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Les grands rêves des petits entrepreneurs

Le 16 juin dernier, plus de 5500 enfants partout au Québec, dont 55 au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ont vécu une expérience entrepreneuriale en ouvrant les portes de leur entreprise d’un jour à la population.

Pour cette cinquième édition de La grande journée des petits entrepreneurs, la population était invitée à encourager les futurs grands chefs d’entreprise en les visitant à leur domicile et en faisant l’achat de leurs produits. Comme en témoigne cet événement, la flamme entrepreneuriale se développe dès l’enfance et les parents ont un rôle primordial à jouer.

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Peindre la mort pour souligner la vie

Attendrie par un petit tamia retrouvé mort noyé au chalet familial, situé au Lac-Saint-Jean, à l’été 2017, Shana Patry s’est laissé imprégner par la magie du moment. S’en est suivi une collection de huit oeuvres.

« Ce jour-là, alors que je m’apprêtais à enterrer le tamia, je l’ai trouvé bien seul dans son petit trou. J’ai ajouté une de ces fleurs qui poussent partout à l’état sauvage et qui attire les monarques. Puis, j’ai pris une photo, avant de remettre la terre », explique l’artiste peintre.

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Elle remplit les boîtes à lunch de ses amis

Après sept ans à bouder sa cuisine et à mal manger, Rébeca Boily vient de reprendre du service avec des projets culinaires plein la tête. Son ambition l’a même poussée à démarrer son entreprise qu’elle a baptisée Ma petite Boîte à lunch.

Débrouillarde et autonome, Rébeca est l’amie à amener dans tous les festivals. « Je suis celle qui s’occupe du lunch et qui apporte tout ce qu’il faut pour ne rien manquer. Je fais des petits repas individuels, comme ça tout le monde peut manger quand il a faim », raconte la festive femme de 34 ans.

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Un logo qui fait rêver

Inspirés par la mode, Zachary Trudeau et Jacob Bergeron souhaitent se démarquer en apposant leur logo sur des vêtements. En plein démarrage de leur entreprise, les deux jeunes hommes de Saguenay tentent de se tailler une place dans ce monde compétitif.

« On a eu l’idée il y a un an, mais on s’est longtemps demandé si ça allait marcher et si le monde allait aimer ça. C’est stressant de penser qu’on pouvait avoir de mauvaises critiques », explique Zachary.

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La détresse et l'entraide sur les réseaux sociaux

CHRONIQUE / Avec des milliers de contacts sur les réseaux sociaux, il est normal de voir certains d’entre eux vivre de dures épreuves, tomber malades et même mourir.

Qu’on soit simple voyeur ou importun, on s’immerge dans la vie des gens sans trop se poser de questions. Devant un statut de détresse, on a toujours le choix de réagir ou de faire comme si on n’avait rien vu. On s’habitue tranquillement à voir des gens souffrir autour de nous, comme si la distance Internet nous rendait plus froids. 

Pour ceux qui veulent contribuer à apaiser les épreuves vécues par leurs contacts, les campagnes de sociofinancement sont toujours rassembleuses et efficaces. Ce moyen est souvent utilisé pour les personnes vivant une situation financière difficile, due à la maladie. C’est le cas de Caroline et Sébastien, qui doivent s’adapter à leur nouvelle vie alors que Caroline a fait un AVC il y a 18 mois. Comme sa femme ne peut plus travailler, Sébastien n’arrive plus à rejoindre plus les deux bouts. Le 21 mai, en quelques clics, un de leurs amis a créé une page GoFundMe pour leur venir en aide (https ://www.gofundme.com/pour-caroline-et-sebastien). En deux jours, ils avaient près de 10 000 $ d’amassés, pour un objectif de 75 000 $.

Quant à Samuel Croft, un jeune homme de 24 ans de Saguenay, il est en attente d’une deuxième greffe de foie. Ne pouvant plus travailler, son ami, Jonathan Pageau, a créé une campagne de sociofinancement (https ://www.gofundme.com/samplait). En 24 heures, il était à moins de 2000 $ de l’objectif de 5000 $.

Décès

Bien que jadis, on apprenait le décès de nos connaissances par le biais de la nécrologie dans le journal, maintenant, on l’apprend sur Facebook (FB). Le plus troublant, c’est quand ces contacts racontent leur cheminement vers la mort, alors qu’ils savent que leur combat est perdu. 

Il y a quelques semaines, un de mes contacts FB a perdu son combat contre le cancer. Il a tout raconté sur son compte personnel, y compris ses nombreuses opérations. 

