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UNIVERSITÉ LAVAL AU CŒUR DE NOS VIES

Faculté des sciences et de génie: ce verre qui vous veut du bien

En collaboration avec Le Soleil, l’Université Laval signe une série d’articles présentant les retom­bées de ses recherches sur le quotidien des gens. Cette semaine, nous mettons en lumière la Faculté des sciences et de génie.

Le verre est très présent dans nos vies, mais on ne se doute pas du rôle crucial qu’il joue dans plusieurs technologies, notamment dans les domaines des communications et des appareils médicaux. Younès Messaddeq, titulaire de la Chaire d’excellence en recherche du Canada sur l’innovation en photonique, à l’Université Laval, travaille sans relâche avec différents partenaires dans le monde entier pour améliorer la qualité du verre. Il pourra ainsi décupler la performance et les usages de ce matériau qui n’a pas fini de nous surprendre.

Imaginez votre table de cuisine en verre. Ou encore un grand miroir que vous avez dans votre salon. Prochainement, vous pourrez y afficher une image ­simplement en la glissant à partir de votre téléphone intelligent. Ces objets de la vie quotidienne se transformeront donc en grands écrans tactiles. 

Comment? Grâce à de nouvelles fonctionnalités appliquées sur le verre que développe Younès Messaddeq, professeur au Département de physique, de génie physique et d’optique. Il a reçu, en juin dernier, 1,8 million de dollars du gouvernement du Québec pour bâtir un nouveau laboratoire de chimie des verres afin de faire avancer ce genre de travaux. 

«C’est un financement très important pour nous puisqu’il nous permettra d’arriver à mettre au point une technologie à plus faible coût qui pourra être utilisée à grande échelle, explique le professeur. Nous voulons être les premiers à y arriver, parce que nous pouvons tous être les deuxièmes.»

UNIVERSITÉ LAVAL AU CŒUR DE NOS VIES

Mieux protéger les droits des aînés

En collaboration avec Le Soleil, l’Université Laval signe une série d’articles présentant les retom­bées de ses recherches sur le quotidien des gens. Cette semaine, nous mettons en lumière la Faculté de Droit.

Alors que la population vieillit, les aînés peuvent s’avérer une cible de choix pour des gens mal intentionnés. La protection de leurs droits passe souvent par l’information. En matière d’abus financiers par exemple, les juristes peuvent jouer un rôle en matière de prévention. Christine Morin, professeure à la Faculté de droit de l’Université Laval, travaille notamment sur cet enjeu. 

Savez-vous vraiment ce que signifie une procuration générale? Si vous la signez pour permettre à un proche de gérer vos biens et vos finances, pourrez-vous continuer à faire vous-même des transactions? Bien sûr que oui! Pourtant, lors d’une recherche-action, le quart de la centaine de personnes âgées autonomes sondées, de Montréal et Québec, n’était pas au courant. Cette étude de la Chaire de recherche Antoine-Turmel sur la protection juridique des aînés, dont Christine Morin est titulaire, a été réa­lisée avec Option consom­mateurs. On a aussi demandé aux participants si la procuration peut être révoquée en tout temps, sans l’accord du mandataire. Encore une fois, la réponse est affirmative et seulement les deux tiers des répondants étaient au courant. 

«Les avocats, les notaires et les conseillers financiers tiennent souvent pour acquis que tout le monde connaît cette information, mais nous avons vu qu’une grande proportion de personnes âgées ne connaissent pas bien les différents instruments juridiques qu’elles signent et qu’elles les signent néanmoins», explique Christine Morin. 

Ces documents peuvent bien sûr être très utiles. Par exemple, si une personne âgée passe plusieurs mois par année à l’extérieur du pays. «Si ces outils sont mal utilisés, ils peuvent cependant mener à des abus, précise Me Morin. C’est comme signer un chèque en blanc. Le man­dataire doit vraiment être de confiance.» 

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L’intelligence artificielle au service de la médecine de précision

En collaboration avec Le Soleil, l’Université Laval signe une série d’articles présentant les retom­bées de ses recherches sur le quotidien des gens. Cette semaine, nous mettons en lumière la Faculté des sciences et de génie.

L’intelligence artificielle (IA) se trouve déjà à plusieurs endroits, comme derrière votre autocorrecteur, dans la reconnaissance faciale de Facebook ou derrière la machine devenue imbattable aux échecs. Prochainement, votre médecin pourrait, grâce à l’IA, vous prescrire des médicaments en fonction de votre profil bien particulier pour maximiser les chances de succès du traitement. C’est, entre autres, ce sur quoi travaille François Laviolette, chercheur dans le domaine de l’IA au Département d’informatique et de génie logiciel (IFT) de la Faculté des sciences et de génie de l’Université Laval (ULaval).

«Plus on sera capable de bien comprendre le corps humain et les spécificités de chaque personne, meilleurs seront les diagnostics et la prédiction de la réponse ou de la non-réponse d’une personne à un médicament à l’aide de l’IA, explique François Laviolette. Nous sommes encore au début des avancées de l’IA en médecine personnalisée: le meilleur est à venir.»

L’un des enjeux qui freinent le développement de l’IA en santé est l’accessibilité aux données. «Généralement, les études réalisées incluent une centaine de pa­tients, 1000 lorsqu’on est très chanceux, mais ce n’est pas suffisant pour bien faire fonctionner l’IA, précise le chercheur. La donnée, c’est ce qui fait fonctionner l’IA. Puis, les protocoles de recherche sont différents d’une étude à une autre, alors c’est complexe de combiner plusieurs études afin d’avoir accès à une quantité plus importante de données. Il faut aussi considérer l’enjeu très important de la protection des renseignements personnels.» 

Ces défis ne sont toutefois pas près d’arrêter François Laviolette. Il est d’ailleurs arrivé à développer un algorithme capable de prédire la résistance d’une bactérie à un antibiotique malgré la rareté des données. «Cela a été possible en intégrant à l’algorithme des connaissances a priori, comme les mécanismes les plus importants liés à la résistance, pour lui permettre de converger plus rapidement», explique François Laviolette, qui dirige aussi le Centre de recherche de données massives (CRDM) de l’Université Laval qui compte 50 chercheurs et développe des collaborations avec l’industrie en vue de mieux s’attaquer aux défis des données.