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Zone boréale

Traçabilité alimentaire : une façon simple de connaître la provenance d’un produit

Les récents cas de contamination alimentaire causée par des framboises et de la laitue romaine démontrent toute l’importance de la salubrité et de la traçabilité alimentaire.

«Les consommateurs s’inquiètent et se questionnent beaucoup sur la provenance, mais surtout sur la fiabilité des aliments qu’ils consomment. Ils ont des exigences et ces exigences ont des répercussions dans le domaine agroalimentaire et dans l’agriculture», témoigne Émilie Villeneuve consultante en sécurité alimentaire et microbiologiste agréée de Services Enviro+.

Bonne nouvelle, un changement dans la Loi sur la salubrité des aliments vient mieux encadrer cette pratique en obligeant les entreprises de transformation à intégrer des processus pour assurer la sécurité alimentaire, dont celui de la traçabilité. La nouvelle réglementation est en application depuis le 31 mars 2018.

Les consommateurs avertis, et ils sont de plus nombreux, veulent connaître le chemin qu’a emprunté un produit alimentaire de sa récolte jusqu’à l’assiette. Leurs exigences obligent les transformateurs à plus de transparence. 

La traçabilité est devenue très importante pour les entreprises de transformation. Si on prend l’exemple des framboises contaminées en provenance de Chine. Si une entreprise québécoise a fabriqué des confitures avec les petits fruits, elle doit être en mesure de savoir quelles quantités ont été fabriquées avec les framboises contaminées et à quels points de vente ils se trouvent afin de pouvoir faire un rappel.

«Pour une entreprise, ça représente des investissements à moyen terme, mais elle va réaliser des économies, car elle va réduire ses pertes. Il n’y a que des avantages. Ça assure la qualité du produit et un accès au réseau de distribution. Ça va leur  permettre de conserver et surtout conquérir de nouveaux marchés. À long terme, c’est plus rentable», mentionne la spécialiste.

Et les exigences sont particulièrement élevées quand arrive le temps d’exporter dans d’autres, pays notamment en Europe. L’entreprise contrôle et maîtrise les risques tout en obtenant un gain de productivité.

Les grandes bannières comme Loblaw, Métro ou Sobeys exigent des certifications de ses fournisseurs. Ils doivent faire la preuve qu’ils ont un système efficace de traçabilité et de sécurité alimentaire. Les entreprises de transformation peuvent faire appel à une compagnie externe ou à une spécialiste comme Émilie Villeneuve pour les accompagner  à mettre en place des procédés qui assurent  la sécurité alimentaire.

L’entreprise doit intégrer des systèmes sur l’ensemble de la chaîne logistique comme la gestion des stocks, les fournisseurs, les commandes, les transports et  la gestion du personnel. Alors, si on découvre une contamination dans la chaine de production, il est plus facile de savoir si le lot concerné se trouve dans un camion, un entrepôt ou dans une épicerie. Le produit est plus rapidement retiré.

Autre avantage indéniable, avoir un processus de traçabilité efficace ajoute à la crédibilité et à la notoriété de la marque. Ce qui ultimement peut faire accroître les ventes.

Synergie

Les exigences de la traçabilité favorisent une synergie entre l’agroalimentaire et l’agriculture. « Prenez l’exemple d’une entreprise qui transforme des céréales. Pour respecter les exigences de traçabilité et de sécurité alimentaire, elle devra obtenir des garanties de la part de ses fournisseurs de céréales. Les producteurs devront donc se conformer et/ou améliorer leurs pratiques s’ils veulent vendre à des transformateurs. Ça va renforcer la filière », estime Émilie Villeneuve.

Il est important de spécifier que les exigences de la Loi ne touchent pas l’agriculture.

Cette façon de faire est déjà en place dans l’industrie du bleuet dans la région. Les producteurs doivent respecter les standards de qualité de cueillette fixés par les transformateurs. De plus, chaque lot de bleuets est identifié à son producteur. Ce qui permet d’avoir une traçabilité.

Cette synergie aura un effet bénéfique sur l’achat local.  Il est beaucoup plus simple d’obtenir des garanties des producteurs locaux. De plus les exigences de salubrité et les contrôles ne sont pas les mêmes d’un pays à l’autre. « Les normes ne sont pas aussi sévères dans certains pays. De là l’importance de préférer les produits locaux. Aussi les consommateurs sont de plus en plus sensibles au kilométrage qu’a parcouru un aliment avant de se retrouver dans son assiette. Il s’agit d’un autre élément à considérer pour un transformateur », souligne la conseillère en sécurité alimentaire.

