LE BOURLINGUEUR

J’haïs l’hiver... sauf à Québec

CHRONIQUE / Lorsqu’il se couvre de millions de minuscules flocons, le plafond noir de la nuit s’illumine au ralenti. Quand l’hiver s’impose coquettement dans la nuit, le temps se fige, surtout quand de petites ampoules rappellent que Noël approche.

L’hiver, c’est beau pour les cartes postales. Mais c’est trop froid pour mes vrais pieds et pour mon cœur de Grinch qui boude Noël 11 heures par jour. À part les engelures, l’hiver nous a donné un sport national comme religion, la Guerre des tuques et des excuses pour abuser du chocolat chaud. Peut-être aussi est-il responsable de mes envies de mettre dehors novembre et d’écourter le février malfaisant en m’envolant vers le soleil d’Asie, d’Afrique ou d’Amérique du Sud.

À bien y penser, je ne me suis jamais lancé dans le tourisme hivernal. Quand l’occasion s’est présentée de traverser la Russie à bord du train transsibérien, j’ai enroulé mon enthousiasme sous mon foulard. L’idée de traverser le plus grand pays du monde pendant les mois les plus froids me déplaisait. Déjà que le lac Baïkal, en été, n’est pas reconnu pour être particulièrement chaud.

À part une escapade dans les Alpes pour une courte leçon de ski et une envie toute particulière de ranger le Grinch pour visiter Rovaniemi, en Laponie, où vit le vrai père Noël (oui, bon!), troquer de la neige d’ici pour de la neige ailleurs, c’est non.

Rempli de contradictions, j’ose quand même dire à qui veut l’entendre que le meilleur moment pour visiter le Québec et être dépaysé... c’est l’hiver. La neige, les températures sous zéro, la tire sur la neige, le ski de fond et la raquette, y’a de quoi s’offrir deux ou trois découvertes. Et mine de rien, quand on me prend au mot et qu’on débarque en même temps que le froid, c’est à Québec que j’amène les visiteurs.

La vraie vérité, c’est qu’en matière de paysage hivernal, Québec, c’est difficile à battre. Le fleuve, ses glaces, le vent froid qui nous fouette à coup sûr sur la terrasse Dufferin et le Château Frontenac qui se dresse au-dessus de la mêlée, c’est tout ce qu’il faut pour une belle carte postale.

Étrangement, j’y suis passé dernièrement pour saluer le château, justement, qui me narguait à longueur de jour quand j’apprenais le métier de communicateur dans un bureau juste à côté. Forcément, je passe de soir, comme une tradition depuis le jour où j’ai parcouru la vieille ville pendant des heures, en arrivant à Québec la première fois, tellement impressionné par toute cette beauté. J’avais les mêmes yeux que ces touristes qui viennent vivre le vrai hiver québécois.

Québec sait se draper de belles lumières à l’approche des Fêtes. Bien sûr, bien sûr, il faut se tenir tout en haut de l’escalier Casse-Cou, regarder de haut les ribambelles étincelantes accrochées près des toits en contrebas, et descendre, sans se casser le dos, pour marcher sous les ribambelles. C’est bien trop petit le Petit Champlain, mais c’est là que se trouve le Noël typique qui transforme les grands touristes en enfants éberlués. Trop petit parce qu’on en prendrait plus. Même pour moi, la chorale aux cantiques de Noël, devant l’église Notre-Dame-des-Victoires, semblait sortir tout droit d’un « vieux » film avec Macauley Culkin.

Ils sont venus de Californie, de l’Ontario, d’Autriche, du Mexique et de la Pologne pour me faire un coucou. Ils ont tous poussé le même « wow » à l’intersection des rues du Cul-de-sac et Notre-Dame. De là, la vue sur le château, avec les sapins éclairés, la neige et la bicyclette verrouillée au coin de la rue fait un malheur sur Instagram. La photo que j’y ai croquée attire beaucoup plus l’attention que celles de la Grèce, de la Colombie ou d’Haïti publiées plus tôt cette année. Pas mal.

