemin et engloutit sa moto. Âgé de 21 ans, la vie du motocycliste prend une tournure inattendue.

ême s’il ne se souvient plus de la violence de l’impact, il n’oubliera jamais ce moment où il a ouvert les yeux à l’urgence et qu’il a vu un de ses amis à son chevet qui tentait de le rassurer en lui disant qu’il venait d’avoir un accident de moto. Quand le médecin lui annonce qu’il est paraplégique, qu’il a reçu un coup à la colonne et que ses jambes ne fonctionneraient plus jamais, le choc est terrible. Enfant unique, ayant perdu son père à l’âge de quatre ans et sa mère habitant à six heures de route du Saguenay, un combat en solitaire l’attend.

« J’ai été un an et demi à ne rien faire en me disant que demain j’allais marcher. Et le lendemain, je me disais que demain j’allais marcher. Ainsi de suite, tous les jours, pendant un an et demi », se remémore l’homme en fauteuil roulant. Puis, un jour, il n’était plus capable de rester sédentaire. « Je suis quelqu’un qui a besoin de bouger. Il faut toujours que je fasse de quoi », lance M. Blackburn. Comme il devait faire une croix sur son ancien emploi à l’Alcan, il décide de reprendre le chemin des études. Peintre, débosseleur, soudeur et mécanicien de formation, il réoriente sa carrière et entame des études en administration au cégep, puis à l’université. 

Vaillant et déterminé à être autonome, il réussit à faire adapter sa voiture pour la conduire lui-même et il remonte même sur des motoneiges ! « De la volonté tu en as ou tu n’en as pas. C’est en toi. Ça ne s’apprend pas », réfléchit sagement JC. 

En 1981, il est donc engagé chez Air Saguenay. Pour cette entreprise, son handicap n’est pas une contrainte. « J’ai tout fait. J’ai été répartiteur, contrôleur et acheteur », précise-t-il. Pendant 35 ans, tous les jours, il se levait tôt, l’hiver il grattait son entrée avec son petit tracteur et il partait de Jonquière pour aller travailler avec sa voiture adaptée. C’est dans son fauteuil roulant qu’il a fait construire sa maison. Il a rencontré sa femme, il s’est marié et il a vu grandir sa fille. 

Ambitieux, il a longtemps rêvé d’être concessionnaire de véhicules récréatifs Polaris. Pour assouvir son rêve, il a transformé son garage personnel en véritable salle de jeux pour amateur de mécanique. 

Loisirs

Depuis 2015, il est à la retraite, mais pas question de ne rien faire. Tous les jours il travaille dans son garage. « J’ai même commencé à m’entraîner trois jours par semaine », ajoute fièrement M. Blackburn, qui ne doit pas perdre sa force dans ses bras. C’est avec la force de ses bras qu’il peut faire différents transferts entre son fauteuil roulant et les machines qu’il conduit. Il se trouve constamment des projets, il invente, il répare et il adapte son garage pour qu’il soit le plus polyvalent possible.
« Une personne en fauteuil roulant n’a pas besoin de tant d’adaptation que ça. Tant qu’on peut se tourner dans cinq pieds carrés », remarque-t-il. Jouer de la guitare fait aussi partie des loisirs de M. Blackburn, qui possède une dizaine de ces magnifiques instruments. « La musique me permet de refaire le plein d’énergie », constate le musicien.

Espoir

Même 43 ans après son accident, JC Blackburn n’a jamais perdu espoir de remarcher un jour. « J’ai essayé plein d’affaires et j’ai rencontré tous les charlatans du Québec », raconte celui qui a longtemps cherché un remède miracle. À l’affût des nouveautés, il est membre de l’organisme Moelle épinière et motricité Québec (MEMO), qui intervient pour faciliter l’intégration sociale des personnes ayant une lésion à la moelle épinière, faire la promotion de leurs droits et soutenir la recherche.

« Je suis certain qu’un jour je vais remarcher », conclut le vaillant homme de Jonquière. 

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Le Noël des Artisans pendant un mois à Saint-Fulgence

CHRONIQUE / Une artiste de Saint-Fulgence a ouvert son atelier personnel, au 372 rue Saguenay, aux artistes de la région afin de le transformer en marché de Noël. Nancy Bergeron en est à sa deuxième édition du Noël des Artisans.

Jusqu’au 30 décembre, il est possible d’aller visiter le Noël des Artisans pour vous imprégner de la magie de Noël et faire de belles trouvailles. 