Si ça me troublait, j’avais juste à ne pas lire ses publications, me direz-vous, mais c’était plus fort que moi. Progressivement, il a mis des photos de lui où on le voyait dépérir. Sa femme a toujours été là pour lui, jusqu’à la fin. Ça m’arrachait le cœur de voir des humains vivre ça. Je gardais toujours espoir qu’il s’en sorte. J’espérais vraiment fort. 

Quelques jours avant de mourir, il a écrit que tous les espoirs étaient finis et que ses jours étaient comptés. Je pensais à lui et à sa blonde tout le temps. J’en parlais à mes proches parce que j’étais incapable de garder ça pour moi. Plusieurs fois par jour, j’allais prendre de ses nouvelles sur FB. Dans les derniers jours, comme il n’avait plus aucune force, c’est sa blonde qui alimentait les abonnés. Elle était à ses côtés, à l’hôpital, en attendant qu’il lâche son dernier souffle. 

Depuis le 5 mai, son compte FB a été transformé en compte de commémoration et sa femme prend le relais pour nous confier ses états d’âme face à cette vie qui continue après la perte d’un être cher. 

Cet homme, âgé dans la quarantaine, aura eu le temps de faire ses adieux à ses proches, contrairement à ceux qui partent subitement dans de tragiques accidents de la route. 

La mort fait partie de la vie, mais elle ne reste pas moins mystérieuse. D’ailleurs, si on savait ce qu’il y a après la mort, ce serait peut-être la fin des religions, car toutes les religions flirtent avec la mort. Si vous êtes gentils, on vous promet l’éternité ou le paradis… sinon c’est l’enfer !

Vie personnelle

Toutes les fois que quelqu’un confie une parcelle de sa vie personnelle ou de son état de santé, sur les réseaux sociaux, j’ai l’impression que je n’étais pas censée savoir ça. Je parcours mes réseaux sociaux en buvant mon café et bang, je vois une madame que je n’ai pas vue depuis belle lurette qui met une photo d’elle nue, pour montrer sa mammectomie. Je ne sais pas comment gérer ça. 

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Entretenir des lieux et des liens

En juillet, Isabelle Dufour et Stéphanie Morel fêteront la première année de leur entreprise Entretiens Privilège SagLac. Leur mission est d’entretenir des lieux, mais aussi de bâtir des liens de confiance avec leur clientèle.

Même si les débuts n’ont pas été faciles, les deux associées sont fières de gagner leur vie grâce à leurs forces entrepreneuriales, mais aussi grâce à leur sympathique personnalité. Elles comptent maintenant une trentaine de clients réguliers divisés à parts égales entre des entreprises et des particuliers.

Avant de se lancer dans l’entrepreneuriat, les deux Jonquièroises ont travaillé pendant quatre ans dans le domaine de l’entretien, pour un patron. « Nous avons utilisé cette expérience comme un apprentissage majeur dans notre vie. Nous avons souvent manifesté à notre patron de l’époque que nous désirions nous intégrer plus à l’entreprise pour l’améliorer, en rajeunissant son image et en offrant un plus vaste éventail de services. Ce projet n’a jamais abouti », raconte Isabelle Dufour.

Il y a un peu plus d’un an, quand elles ont fait la rencontre de gens du Saguenay, bien implantés dans le milieu des affaires, elles ont cru que le moment était idéal pour se lancer. « On leur a parlé de notre projet de démarrage d’entreprise, et, rapidement, ils nous ont proposé deux gros contrats en échange d’une petite part de notre entreprise », se remémorent Stéphanie et Isabelle. Emballées par la proposition, les deux femmes ont donc lâché leur emploi, prêtes à s’investir dans leur rêve. 

Détermination

Soudain, l’entente n’était plus la même. Leurs futurs associés voulaient 50 % de l’entreprise, sans investir temps ou argent. 

Découragées et sans emploi, Isabelle et Stéphanie ont refusé ce partenariat non équitable. Poussées par leur détermination, elles ont frappé aux bonnes portes. « On a eu le support de l’organisme Femmessor, qui nous a permis de rencontrer des fiscalistes, des avocats et une brochette de spécialistes qui nous ont aidées à mettre le tout en place », poursuivent-elles. 