L’hiver à Québec, c’est encore plus beau avec le Marché de Noël allemand. Celui-là, il n’existait pas quand je vivais dans la ville de Jean-Paul L’Allier. Ses dispositifs anti-camions béliers brisent un peu la magie des Fêtes, même s’ils sont un tantinet rassurants. Les pères Noël arpentant les rues, les kiosques de bois, le vin chaud, la fondue au fromage... L’Europe peut bien aller se rhabiller. On peut d’ailleurs en profiter jusqu’au 23 décembre.

Quétaine? Même les Grinch comme moi trouvent ça mignon. À Madrid, seule ville que j’ai visitée à l’approche du temps de la crèche, le marché de Noël avait constitué un produit d’appel non négligeable. Il paraissait bien pâle par rapport à celui de Québec.

Mon côté touriste ne peut s’empêcher de s’arrêter aux Anciens Canadiens, ce restaurant au toit rouge qui rappelle la maison de ma grand-mère. Le midi, pour les petits prix, j’y trouve tout le folklore québécois que je veux exhiber devant mes visiteurs : pâté à la viande, tourtière du Lac-Saint-Jean, ragoût de boulettes et tarte au sirop d’érable.

Y’a pas à dire, même dans ma tête d’enfant, l’hiver, c’était Québec. Je revois encore une image des chutes Montmorency glacées ou encore de la patinoire de la place d’Youville.

C’est sûr que j’amène mes visiteurs sur la rue Cartier, voir ces lampes géantes qui constituent une idée tellement simple, mais tellement géniale, et dans l’éternelle boutique de Noël du Vieux-Québec.

Je l’avoue, Québec, c’est ma définition de l’hiver. Son carnaval est mythique. Son hôtel de glace aussi. Et en moins de trente minutes, on fait de la raquette au parc de la Jacques-Cartier ou du traîneau à chiens à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier.

Le traîneau à chiens! Ça s’apprend en deux temps trois mouvements, même si j’ai eu toute la difficulté du monde à maintenir ma monture immobilisée tellement les bêtes étaient énervées. La balade en nature, suivie d’un chocolat chaud et d’une visite auprès des chiots, c’est le pendant hivernal du tipi au Canada.

J’haïs l’hiver... sauf quand c’est à Québec.  

Suivez mes aventures au www.jonathancusteau.com

À LA VÔTRE

Vins pour les repas des fêtes

CHRONIQUE / Plus que quelques dodos avant de se farcir à répétition le copieux repas du temps des Fêtes. Je vous propose d’arroser ce plaisir coupable de bulles, de blancs et de rouges festifs à prix doux, au gré de vos goûts et envies.

Je retiens quatre choses du traditionnel dîner de Noël de mon enfance : les bottes dans le bain, les manteaux sur le lit, — et déformation professionnelle faisant, — les bouteilles en forme de quille par milliers (dont je tairai le nom) et la cruche de St-Georges.

Ah! Comme la neige a neigé! Le festin de Noël est peut-être resté quelque peu figé dans le temps, mais l’offre de boissons s’est bien diversifiée.

Trevenezie 2017, Chardonnay, Soprasasso
14,55 $ • 13 189 009 • 12,5 % • 5,6 g/l

Voilà un chardonnay italien qui pourrait aisément se faire passer pour un Californien à l’aveugle. Un blanc riche, beurré et gras du nord de l’Italie qui appelle fièrement la dinde et sa sauce brune. Une légère suavité et un soupçon de vanille poignent en bouche, le plaçant aux premières loges au service du fromage. Excellent rapport qualité-prix sous les 15 $.

Bière

Cinq bières à déguster pour Noël

Le temps des Fêtes arrive à grand pas. C’est le moment de faire une pause, relaxer et se déboucher une bonne bière. Je vous propose cinq bières à découvrir, à des moments bien précis de la journée.