« À cette période de l’année, je cherche toujours à recréer la magie de Noël. En proposant aux artistes d’exposer leurs créations dans mon atelier, je permets aussi aux gens de trouver des cadeaux originaux faits par des gens d’ici », explique celle qui a gardé son cœur d’enfant. 

Rêvant un jour de voir un défilé du père Noël prendre vie dans son milieu, Nancy ne se lasse pas de voir l’émerveillement dans les yeux des clients qui entrent chez elle. 

« Ça fait deux mois que je travaille sur ce projet, aidée de mon conjoint Paul Tremblay, bien sûr. Je suis vraiment fière du résultat », ajoute la dévouée artiste. Pendant un mois, tous les jours de 10 h à 20 h, le Noël des Artisans ouvre ses portes au public. 

Plus nombreux

L’an passé, une trentaine d’artisans acceptaient l’invitation. Cette année, plus d’une cinquantaine de personnes de Saint-Fulgence et des environs présentent le fruit de leur talent. 

« On retrouve des idées de cadeaux d’hôtesse, des objets pratiques, de délicieux chocolats et aussi des cadeaux pour les enfants », poursuit l’instigatrice du Noël des Artisans. 

Impliquée dans sa communauté et dans les écoles, Nancy Bergeron est même allée chercher des produits fabriqués par les élèves du programme Passage de l’école secondaire Charles-Gravel qui fabriquent des assiettes à sushis et des tables d’appoint en bois. Depuis des années, elle contamine les enfants de sa passion pour les arts. Elle est bien fière de ses deux plus jeunes exposantes, Joliane Duguay et Alice Boivin, qui ont 10 et 11 ans. Alice fait des décorations de bois et de ficelles, alors que Jolianne transforme les bas en bonhomme de neige. 

Lors de l’ouverture officielle, le 30 novembre dernier, presque tous les artisans avaient répondu présents à la cordiale invitation de Nancy. Par la suite, certains iront faire des tours de façon spontanée, mais c’est principalement Nancy Bergeron et son conjoint qui veilleront à accueillir les clients.

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Dr Paul Simard rend la psychologie accessible

CHRONIQUE / Un psychologue du Lac-Saint-Jean s’est lancé tout un défi, en octobre dernier, en produisant une trentaine de vidéos relatant les sujets les plus courants en psychologie. Il a appelé cet évènement le #PsychOctober.

« J’ai produit une vidéo de vulgarisation de psychologie par jour. C’est donc près de neuf heures d’écoute qui sont offertes gratuitement en ligne à la population », explique le jeune psychologue. Jusqu’à maintenant, son travail a reçu plus de 21 000 visionnements. Selon les commentaires des internautes, cette initiative a donné le courage à certains de consulter un psy, alors que d’autres ont vu l’espoir de s’en sortir. 

« La démarche de vlog auprès des professionnels de la santé est extrêmement rare, voire quasi inexistante dans la francophonie. Il s’agit donc d’une démarche innovante qui cherche à promouvoir et démystifier le rôle du psychologue et la psychologie en général », réfléchit Dr Paul Simard. 

Natif de St-Prime, Dr Simard a d’abord pratiqué son travail dans le confort de son foyer, au Lac-Saint-Jean. Depuis quelques mois, il est installé à Québec afin d’avoir plus de possibilités d’exercer ce qu’il préfère, soit les thérapies de groupe. « J’ai mon bureau chez moi, dans ma maison, parce que je veux que mes clients me voient dans un milieu imparfait, au lieu de les recevoir dans un endroit aseptisé », poursuit l’entrepreneur qui a créé son emploi. 

Suicide, deuil, couple, séduction, dépendance et épuisement sont quelques-uns des sujets abordés par l’original psychologue dans le cadre du #PsychOctober. Par exemple, dans sa vidéo sur la dépendance, Dr Paul Simard aide l’internaute à identifier une dépendance. « Le point commun des dépendances, c’est qu’il s’agit d’éléments extérieurs à la personne qui lui apportent une source de gratification. Plus on nourrit un manque, plus le manque grossit », explique le psychologue dans la 18e vidéo de son PsychOctober (www.youtube.com/watch?v=aJ6KHTTNrVM). On y apprend que la personne qui a une dépendance va rétrécir ses champs d’activités, qui sont source de plaisir, pour en arriver à ce que seulement sa dépendance lui apporte du plaisir. La source de gratification devient alors une source de tension. Musicien à ses heures, le youtubeur nous confie comment sa guitare est devenue un élément créateur sain qui fait partie de son équilibre de vie.  