Constatant que le milieu de la conciergerie manquait d’image, elles ont fait identifier leur véhicule, Isabelle a créé le logo, et elles portent fièrement des vêtements aux couleurs leur entreprise. Pour elles, l’expression du cordonnier mal chaussé ne tient pas la route. Organisées et méthodiques, elles ont une façon de se présenter aussi impeccable que le résultat de leur travail. 

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La vie après un traumatisme crânien

CHRONIQUE / Depuis 31 ans, mon oncle Marco – Marc Landry, de son vrai nom – vit avec les répercussions d’un grave traumatisme crânien. En juin 1987, il s’est fait frapper par une voiture en traversant la rue à pied. Il avait 28 ans.

Après trois mois dans le coma, plusieurs opérations et une longue réhabilitation, les médecins disaient qu’il avait toutes les capacités physiques pour marcher à nouveau. Malgré tout, il n’a jamais trouvé l’énergie pour y arriver. Il se déplace donc avec une marchette. 

Il a perdu l’usage partiel de son côté gauche, et sa mémoire s’est dégradée jusqu’au point de ne plus avoir de mémoire à court terme. « Lorsqu’une chanson commence, je peux la chanter instinctivement. Je connais les paroles et je ne me pose pas de questions. De l’autre côté, je ne me souviens pas de ce que je viens de manger pour dîner », remarque-t-il. Malgré tous ces changements, auxquels il doit constamment s’adapter, il n’a jamais perdu son sens de l’humour. 

Doué dessinateur, les images s’effacent tranquillement de sa mémoire. Alors que, jadis, il avait un français écrit impeccable, il commence à faire des fautes. Très habile pour éviter de perdre la face, Marco a plein de trucs. Par exemple, en dessin, il fait maintenant des oeuvres abstraites. 

De plus, jamais il n’entame de conversation, de peur de se répéter et d’avoir l’air fou. Il n’essaie pas de retenir des choses, comme le nom de nouvelles personnes, car il sait que c’est un combat inutile. 

L’intellectuel qu’il est a toujours aimé écrire et lire. Malheureusement, il ne peut plus vraiment lire, car dès le deuxième paragraphe, il ne se souvient plus du premier. « J’oublie facilement, mais certaines choses demeurent comme encrées en moi », réfléchit-il. 

Quand on lui demande son âge, Marco dit toujours qu’il est dans la trentaine. Quand on lui demande en quelle année on est, il répond spontanément dans les années 90. Les vrais chiffres ne l’étonnent presque pas. C’est comme s’il s’était habitué. 

« Chaque fois que je m’assois, je me demande si j’ai des choses à faire. Quand je me lève et que je commence à marcher, souvent, je me sens perdu. J’ignore vers où je marche », poursuit-il. 

Âgé de 59 ans, Marco ne peut pas vivre seul. Il vit à Jonquière dans une famille d’accueil pour personnes ayant une déficience intellectuelle et/ou physique. Comme il a toute sa tête, il trouve parfois le contexte difficile. 

Les pensées du coeur de Marco

Membre de l’association Renaissance des personnes traumatisées crâniennes, Marco a la chance d’écrire dans la revue L’Éveil. Il arrive, avec beaucoup de travail, à signer la rubrique Les Pensées du coeur. « M. Landry est capable de voir la réalité et trouve les bons mots pour l’expliquer », mentionne Jonathan Jean-Vézina, directeur général de l’association. 

Dans la dernière édition, Marco raconte à quel point son regard a changé depuis son accident. « Des gens connaissent des bouts de ma vie que moi-même je ne connais pas », écrit Marco. Amateur de musique, il reconnaît qu’il n’a plus la coordination pour jouer de la batterie, et que son intérêt pour les arts et la culture n’a plus le même impact sur lui. « Les choses que je regarde ne m’inspirent plus comme avant », conclut-il.

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Dans un monde de performance

CHRONIQUE / Au début des années 2000, je suivais un coureur de snocross qui compétitionnait sur le circuit québécois SCM.

N’étant pas très à l’aise avec le simple rôle de spectatrice, je m’étais mise à écrire et à prendre des photos lors de ces événements.

C’est dans ce monde de performance que j’ai fait mes premières armes en journalisme.

Je décrivais les courses et j’ajoutais quelques photos dans un journal de bord que je remettais aux commanditaires après la saison. Évidemment, dans ce compte-rendu, je n’incluais pas les histoires d’amour qui se tramaient sous mes yeux lors des partys après les courses. Il n’y a pas que les groupies qui étaient prêtes à tout pour conquérir le coeur des champions… Pour détrôner les coureurs trop talentueux, j’ai déjà vu une équipe gagner tranquillement notre confiance, allant jusqu’à laisser leurs talentueux mécanos jouer dans nos machines. Ce jour-là, comme par hasard, la motoneige du numéro 6 avait perdu toute sa puissance. 