Risque toujours existant

Malgré la mise en place de systèmes de traçabilité et de sécurité alimentaire, il y aura toujours des risques. Des épisodes de contamination aux framboises et à la laitue romaine comme récemment pourraient se répéter. «La présence des virus dans les aliments n’est pas facile à détecter. Il y a des progrès dans les technologies de détection, mais ce n’est pas parfait.  Comme on travaille avec des produits frais qui sont manipulés, il y a des risques. Et évidemment plus le produit voyage, plus les délais sont longs pour se rendre aux consommateurs. Ce qui accroît les chances que le produit se détériore», conclut-elle.

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Les intervenants de la région seront formés en bonne pratiques d’achat local

Au cœur de la Zone boréale se trouvent des entreprises de production et de transformation alimentaires. Autour de celles-ci gravitent divers acteurs sensibilisés voulant faire prospérer nos produits et nos entreprises dans leur secteur. En parallèle, on vit actuellement une période où le consommateur est plus que jamais sensibilisé aux produits locaux.

Aujourd’hui, une tendance s’inscrit dans la démarche d’achat responsable qui gagne du terrain chez les consommateurs et en plus des avantages économiques et environnementaux, les gens consomment de plus en plus les produits locaux pour leur diversité, leur qualité et leur disponibilité. 

C’est dans cette optique que la Table agroalimentaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean, gestionnaire de la Zone boréale lance différents outils destinés à appuyer et renforcer cette mobilisation positive.

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C’est le temps des semis

Au cours des dernières années, vous avez redécouvert les plaisirs de l’horticulture. Chaque été, vous faites maintenant pousser des fines herbes et divers plants de légumes sur votre balcon ou dans votre cour arrière, de sorte que vous avez accès à des produits frais aussi simplement qu’en allant les cueillir dans votre jardin. Mais voilà que vous désirez franchir une nouvelle étape dans cette belle aventure qu’est le jardinage, celle de la préparation des semis. Ça tombe bien! Le mois d’avril y est justement consacré.

Au Saguenay – Lac-Saint-Jean, le maraîchage, soit la culture des légumes, semble regagner en popularité. Les citoyens sont en effet de plus en plus nombreux à s’y intéresser. Malgré tout, peu d’entre eux démarrent leurs propres semis, préférant se procurer de jeunes plants cultivés en serre au début de l’été. Il y a pourtant de nombreux avantages à préparer ses propres semis au printemps.

«Tout d’abord, faire ses semis nous permet de choisir nos variétés favorites de légumes et d’en découvrir de nouvelles, mentionne Gabrielle
Filliatrault, professionnelle en agriculture urbaine et adjointe au projet des municipalités nourricières chez Eurêko. «Dans les centres-jardins et les serres, on retrouve principalement des variétés de légumes plus communes. Lorsqu’on choisit nos semences, on se rend compte à quel point le choix est vaste et diversifié», mentionne-t-elle.

Le facteur économique, sans oublier le plaisir rattaché à cette activité, sont aussi à considérer. «C’est une superbe activité à faire en famille, avec les enfants. Ça nous permet entre autres de leur apprendre d’où proviennent les légumes qu’ils consomment. La préparation de semis est également très économique. Les semences sont peu couteuses. Pour à peine quelques dollars, on se procure un sachet contenant de nombreuses graines qu’on peut ensuite conserver pour l’année suivante. Il suffit de bien les entreposer dans un endroit sec et hermétique. On peut facilement les conserver durant trois à quatre ans», souligne la professionnelle.

Variétés et qualité des semences

«Il existe évidemment différentes qualités de semences et de nombreuses variétés. Dernièrement, une Fête des semences a eu lieu à Larouche. Cet événement annuel est une formidable occasion de rencontrer les semenciers et de s’informer sur les semences qu’ils offrent et leurs particularités», rappelle Gabrielle Filliatrault.

On retrouve sur le marché des semences biologiques, comme celles proposées par l’entreprise québécoise Les Jardins de l’écoumène vendues chez différents marchands de la région. Il existe aussi d’autres types de semences comme celles OGM, celles hybrides et celles du patrimoine qui sont en fait d’anciennes variétés.