Dans certaines de ses vidéos, le psy mentionne que dire les bons mots, en ne prenant pas de détour et en allant droit au but, est la meilleure façon de régler certains problèmes qui affectent les humains.

Parcours

Fidèle à lui-même, que ce soit dans sa vie professionnelle ou personnelle, Paul Simard prend rarement les chemins traditionnels pour arriver à ses fins. Adolescent, il était un passionné des jeux de rôles tels que Donjons et Dragons. Campant le rôle de maître de jeux, il a toujours pris plaisir à raconter des histoires et voir ses amis incarner les personnages dans l’univers qu’il mettait au monde. Avant d’empocher son DEP en cuisine, il a connu bien des échecs scolaires en tentant des études en sciences au cégep. C’est dans la mi-vingtaine qu’il a compris que la psychologie pouvait avoir quelque chose de théâtral. Après beaucoup de travail, il a obtenu son doctorat en psychologie, il y a quelques mois. À travers sa profession, il continue d’exprimer sa créativité grâce au psychodrame, une méthode d’intervention dans l’action visant à dépasser les limites de la discussion. Les jeux de rôles thérapeutiques offrent aux participants des expériences de solutions concrètes.

Chien

Dr Paul Simard a adopté un magnifique berger shetland en mars dernier. Le chiot de maintenant dix mois exerce un effet de zoothérapie à temps plein sur son complice humain. « Mon chien, qui est un être vulnérable, est un peu le miroir de moi-même. Je dois me soucier de lui, car si je n’en prends pas soin, je vais le voir tout de suite », remarque le propriétaire de Wifi. Dans certains types de rencontres, comme la thérapie de couple, Wifi deviendra un outil de prédilection pour, par exemple, capter l’attention de l’intimidateur.

Tous les jours, l’original psychologue tente de développer le bonheur de ses clients, au lieu d’éteindre la source de leur tristesse.

Pour en savoir plus sur Dr Paul Simard psychologue, vous pouvez adhérer à sa chaîne YouTube (www.youtube.com/channel/UCsjZzwCDq0YyMRPDKk54IBg) ou visiter sa page Facebook (www.facebook.com/PsychologueQuebec).

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À la découverte du Club de Whisky Saguenay

CHRONIQUE / Le 14 novembre dernier, installés dans un superbe salon privé de la maison centenaire de L’érudit Café de Chicoutimi, une vingtaine de passionnés de whisky s’apprêtaient à déguster différents produits. Le Club de Whisky Saguenay (CWS) était réuni pour la dernière fois de l’an 2017.

Fauteuils en cuir, foyer en pierre et boiseries nous rappelaient cette époque où les hommes riches discutaient dans des lieux interdits aux femmes. Il ne manquait que les gros cigares et la boucane ! « C’est vrai qu’il y a plus d’hommes dans notre club. Il y a quelques femmes parfois, mais on aimerait en avoir plus, c’est certain », constate Samuel Lemieux, un des trois fondateurs du CWS. 

Chaque deuxième mardi du mois, vers 19 h, c’est ainsi. Les membres se rencontrent dans des lieux publics ou privés. « On déguste une demi-once de cinq bouteilles différentes », poursuit Samuel Lemieux, qui campe le rôle de secrétaire-trésorier au sein du conseil d’administration. Il est aussi le maître de cérémonie afin de diriger la soirée. 

Soucieux de pouvoir prendre le volant en toute sécurité à la fin de la soirée, ils consomment moins d’une once par heure. En cas d’écart, il y a toujours possibilité de covoiturer ou de repartir en taxi. Issus de différents milieux, certains sont propriétaires d’entreprises alors que d’autres travaillent dans l’armée, dans des usines, en journalisme, en politique, etc. Ce qui les unit, c’est leur passion commune pour les bonnes choses de la vie. À chaque voyage, les membres se lancent la mission de ramener quelques découvertes pour en faire profiter le CWS. « Je reviens tout juste d’Hamilton et j’ai ramené quelques bouteilles », précise M. Lemieux. 

