Julie Bissonnette est l’une des nombreuses préposées « à Legault», celles-là même qui ont accepté de suivre une formation accélérée pour venir prêter main forte en CHSLD.
Julie Bissonnette est l’une des nombreuses préposées « à Legault», celles-là même qui ont accepté de suivre une formation accélérée pour venir prêter main forte en CHSLD.

Travailleurs(euses) de la santé

Enfin sur son « X »

Sophie Richard - Rédactrice publicitaire
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Le Quotidien
Trouver sa vocation grâce à la pandémie, c’est l’histoire de Julie Bissonnette et de combien d’autres préposés aux bénéficiaires qui, comme elle, ont fait le choix de prendre part au programme de recrutement du gouvernement, lancé en juin 2020, visant à pourvoir aux nombreux postes disponibles dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée.

Officiellement préposée aux bénéficiaires dans un CHSLD de la région depuis décembre dernier, Julie Bissonnette affirme avoir enfin trouvé sa place sur le marché de l’emploi, un travail qu’elle effectue avec passion et plaisir.

« Je me suis longtemps demandé ce que je voulais faire dans la vie. Je me suis promené d’un emploi à un autre sans jamais vraiment me sentir à ma place, exprime-t-elle. Puis, à la mi-mars comme plusieurs, j’ai été mise en arrêt de travail. Dans les circonstances, je me sentais mal à l’aise de ne rien pouvoir faire pour aider. Quand le gouvernement a lancé le programme de formation, j’ai tout de suite voulu y prendre part », confie-t-elle.

Aujourd’hui âgée de 42 ans, Julie Bissonnette n’aurait probablement jamais eu le courage de retourner sur les bancs d’école, question d’âge, mais aussi de finances. Or, le programme du gouvernement, assorti de bourses d’études, lui aura permis de saisir sa chance.

« J’ai commencé la formation en septembre. Je fais partie de la troisième cohorte de préposés à avoir été formés, confie-t-elle. Évidemment, ce que j’ai préféré de la formation, c’est lorsque nous étions dans nos milieux de travail, mais dans l’ensemble je dirais que rendu à nous, les enseignants, qui sont à la base des gens de terrains, étaient bien « rodés ». Ils savaient quelle matière nous partager et comment le faire efficacement », explique-t-elle.

Bien qu’elle n’avait jamais véritablement considéré travailler dans le domaine de la santé, Mme Bissonnette savait que le métier de préposé aux bénéficiaires lui plairait et elle avait vu juste. Rapidement, elle s’est sentie dans son élément. Au terme de sa formation, son plus grand regret demeure de ne pas avoir osé la suivre plus tôt.

Une profession des plus valorisantes

Au quotidien, les préposés en CHSLD assurent le bien-être et la sécurité des personnes nécessitant des soins. Elles les aident et les accompagnent dans la réalisation de taches courantes, alimentation, hygiène, déplacement; tout en leur apportant un soutien moral. Concrètement, elles contribuent à leur rétablissement ou au maintien de leur état de santé.

« C’est certain que ce n’est pas un travail toujours facile, mais il nous permet de tisser de beaux liens humains et de faire une différence dans la vie des résidents, mentionne Julie Bissonnette. L’équipe de travail est aussi extraordinaire, c’est en grande partie grâce à elle qu’on garde le moral. Il y a beaucoup d’entraide. C’est un milieu très valorisant. On reçoit des félicitations et des encouragements de nos collègues, de nos supérieurs, mais aussi de la part des résidents et de leur famille. Comme on dit, les sourires, les mercis, c’est la plus belle des paies.»