L’important lors de l’achat est de s’assurer que les semences choisies sont adaptées à notre climat, soit à la zone de rusticité 3.

L’ABC de la préparation de semis

Faire des semis, c’est facile! En soi, cette activité demande bien peu de choses. «Au niveau matériel, il faut se procurer du terreau à semis, qu’on retrouve dans la plupart des magasins à grande surface, ainsi que des contenants à semis. On peut même remplacer ces derniers par des contenants récupérés, comme ceux de yogourt, plutôt que d’en acheter des neufs. Il suffit simplement de les nettoyer et de percer des trous au fond», explique Gabrielle Filliatrault.

Une fois le matériel rassemblé, on remplit nos contenants de terreau et on y plante les semences. Sur chaque sachet de semences, on retrouvera les indications de semis et de culture propres à la variété potagère.

On installe ensuite nos semis au soleil et on s’assure de garder le terreau bien humide. 

«Pour une culture optimale, on utilise des néons, mais la lumière et la chaleur du soleil suffisent à préparer nos semis. Bien sûr, il ne faut pas oublier de les arroser quotidiennement à l’aide d’un vaporisateur», souligne Mme Filliatrault. 

Pour une personne qui n’aurait aucune expérience en jardinage, la préparation des semis pourrait s’avérer un grand pas à franchir. Ainsi, il vaut mieux ne pas en être à ses débuts en horticulture avant de se lancer dans cette aventure.

Aussi, si vous souhaitez rendre votre première expérience positive, commencez par des semis plus faciles à réussir comme les fines herbes, les cerises de terre et les tomates-cerises qui auront en plus une belle productivité cet été.

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L'identité culinaire: «Moteur de développement économique»

En 1993, le Guide du routard présentait notre culture culinaire comme suit : «La gastronomie québécoise est une vraie cuisine de bûcheron à déconseiller à ceux qui entreprennent un régime, mais parfaite par temps froid : calorique, énergétique, bourrative, toujours généreuse et généralement bon marché».

Évidemment, cette description honteuse a été critiquée, puis retirée. Pourtant, lorsqu’on cherche les mots «Identité culinaire Québec» ou «gastronomie Canada» sur le web par un moteur de recherche, on trouve encore majoritairement de la soupe au pois, des déjeuners de cabanes à sucre, de la poutine et du pouding chômeur. Est-ce que le Québec a le potentiel de se démarquer sur le marché international du Tourisme Gourmand ?

Le monde est grand et chaque coin du globe est défini par culture culinaire. Si je vous nomme l’Italie ou le Mexique, vous avez immédiatement une image de ce qu’on peut y manger. Et si je vous
dis Scandinavie ? La
Scandinavie (Danemark, Norvège, Suède) est un bel exemple récent d’un positionnement sur une gastronomie nordique. Elle se démarque mondialement depuis quelques années.

Jusqu’en 1850, la cuisine scandinave s’appuyait essentiellement sur des ragoûts, où on mijote tout dans le même plat. À cette époque, la cuisine du Nord avait la réputation de ne pas avoir de goût. Puis on a commencé à cuire les aliments séparément et à y ajouter des épices. Les chefs ont spécialisé leur savoir-faire et ont révolutionné la cuisine locale. Aujourd’hui, la cuisine scandinave s’appuie avant tout sur des produits uniques que l’on nous vend comme extraordinaires. 

Les Québécois sont issus d’une culture pour la majorité française, vivent dans une société anglaise et ont un mode de vie américain. À ça s’ajoute les influences amérindiennes, multiculturelle, l’immigration, le voyage, Internet, … Pas surprenant que nous nous serions perdus au niveau culinaire. Pour parvenir à une culture culinaire mieux alignée à notre territoire, notre histoire et notre culture, il faut actualiser cette cuisine traditionnelle en l’allégeant et en raffinant les ingrédients en plus de mettre en valeur les produits des différentes régions du Québec. Heureusement, déjà plusieurs chefs, comme nos Ambassadeurs de saveurs, travaillent à ce renouveau. 