Sourire aux lèvres, tout le monde arrive de bonne humeur pour ce moment d’échange et de partage. Après chaque dégustation, un tour de table permet aux membres de donner, à tour de rôle, une note sur dix au produit, de faire une brève description et d’estimer la valeur du whisky. Certains y retrouvent des goûts les replongeant dans des souvenirs et des lieux, faisant place à de drôles d’anecdotes. « Des membres d’autres clubs du genre nous ont dit que nos soirées étaient décontractées et pas formelles, comparativement à d’autres clubs », ajoute fièrement Samuel Lemieux. 

Lors de leur dernière rencontre de novembre, Dan Boivin avait choisi la thématique. « Novembre est le mois du souvenir, c’est pourquoi j’ai choisi des distilleries provenant de pays alliés, dont la France, l’Afrique du Sud, l’Écosse et les États-Unis », relate le militaire.  

CWS

Le CWS est né il y a quatre ans et s’est officialisé il y a un peu plus de deux ans. C’est principalement via Facebook que les membres échangent. Le conseil d’administration, composé de Jimmy Gaudreault, Nicolas Tiberio, Dan Boivin, Samuel Lemieux et Marc Bolduc, fait aussi des apparitions dans différents événements pour partager leur passion et recruter de nouveaux membres. 

Whisky

Certains whiskys peuvent valoir plusieurs centaines de milliers de dollars. Le CWS a déjà dégusté un Cambus 1991 qui valait plus de 500 $ et qui provenait d’une distillerie qui fermait. Quand on demande au CWS des suggestions de produits pour débutants, on conseille un Cardhu 12 ans afin d’initier ses papilles en douceur. Fait surprenant, contrairement au vin, une fois embouteillé, le whisky ne continue pas de vieillir. 

La critique de Mélissa 

« Les membres du Club de whisky m’ont invitée à passer une soirée en leur compagnie. Quel plaisir d’être la seule fille entourée de messieurs sympathiques ! Je leur ai d’abord avoué ma méconnaissance en matière de whisky. Toutes les fois que j’ai vu une si petite quantité d’alcool dans un verre, c’était pour le boire d’un coup ! Après un premier tour de table, je comprenais mieux la façon de décrire les produits. Le dernier produit à déguster fut un Octomore 7.1 provenant d’une île Écossaise et d’une valeur de 200 $. Je notais un fort goût de boucane qui me rappelait l’odeur de créosote de ma cheminée ramonée quelques jours auparavant ! Étonnamment, et ce malgré ma piètre critique, j’ai vraiment apprécié ce whisky. » — Mélissa

Comme le club interrompt ses activités en décembre, la prochaine rencontre aura lieu le deuxième mardi de janvier 2018. Pour en savoir plus, visitez leur page Facebook (Club Whisky Saguenay) ou contactez le CA par courriel (club.whisky.saguenay@outlook.com).

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Une vie en forêt, de père en fils

CHRONIQUE / Richard et Jean-Richard Carbonneau ont un mode de vie enviable pour ceux qui aiment la nature et les animaux. Leur travail, tout comme leurs loisirs, se passe au cœur de la forêt. Accompagnés de leur chien Ace, ils ne se sentent jamais seuls.

Tout a commencé il y a près de 30 ans quand Richard Carbonneau démarrait son entreprise, RCTF Inc. Consultant Forestier, basée à Alma. Dès son tout jeune âge, il imprègne son enfant de sa passion en l’amenant avec lui au travail. Aujourd’hui, l’entrepreneur est bien fier de voir marcher son fils dans ses traces. Prochainement, Jean-Richard, qui vient juste de terminer son BAC en génie forestier, prendra la relève au sein de cette entreprise qui compte une trentaine d’employés pendant la période estivale et moins d’une dizaine en hiver. Ils font de l’inventaire, du rubanage et divers travaux principalement pour le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec.

Richard Carbonneau a toujours eu un chien avec lui quand il travaille dans le bois. « Souvent, je pars travailler seul. Avoir un chien, ça me fait une présence », explique-t-il. Malheureusement, en décembre 2016, il perdait Tim, son bouvier bernois de seulement six ans emporté par un cancer du foie. Peu de temps après, Jean-Richard adoptait un superbe chiot berger allemand. Ace est son quatrième compagnon. « Avant lui, j’ai eu trois bouviers bernois. C’est certain que je vais ravoir un bouvier un moment donné. Si c’était juste de moi, j’aurais un élevage… et je les garderais tous », poursuit l’homme qui adore les animaux. Ace vient tout juste d’avoir un an. « C’est mon fils qui voulait cette race. C’est un bon chien et il a plus d’énergie que mes bouviers bernois », remarque M. Carbonneau.

