Travailleurs(euses) de la santé

Transmettre sa passion

Après 10 ans de pratique professionnelle, Denise Girard a voulu s’impliquer concrètement pour transmettre sa passion pour sa carrière d’infirmière. En 2000, elle devient enseignante en Techniques infirmières au Cégep de Jonquière. Depuis, des centaines de futures professionnelles sont passées par sa salle de classe.

« Malgré le portrait parfois sombre qu’on en dépeint, la profession d’infirmière évolue », indique-t-elle. « Oui, les conditions sont parfois difficiles et on donne beaucoup, mais les patients que l’on soigne nous redonnent aussi. Et le fait de côtoyer des jeunes infirmières en stage et de voir naître leur passion, c’est une source d’inspiration pour nous. »

En temps de COVID

En plus de ses obligations d’enseignantes, Denise Girard a choisi de répondre à l’appel du gouvernement dès le début de la pandémie. « Le désir d’aider était grand. Avec le temps, on se rend compte que les patients ont besoin de plus qu’un dépistage ou un vaccin; on leur communique des informations, on les oriente à travers le système de santé et on les rassure aussi », explique l’infirmière.

Pourquoi donc vouloir entreprendre des études dans un domaine sous pression en pleine pandémie? La réponse de Mme Girard est toute simple : « Il faut avoir la passion, vouloir aider, avoir besoin de faire une différence dans la vie de l’autre. C’est une profession tellement valorisante quand on adopte une attitude positive », dit-elle en ajoutant se sentir privilégiée de pouvoir à la fois pratiquer son art et transmettre son amour pour la profession.

Un message aux futures étudiantes qui hésitent à choisir la profession d’infirmière? « C’est la plus belle profession du monde », répond Mme Girard. « Si c’était à recommencer, je le ferais sans hésiter une seconde. Je connais peu d’autres professions qui soient aussi valorisantes! »

En plus de ses obligations d’enseignantes, Denise Girard a choisi de répondre à l’appel du gouvernement dès le début de la pandémie, elle a participé au dépistage de la COVID-19 et à la campagne de vaccination.

Infirmière: une passion, plus qu’une profession

Depuis le début de la pandémie, les médias ne cessent de souligner l’épuisement et les conditions de travail difficiles des infirmières. Pourtant, chaque année, des dizaines d’étudiantes entreprennent le parcours scolaire devant les mener à cette profession. Qu’est-ce qui les motive donc à le faire?

Alexandrine Dufour a 19 ans. Native de la Côte-Nord, elle termine ses études collégiales en soins infirmiers ces jours-ci, avant de poursuivre un bac universitaire en Sciences infirmières. Consciente des conditions parfois difficiles qui l’attendent, elle n’a rien perdu de l’enthousiasme qu’elle a depuis qu’elle est toute petite face à la profession: « C’est une passion, je ne me vois pas faire autre chose que ça », explique-t-elle. « De savoir qu’on fait une différence dans la vie de chaque patient, c’est très gratifiant et ça compense pour le reste. »

Aller au front

D’ailleurs, la jeune femme n’hésite pas à passer de la parole aux actes. Elle s’est portée volontaire pour faire du dépistage et la vaccination contre la COVID-19 au CIUSSS Saguenay Lac-Saint-Jean, même si ça signifie mettre sa propre santé en péril. Un risque calculé, dit celle qui a maintenant reçu le vaccin.

Alexandrine n’hésite d’ailleurs pas à sortir de sa zone de confort. « Je veux faire des voyages humanitaires, aller dans les pays du Tiers Monde et apporter ma contribution. » Les conditions difficiles qui l’attendent là-bas ne l’inquiètent pas plus que celles qu’elle trouvera ici, aux côtés de personnel épuisé. « C’est l’image qu’on voit à la télé, mais on ne voit pas les autres, celles qui veulent continuer, qui poussent et encouragent leurs collègues à ne pas lâcher. »

Alexandrine ne tarit d’ailleurs pas d’éloges pour les enseignants qu’elle a côtoyés jusqu’à présent. « C’est incroyable de penser que ces femmes ont arrêté une carrière passionnante pour enseigner », dit-elle. « Elles nous apprennent non seulement la profession, mais aussi, et surtout, l’amour du métier. Leur passion transparaît dans leur enseignement, dans les stages. Elles ont à cœur de faire avancer la profession. Je leur en suis reconnaissante et je compte le faire aussi à mon tour, un jour ».

Alexandrine Dufour termine ses études collégiales en soins infirmiers  et poursuivra au baccalauréat en Sciences infirmières. Elle s’est portée volontaire pour faire du dépistage et la vaccination contre la COVID-19 au CIUSSS Saguenay-Lac-Saint-Jean.