Nano IPA

Brasserie Oshlag

Bière

Cinq bières à déguster pour Noël

Le temps des Fêtes arrive à grand pas. C’est le moment de faire une pause, relaxer et se déboucher une bonne bière. Je vous propose cinq bières à découvrir, à des moments bien précis de la journée.

Nano IPA

Brasserie Oshlag

100% original

Un geste écoresponsable et solidaire

CHRONIQUE/ Quand on fait un achat ou un don au comptoir vestimentaire Les Fringues, de la rue Sainte-Anne, à Chicoutimi, c’est toute une communauté qu’on aide.

En effet, la Fondation Monseigneur Léonce Bouchard réunit quatre organismes qui ont comme mission commune de combattre la pauvreté au coeur du centre-ville de Chicoutimi.

D'une fille à l'autre

Adieu, essuie-tout

CHRONIQUE / Lorsque j’étais petite, mes parents me disaient de ne pas jeter mes déchets dans la nature. Aujourd’hui, j’essaie de diminuer ma quantité de déchets tout court. Je dois admettre que je commence à être légèrement obsédée par notre consommation. Oui, le mouvement zéro déchet me fait de plus en plus de l’oeil, mais je ne peux pas dire que je suis une championne en la matière. Mais bon, je tente de m’améliorer chaque jour.

Les épiceries en vrac commencent à faire leur apparition sur notre territoire et j’en suis absolument ravie. Je me suis d’ailleurs donné la mission d’offrir un petit truc écolo à chacun de mes proches durant le temps des Fêtes. Un shampoing en barre, des pailles biodégradables, des pellicules en cire d’abeille qui remplacent le fameux Saran Wrap; ceux que j’aime devraient avoir une petite pensée écolo dans leur bas de Noël cette année. Les autres auront des trucs polluants. Je blague.

Picotte

La deuxième famille de Molly

CHRONIQUE / Le 25 novembre, la famille Pilote-Verreault de Chicoutimi-Nord recevait la visite d’une bénévole de la SPCA Saguenay, venue pour leur présenter une petite chienne croisée cocker.

Quelques jours auparavant, Marise Verreault, maman de trois enfants, dont deux ayant un trouble du spectre de l’autisme, appelait à la SPCA pour connaître la procédure d’adoption. « Je leur ai dit que je cherchais un chien adulte, pas un chiot, de grosseur moyenne », relate Marise.

Progrès technologique

L’ère du pitonneux solitaire révolue

CHRONIQUE / Le département informatique du Cégep de Jonquière inaugurait, mardi, ses toutes nouvelles installations. Il est intéressant de constater la philosophie actuelle des établissements d’enseignement par rapport à l’informatique, qui fut, trop longtemps, le repaire des nerds solitaires.

L’informatique sociale

Les nouveaux locaux hébergent des espaces collaboratifs munis de grands tableaux blancs, pour favoriser la planification des projets. Les étudiants se familiarisent ainsi avec le travail d’équipe, la clé dans la réussite d’un projet informatique.

Encore plus

Trois nouveaux géants exposés à Tadoussac

Le Centre d’interprétation des mammifères marins (CIMM) de Tadoussac accueillera d’ici un an trois nouveaux squelettes de baleine, dont celui d’une rare baleine noire de près de 14 mètres de long qui deviendra le joyau de la plus grande collection de ce genre en Amérique du Nord.

Le Progrès a pu assister, en début de semaine, au travail de restauration accompli depuis maintenant près de dix ans sur les restes de trois grands cétacés qui ont probablement visité le fleuve Saint-Laurent et l’embouchure du Saguenay de leur vivant, et qui ont sans doute été observés par des milliers de touristes au fil des années.

Libre@dos

Marie-Ève propulsée par les petits

CHRONIQUE / Quand Marie-Ève Lapointe a été engagée à la petite école Vision Saguenay, en 2013, c’était pour laver les jouets, trois heures par jour, deux jours par semaine.

La jeune femme ne se doutait pas que son plus grand rêve allait se concrétiser dans ce milieu préscolaire pour les enfants de 18 mois à 5 ans.