En fait, il faut différencier Ingrédients phares de la gastronomie québécoise (Sirop d’érable, cidre de glace, canneberges, pommes du Québec, fraises du Québec, bleuets sauvages, maïs sucré, épices boréales, champignons sauvages, têtes de violon, topinambours, porc du Québec, agneau de Charlevoix, …) et Traditions culinaires québécoises (Épluchettes de blé d’inde, repas de cabane à sucre, tourtière du Lac-Saint-Jean, poutine, cipaille, fèves au lard, pâtés à la viande, ragoût de pattes de cochon, …).  Contrairement à ce qu’on pourrait penser, tout n’est pas à définir ! Les produits sont là, les chefs en sont friands…. Il suffit donc de faire connaître nos produits et le travail magnifique des chefs. 

Le Québec doit donc reposer l’ensemble du positionnement de son identité culinaire sur ses régions et leurs produits phares. C’est en allégeant et en raffinant nos traditions culinaires que nous arriverons à démarquer les régions, puis la province sur le marché du Tourisme Gourmand. Oui, on peut rêver d’un Québec gourmand, raffiné et différent. Une gastronomie qui donnerait envie aux gens de se déplacer pour venir goûter nos belles régions.

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Saguenay - Lac-Saint-Jean, t'es beau dans mon assiette!

Toute personne en quête d’améliorer son alimentation s’est déjà retrouvée devant un étalage complet de produits dits «miraculeux» et «santé» et a éprouvé, à ce moment, une confusion totale… C’est là que ça se corse.

Pourtant, nos priorités ne sont-elles pas d’avoir un accès facile à l’information, à la qualité et à la diversité ? Pourquoi ne pas simplement se tourner vers nos bonnes vieilles habitudes  et notre beau savoir-faire agroalimentaire ? Permettons-nous, en 2018, une vision bien plus réaliste et attrayante de la saine alimentation. Cette dernière devient ainsi beaucoup plus appétissante et ça, nos entreprises agricoles et agroalimentaires régionales l’ont bien compris !

Les habitudes alimentaires qui n’apportent aucune satisfaction ne sont heureusement plus d’actualité. Visez plus haut : votre bien-être nutritionnel, mais aussi personnel, économique et environnemental !

Les produits locaux du Saguenay – Lac-Saint-Jean sont si beaux dans nos assiettes et répondent à tellement d’attentes:

La fraîcheur exceptionnelle

Qu’on pense aux produits de saison ou aux produits de boulangerie frais du jour, en se procurant des aliments locaux, on s’assure d’une fraîcheur irréprochable. En plus, ce souci de qualité est généralement associé à une simplicité de la liste des ingrédients. Nul besoin d’apprendre le latin pour la lire, les produits agroalimentaires régionaux sont en général uniques, peu transformés et sans ajouts inquiétants !

La variété surprenante

Une alimentation équilibrée passe avant tout par la diversité des aliments qui la constituent. L’offre régionale déborde de surprises : miels, chanvre, produits laitiers, boissons fermentées ou alcoolisées, produits biologiques, légumes et fruits colorés de saison et même produits gourmands qu’on se plaît à courtiser. Ce n’est qu’une infime partie de l’offre ! Consultez notre répertoire au zoneboreale.com pour connaître toutes les entreprises.

Les économies bien appréciées

En saison, l’abondance est un allié majeur pour économiser des sous, mais qu’en est-il l’hiver ? La conservation des produits régionaux est beaucoup plus facile et efficace qu’elle ne le paraît. Parez et congelez vos fruits et légumes, réduisez vos citrouilles en purée au lendemain de l’Halloween et ajoutez-les à vos recettes tout au long de l’année !

Le plaisir de savourer

Cet aspect est NON NÉGLIGEABLE. Choisissez des aliments que vous aimez, visitez les entreprises régionales pour vous procurer vos produits à la source et en apprendre davantage sur leurs passions, découvrez les produits gourmands sans arrière-pensées… Soyez épicurien !

L’environnement

Saviez-vous qu’en moyenne les aliments parcourent 2 500 km ? En favorisant l’achat de produits locaux, ceux-ci n’auront pas à traverser le pays et à passé par de multiples
intermédiaires pour se rendre dans votre assiette, évitant du même coup le suremballage. Aussi facile que ce soit, l’achat d’aliments de proximité signifie déjà beaucoup pour l’environnement. Rendre l’utile à l’agréable comme on dit !

Tenons-nous informés du savoir-faire régional et bénéficions du travail acharné de nos agriculteurs et transformateurs qui ont pour but d’offrir simplicité, typicité, qualité, et ce, à longueur d’année.