Dans la plupart des formations qu’il a suivies, M. Carbonneau s’est souvent fait recommander de ne pas amener de chiens en forêt. « On nous dit que ça peut attirer des animaux sauvages et causer des problèmes. Moi, j’ai toujours eu un chien avec moi en forêt et, au contraire, ça assure une certaine protection. Le chien avertit quand il sent un animal », ajoute le propriétaire de RCTF Consultant. Encore la semaine passée, Ace détectait des orignaux à une distance plus élevée que les humains. Ça évite de surprendre les bêtes sauvages et de causer des accidents. 

Ensemble, les deux hommes et leur chien marchent plusieurs kilomètres par jour et le fidèle compagnon canin ne s’éloigne jamais. Évidemment, par sécurité, quand un territoire est plus dangereux et qu’il risque d’y avoir des pièges de trappeurs, les travailleurs laissent leur chien dans le camion. Ace en profite pour se reposer et reprendre des forces.

Quand M. Carbonneau prend congé, c’est pour se rendre à ses lots à St-Nazaire afin de faire de l’aménagement forestier. « Je compte prochainement venir m’installer à mon chalet », conclut Richard Carbonneau en pointant son superbe chalet en bois massif, bordé par le Saguenay. 

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Création Moheli: couturière depuis l’âge de dix ans

CHRONIQUE / Depuis 2011, Mireille Morin a le bonheur de coudre dans son atelier signé Création Moheli. Installée à Chicoutimi depuis deux ans, elle ouvre sa boutique uniquement sur rendez-vous. Artiste dans l’âme, elle laisse aller son inspiration selon son humeur.

« Je fais rarement le même morceau dans plusieurs grandeurs. Souvent, j’apporte des différences, ce qui fait que mes vêtements sont presque tous uniques », précise la designer de mode. En plus de sa collection de prêt-à-porter, confortable et fait de matière extensible, Mireille offre aussi l’ajustement et la réparation de vêtements, tels que les robes de bal. Tous ses tissus proviennent à 100 % de la région du Saguenay. « Je fais aussi des soirées de filles avec des présentations à domicile », ajoute la sympathique couturière.

Étant mère de deux enfants de sept et dix ans, Mireille a le privilège de travailler dans sa maison et d’organiser son horaire en conséquence. Ses filles sont habillées de la tête au pied de ses créations. « Mes filles trouvent ça plate les vêtements en boutique », relate la fière maman en riant. 

Abordable

Ses vêtements ne se trouvent pas en consigne dans des boutiques. « Si je mettais mes vêtements en consigne, je devrais les vendre presque le double », précise-t-elle. 

Comme elle n’a pas non plus de location de local à payer, ses prix sont d’autant plus avantageux pour des vêtements faits presque sur mesure. « J’ai aussi la liberté de ne pas nécessairement répéter un même morceau dans plusieurs grandeurs, comme m’obligerait une boutique », remarque la propriétaire de Création Moheli. Son chaleureux atelier est devenu un refuge inspirant pour créer. 

« Mon conjoint a aménagé presque la totalité du sous-sol pour qu’il soit fonctionnel pour mon travail », poursuit la femme d’affaires qui travaille avec sept machines à coudre, dont une industrielle, cinq semi-industrielles et une domestique de base. 

Parcours

Après son secondaire, Mireille ne se pose pas trop de questions. Ayant grandie entourée d’une grand-mère et d’une mère couturières (sa mère fabriquait tous ses vêtements), le choix est clair; elle souhaite étudier en mode. Faisant de la couture depuis l’âge de dix ans, elle s’inscrit donc en design de mode.

À ce moment-là, on lui promet un taux de placement de 93 %. Pourtant, après trois ans d’études dans un collège privé, la réalité de la finissante n’est pas aussi belle. « En fait, pour justifier ce pourcentage, on considère que tu travailles dans ton domaine, aussitôt que tu es dans un milieu qui a le moindre rapport avec la mode, comme une boutique », explique Mireille, qui est native de Québec. Elle fait donc plusieurs petits boulots en lien avec la couture, pour finalement atterrir dans une boutique de chaussures pendant 11 ans. 