J’ai suivi le numéro 6, jusque dans le circuit ontarien. C’est là que tout s’est écroulé après un fâcheux accident. Une jambe cassée l’a poussé à abandonner sa saison. Je me revois, assise dans les estrades, plongée dans la noirceur d’une journée de course qui n’en finissait plus, et ce saut périlleux du coureur qui venait de se faire ramasser dans les jambes par un autre motoneigiste. 

On ne saura jamais si le geste était voulu, mais je peux vous dire que dans ce sport, la compétition peut être agressive. 

C’est en terre ontarienne que je me suis mise à écrire plus sérieusement dans le journal L’Express de Toronto. J’avais même contacté le rédacteur en chef du Progrès du Saguenay de l’époque, Bertrand Genest, pour lui proposer une chronique dans laquelle je souhaitais raconter l’évolution du coureur de snocross natif du Saguenay. Il avait refusé en stipulant – avec raison – un conflit d’intérêts. Quelques mois plus tard, j’étais revenue au Saguenay avec un concept plus original afin de réaliser mon rêve et me tailler une place au Progrès du Saguenay. Cette fois, c’est Michel Simard qui était dans la chaise du rédacteur en chef et qui avait accepté de me donner ma chance.

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Vivre avec un enfant et un adulte autistes

CHRONIQUE / Encore cette année, dans le cadre du mois de l’autisme, Marise Verreault, maman de trois enfants âgés de 5 à 20 ans, dont deux garçons autistes, nous raconte sa vie au quotidien via sa page Facebook.

Depuis quelque temps, les choses ont changé dans la famille Verreault-Pilote de Chicoutimi-Nord. « On parle beaucoup d’enfants autistes, mais l’adulte, lui ? Il est où ? », se questionne Marise. Son fils Pierre vient de franchir le cap des 18 ans. Ses besoins sont maintenant ceux d’un homme autiste qui a besoin de stimulation, d’exercice, d’apprentissage et d’aide. En plus de l’autisme, Pierre doit aussi vivre au quotidien avec le syndrome de Gilles de la Tourette, un trouble anxieux et un TDAH.

C’est toute une gymnastique pour cette mère dévouée qui doit se réajuster constamment entre la stimulation d’un petit de cinq ans et celle d’un jeune adulte de 18 ans. « La perspective de voir Pierre devenir un adulte m’effrayait, mais j’essaie de ne pas trop penser loin, sinon, ça me fait faire de l’anxiété et je ne dors plus », réfléchit Marise.

Même si Pierre et son petit frère Xavier sont des autistes non verbaux, leur famille a appris à les décoder. Pierre sait accomplir des tâches, il aime regarder des documentaires d’animaux, écouter de la musique, il fait de petits travaux et parfois même de l’artisanat. Les deux frères adorent faire des randonnées au Saguenay et regarder des livres. Ils ont aussi développé des méthodes de communication, notamment avec des pictogrammes et le langage signé. « Sans les pictogrammes, ce serait des crises constamment », souligne Marise. 

Le mois de l’autisme est un beau moment pour faire de la sensibilisation, mais pourquoi juste un mois, se demande Marise ? Comme ses fils sont autistes tous les jours, elle s’est donné comme mission d’en parler autant qu’elle le peut. « Je publie régulièrement, sur ma page Facebook, des histoires, des anecdotes drôles ou moins drôles et des commentaires qui m’ont été dits sur mes fils », précise-t-elle.

Difficultés sensorielles

Les difficultés sensorielles sont de grands obstacles pour les personnes autistes, que ce soit face aux textures, aux odeurs, aux couleurs, aux saveurs, aux vêtements et même aux lumières. « Xavier avait un dégoût terrible pour la pâte à modeler. Je trouvais ça triste parce que faire du modelage est un excellent exercice pour la motricité. J’ai donc décidé que l’obstacle deviendrait un tremplin », raconte Marise. Et pas question d’utiliser l’immersion ! « Je devais trouver quelque chose qui l’intéresserait tellement que la curiosité l’emporterait sur le dégoût », poursuit-elle. Comme Xavier adore les couvercles de pot de beurre d’arachide, elle a utilisé ceux-ci en faisant des empreintes du fameux motif d’ourson dans la pâte à modeler. « Ça a pris deux heures avant qu’il se décide enfin à la sentir et la toucher. Au début de l’exercice, il hurlait, mais il a finalement fait une super découverte et la pâte à modeler fait partie de son éventail restreint d’activités », constate la fière maman. 

