Suzanne Roy, mairesse de Sainte-Julie

UMQ: 100 ans en mouvement

Rôle des élues et élus municipaux: vers un véritable gouvernement de proximité

En un siècle, le rôle des élus municipaux a passablement évolué, suivant en cela l’évolution des municipalités. L’Union des municipalités du Québec a suivi de près ces changements et s’est tout naturellement adaptée pour accompagner ces mutations. La place de la relève et le rôle des femmes sont aujourd’hui également au cœur des préoccupations de l’UMQ.

«En 100 ans, on est passé de «créature» du gouvernement provincial à un véritablement gouvernement de proximité.» Suzanne Roy, mairesse de Sainte-Julie, compare l’évolution du rôle des élus à celui des municipalités. Élue depuis 1996 et mairesse depuis 2005, Mme Roy profite de son expérience pour évaluer cette transformation.

Des infrastructures à l’humain

«Si, pendant longtemps, les infrastructures et la voirie (déneigement, enlèvement des ordures, etc.) étaient le cœur de l’action municipale, on s’occupe actuellement beaucoup plus de l’humain et de la protection de l’environnement», poursuit la mairesse de Sainte-Julie. Aujour­d’hui, la ville est verte, intelligente, elle s’occupe des aînés, des enfants, elle a des budgets participatifs pour les activités communautaires.

Cette évolution permet aux municipalités et aux élus d’être beaucoup plus à l’écoute des citoyens et de leurs besoins. Elle implique également une évolution de ce qui est demandé aux élus. Ils doivent être plus polyvalents qu’autrefois pour s’occuper de développement économique, de saines habitudes de vie, d’habitation, de loisirs, d’environnement, de soutien communautaire et de bien d’autres domaines.

«Les municipalités sont des gouvernements de proximité qui apportent un soutien direct à la population et les élus s’adaptent sans cesse à cette évolution positive qui permet de mieux répondre aux besoins des citoyens», ajoute encore Mme Roy.

La jeunesse au centre des préoccupations

La place de la relève est importante dans cette évolution du rôle des élus municipaux. Très active, la commission jeunesse de l’UMQ permet aux jeunes élus d’acquérir une expérience et une expertise intéressante et profitable.

«L’UMQ se soucie également de la relève au niveau des em­ployés municipaux, en collaboration par exemple avec la Fondation Simple Plan qui a permis d’offrir 110 emplois dans 57 municipalités à des jeunes en 2018. L’Union encourage aussi les initiatives pour intéresser les jeunes à la politique municipale et les inciter à s’impliquer dans leur milieu avec, entre autres, la page Facebook, Prends ta place dans ta ville. Plus largement, la jeunesse dans son ensemble fait partie des préoccupations de l’UMQ», précise la mairesse de Sainte-Julie.

Encore plus de femmes

«Nous n’avons pas encore atteint la zone de parité, même si la situation évolue lentement, l’UMQ redouble d’ardeur avec sa dynamique commission des femmes.» Pour Suzanne Roy, deux­iè­me femme présidente de l’UMQ en 100 ans, «avec 34% d’élues au niveau municipal et 18% de mairesses, le Québec a parcouru un bout de chemin mais il en reste encore beaucoup à faire. Nous devons atteindre la zone paritaire (40 à 60 %) cela ne pourra qu’être bénéfique à notre société.»

«Il y a la volonté nécessaire au sein de l’UMQ pour faire évoluer la situation. C’est en expliquant le rôle de l’élu qu’on attirera des femmes à être candidates. Ensuite, elles ont autant de chance que les hommes d’être élues», poursuit Mme Roy.

La mairesse de Sainte-Julie voit cette évolution se poursuivre positivement, tout comme le rôle des élus et des municipalités qui veulent avoir les moyens de leur ambition: répondre au mieux aux besoins de leurs citoyens