C’est en 2011, alors qu’elle reste au Nouveau-Brunswick, que son conjoint, Michael Ouellet, lui propose d’aménager la maison pour démarrer sa propre collection de vêtements. En 2015, celle qui partage sa vie avec un militaire déménage au Saguenay. Le couple n’a que quelques jours pour trouver une maison. Ils s’installent au 766 Grandin à Chicoutimi et Michael rénove la propriété de A à Z.

 Évidemment, bien qu’elle soit présentement installée à Chicoutimi, Mireille ne sait jamais ce que le destin lui réserve ! 

Pour faire connaître ses vêtements, la propriétaire de Création Moheli participe à plusieurs salons et événements. Elle sera au Marché de Noël de Shipshaw (25 et 26 novembre), ainsi qu’au Grand Bazar de Noël à l’Hôtel La Saguenéenne (3 décembre). Pour en savoir plus, suivez Mireille Morin sur sa page Facebook (www.facebook.com/creation.moheli) ou visitez sa boutique Etsy (www.etsy.com/ca-fr/shop/Moheli)

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Gagner sa vie grâce au sport, à la mode et aux communications

CHRONIQUE / Consultante en communication, entraîneuse de patinage artistique et propriétaire d’une collection de vêtements, Marie-Noëlle Potvin a réussi à combiner ses passions pour gagner sa vie dans sa région, au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Après son secondaire, la dynamique jeune femme de Jonquière étudie en arts et technologie des médias. Elle poursuit ses études en administration. Grande sportive, le travail de bureau lui plaît moins.

Active et créative, elle ressent un besoin constant de se réinventer. « Côté communication, je travaille à contrat. Je fais de la gestion de réseaux sociaux et des campagnes de publicité », explique la consultante en communication. 

Son côté sportif est comblé grâce à son amour pour le patin. Celle qui a commencé à faire du patin à l’âge de trois ans, et qui est devenue entraîneuse à 16 ans, souhaite continuer de contaminer les jeunes face à l’importance de bouger. 

Cette année, elle entame sa seizième année comme entraîneuse en patin artistique. Évidemment, elle ne peut taire son côté créatif ! C’est pourquoi, quelques fois par année, elle fait la conception de costumes pour ses élèves patineuses. 

« Je dessine le costume, je le fais coudre par une couturière et ensuite c’est moi qui le décore. Ça peut me prendre une trentaine d’heures de travail », souligne Marie-Noëlle. 

Sa trentaine d’élèves font partie du Club de patinage artistique de Jonquière et du programme patinage excellence Jonquière. Lors du passage du Progrès, les patineuses se préparaient en vue des compétitions. 

Gawa

Il y a deux ans, Marie-Noëlle confie à son amie Marie Mazerolle qu’elle aimerait un jour avoir une collection de vêtements. Devant l’enthousiasme de Marie, le projet se met rapidement en branle. Leur amie graphiste, Cynthia Arseneault, se joint à elles avec son coloré côté artistique. 

Depuis ce temps, même si elles ont d’autres engagements professionnels, elles réussissent à se démarquer avec des produits originaux.

« Je suis vraiment contente d’avoir réalisé ce rêve, mais en même temps je me rends compte que je ne voudrais pas faire juste ça », précise Marie-Noëlle.

Confortables et pratiques 

Comme la planche à neige occupe une grande partie de ses loisirs, les vêtements qu’elle conçoit sont confortables et pratiques. D’ailleurs, les fondatrices de Gawa sont présentes à plusieurs événements sportifs pour présenter leurs produits et encourager le sport chez les filles.

Le nom Gawa viendrait d’un terme provenant de la côte de la Réserve à Chicoutimi. 

« C’est une déformation de kawish qui est ensuite devenu les “métaleux” de la côte de la Réserve », raconte Marie-Noëlle. Les conceptrices de Gawa s’inspirent de la nature, des premières nations et de leur petit côté rebelle pour créer leurs collections de vêtements. « Une Gawa, c’est un peu déjanté par bout, marginal la plupart du temps, mais authentique tout le temps », peut-on lire sur leur site internet de leur boutique en ligne (www.gawaclothing.com). 

Chouchou

Le produit chouchou de Gawa est sans contredit la cagoule Capeline, laquelle peut se porter en dessous ou par dessus un casque pour les sports d’hiver, tels que la planche à neige. Fait 100 % au Saguenay, la Capeline connaît un grand succès. On la retrouvera au Sports Experts de Chicoutimi et en ligne dès novembre.