Décrocher

Si la plupart des gens rêvent au vendredi pour décrocher de leur semaine de travail ou d’école, il est de même pour les garçons de Marise et de Stéphane. « Nos fils aussi ont besoin de décrocher, de trouver une source d’apaisement pour se recentrer. Si je ne respecte pas ce besoin, ils seront alors fatigués, impatients, envahis de tics (pour Pierre) et les crises seront présentes. Ils vont même jusqu’à régresser. Par exemple, ce matin, après une séance de travail avec Xavier, il m’a clairement montré sa fatigue mentale par des sons, des battements de mains et des balancements. Comme, je n’avais plus son attention, j’ai mis fin au travail. Il est rapidement entré dans son coffre à jouets (besoin d’un endroit restreint), il a lui-même éteint la lumière de sa chambre (trop stimulante) et il a seulement pris la douce lumière de son ourson. Quand il sera disponible, il va me le faire savoir », écrit Marise Verreault sur sa page Facebook. 

Bleu

Le bleu est la couleur de l’autisme. « J’adore le thème ‘‘briller en bleu’’ parce que ça représente le ciel et l’infini. Ça veut dire que mes fils n’ont pas de limite. Si j’y mets mon cœur et mes tripes, on arrive à de grandes choses ensemble. Je souhaite que toutes les barrières tombent, emportant avec elles les préjugés, les peurs et l’ignorance face à l’autisme. Mon mari Stéphane, ma fille Valérie et moi, faisons de notre mieux pour que Pierre et Xavier puissent s’élever le plus haut possible et nous n’avons pas peur d’être les piliers qui les supportent. Comme dirait si bien l’un de leur superhéros préféré ‘‘vers l’infini et plus loin encore’’ », conclut Marise Verreault. 

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La friperie Le Dépanneur a de la relève

Olga Bergeron compte les semaines qui la séparent de sa retraite prévue en juillet prochain. Après 25 ans comme entrepreneure, la dame de Jonquière cède le flambeau à ses enfants.

« J’ai plein de projets ! Je veux voyager, profiter de la vie et, bien sûr, je veux continuer de faire du bénévolat pour ma fille qui prendra la relève de la friperie », lance la maman au grand coeur. 

L’aventure entrepreneuriale de la famille Bergeron-Boivin a commencé en 1994, alors que Mme Bergeron se lançait en affaires en achetant un dépanneur situé au 2316 rue Larouche à Jonquière. En 1998, elle faisait l’acquisition de la bâtisse au complet qui assurait un revenu grâce à des commerces loués et cinq appartements. Par la suite, elle a fait ajouter un loft présentement occupé par son fil Martin.

En 2010, le locataire du local loué par Banquets Saguenay quittait les lieux. « Je me suis retrouvée avec un immense local très difficile à louer », se remémore la femme d’affaires. Emballée par les défis, Mme Bergeron a l’idée de faire un appel à tous parmi ses contacts pour ramasser des vêtements dans l’optique d’ouvrir une friperie. Le projet s’est concrétisé en octobre 2010 et la friperie Le Dépanneur a vu le jour au 2325 rue Poitras. « Ici, on se sent bien. C’est comme une famille. C’est grand, c’est bien rangé, c’est propre et c’est agréable de magasiner. En plus Olga a toujours des thématiques selon les fêtes », raconte une fidèle cliente. 

Un sentiment d’appartenance s’est rapidement créé dans le secteur. « Tous les jours, j’ai de nouveaux arrivages et je garde beaucoup de choses au sous-sol pour faire ma grosse vente de garage qui a lieu tous les ans, en juin », poursuit l’originale propriétaire qui a aussi un coin de déguisements très populaire. 

N’ayant pas peur de l’ouvrage, Mme Bergeron a longtemps travaillé jusqu’à midi au dépanneur et, le reste de la journée, parfois jusqu’à tard le soir, elle était dans sa friperie. Comme elle habitait un loyer à même la bâtisse, il était difficile de décrocher du travail. « Sans l’aide de mon conjoint, Réjean Simard, je n’aurais pas pu faire tout ce que j’ai fait. Il m’a beaucoup aidée », remarque Mme Bergeron qui vient tout juste de déménager à Alma avec son conjoint.